Jean Marie Lambert

Égypte (2001)

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Deux voyages en Égypte.  

VOYAGE EN ÉGYPTE DU 14/04/01 AU 29/04/01

15/04/2001 Arrivée au Caire à 2h50 du matin.

Quelle surprise à l’arrivée au Caire !

Le taxi demandé à l’hôtel pour effectuer notre transfert n’est pas là…Au bout de 30 minutes nous décidons de prendre l’un des taxis présents. Nous apprendrons par la suite que notre hôtel avait négligé de relever sa boite aux lettres (e-mail) lui spécifiant que l’horaire de notre avion avait été modifié !

Le taxi nous prendra 35 livres (soit un peu moins de 70 francs) – il voulait 45 livres – pour le trajet et ceci sans réelle discussion, ce qui laisse penser à Régine qu’il est bien payé…Nous arrivons au Lotus Hôtel sur le coup de 4 heures du matin et prenons possession de notre chambre pas terrible…L’accueil nous précise tout de suite que l’eau chaude est disponible de 6h à 10h du matin, et le soir de 18h à 22h. Très vite nous comprendrons l’intérêt de nous laver tôt dans la soirée !

Le petit déjeuner se prend dans la salle de restaurant et éventuellement sur la table mise en place sur la terrasse avec vue garantie sur les toits du Caire. Alors là, rien à voir avec les toits de Paris…Les toits du Caire sont en terrasse et celles ci sont encombrées de gravats et d’objets divers, le tout couvert de poussière !

Après un court sommeil, nous partons à la découverte du quartier. En fait l’hôtel est admirablement situé, en centre ville, coté Champs Elysées…Les trottoirs sont d’une grande propreté et l’on remarque une forte présence policière : un policier tous les 30 mètres avec pistolet mitrailleur en bandoulière, l’armée est à chaque carrefour avec gilet pare balle…inquiétant ou rassurant ?

Nous prenons un thé à la terrasse d’un café et le patron m’impose d’autorité un breuvage à sa façon destiné à lutter contre les maux de gorge !

La circulation est très dense, les automobilistes indisciplinés – les feux rouges ne sont qu’une indication parmi d’autres…et les Klaxons complètent le paysage olfactif !

Notre hôtel, comme beaucoup d’hôtels au Caire est en étage : il occupe les 7°,8° et 9° étages d’un building grisâtre. La cabine d’ascenseur s’arrête au 4/5° de son parcours…

Nous sommes le dimanche de Pâques et nous entendons une volée de cloches : les cairotes sont en vacances (en plus du vendredi traditionnel).

Nous dînons dans un « take away ». Il est 21h15, et une gamine de 4/5 ans vend des journaux dans la rue, faisant les terrasses de café. D’autres vendent des kleenex. Des adultes mettent en place les commerces de la nuit : chaussettes, tee-shirts à l’aide de boîtes en carton…

Les magasins restent ouverts tard dans la nuit : 21h30 à 22h mais n’ouvrent pas avant 11h du matin. Les mannequins des magasins d’habillement sont des femmes ou des hommes à l’allure européenne…

Lundi 16/04/2001. Le Caire.

Visite du musée égyptien. Ce n’est pas aussi catastrophique qu’on a pu le lire.

Certes, il y a peu d’explications sur les pièces présentées mais elles sont d’une rare beauté.

Nous prenons le métro pour nous rendre à la gare Ramsès (objet : réservation pour Alexandrie). Le métro est d’une grande propreté, il est vrai que les amendes sont dissuasives, très peu mais vraiment très peu de mendiants. Le premier wagon est réservé aux femmes – Régine refusera obstinément de rejoindre ses consoeurs, les autres sont mixtes.

Arrivés à la gare, nous trouvons le guichet qui vend les billets pour Alexandrie, sans problème car c’est indiqué en anglais. Le prix est de 120LE soit 240f aller et retour en 1° classe, par personne.

L’après midi est consacré à la visite du quartier Khan El Khalili (souk) et à la visite de deux belles mosquées El Hussein et El Azhar (superbe dentelle de pierre).

Pour nous rendre dans ce quartier, nous prenons le métro, descendons à la station Attaba et là surprise ! nous tombons sur un savoyard marocain en burnous qui fait ses études coraniques à l’université du Caire. Il est accompagné de deux égyptiens. Nous prenons ensemble un micro bus (comme le nom l’indique) qui va nous déposer à El Azhar.

Au retour, nous nous débrouillons comme des chefs en prenant le bus cette fois. Tout le monde paie sa place, les billets de banque circulent (nous verrons très peu de pièces pendant notre séjour) et les tickets reviennent par le même chemin.

Un passager va se lever pour laisser sa place à Régine. Les gens nous indiquent l’arrêt que nous souhaitons : Attaba, pour reprendre le métro. La nuit tombe vite au Caire, vers 18 heures le soleil décline.

Mardi 17/04/2001. Le Caire.

Change à la NSGB (National Société Générale Bank !), puis départ en bateau bus vers le vieux Caire.

Trajet sur le Nil, en une heure pour un prix dérisoire, avec les locaux (il y a 4 italiens et nous deux comme occidentaux). Nous effectuerons le retour par le métro (5 stations seulement !).

Visite de l’église St Georges, rite orthodoxe, du musée copte, de l’église suspendue (rite copte).

Une fois revenu dans notre centre ville, nous passons à l’agence Decastro Tours et réservons un circuit pyramides pour le jeudi suivant, avec guide francophone.

Nous passons au marché des fruits et légumes et achetons des pêches (pas mûres !) et des dattes fraîches et semi confites.

De retour à l’hôtel, nous réservons un son et lumière (plateau de Gizeh) pour le mercredi. Nous réservons également pour le 19 au soir, jour anniversaire, un dîner sur le Nil à bord du Pharaon.

Nous dînons presque en face de l’hôtel, au café Riche. C’est l’équivalent local des deux Magots.

Mercredi 18/04/2001. Le Caire.

Nous passons chez EGYPTAIR pour confirmer notre vol Le Caire Hurghada. Il faudra se rendre au «old airport» soit une heure de trajet : Le Caire est très encombré…

Puis nous décidons de retourner à la Mosquée El Hazar. Métro et une fois sortis, microbus. La visite est forcément guidée et Régine est dissimulée sous une étoffe verte du plus charmant effet ! Visite du quartier et de deux maisons rénovées, visiblement, cette partie de ville est ignorée des touristes. Il est vrai qu’aux étalages de légumes succèdent les étals des bouchers à vous soulever le cœur et à vous rendre végétarien pour toujours ! Nous rentrons par un minibus (c’est pareil en plus grand et donc en plus serré qu’un micro bus).

De retour dans le quartier de l’hôtel, nous déjeunons au Fellala et grande sieste avant le son et lumière.

Bon spectacle, nous rentrons vers 21 heures, on nous attend pour un dîner égyptien à l’hôtel. Nous sommes tous les deux installés en terrasse et les plats défilent à toute vitesse à la façon d’un turbini (train espagnol qui nous emmènera à Alexandrie dans quelques jours).

Jeudi 19/04/01 un jour pas comme les autres !

C’est l’anniversaire de Régine !

Nous partons avec notre guide francophone au doux prénom d’ « œil grand ouvert sur le monde ». Direction les Pyramides. Memphis, Saqqarah, Gizeh. C’est banal de le dire, mais c’est vrai que ça coupe le souffle !

Nous étonnons notre guide quand nous lui racontons nos exploits en matière de déplacements…Bien entendu, nous avons droit pour le plaisir des yeux, à la visite d’une manufacture de tapis qui laisse une impression mitigée car nous voyons de jeunes enfants (10 ans maximum) en train de confectionner des tapis, il est vrai dans des conditions de « confort » certain et qui suivent paraît il quelques cours en fin de journée…mais enfin, cela nous est présenté comme un progrès social, c’est peut être vrai, mais tout de même ils seraient mieux à jouer à la poupée ou au football…Nous évitons la fabrique de papyrus, le magasin de parfums ainsi que la bijouterie….Nous rentrons vers 14 heures et nous nous préparons à notre sortie anniversaire c’est à dire le dîner sur le Pharaon. C’est un bateau qui navigue sur le Nil mais à part le fait de bouger, cela ne présente guère d’intérêt car les rives du Nil ne présentent rien qui soit remarquable. Par contre, le bateau ! Ah mes aïeux ! Plus kitsch tu meurs ! Nous sommes accueillis par des Nubiens (grands guerriers noirs, torse nu, pagne, lance de carton pâte, tout à fait époque pharaonique vue par un metteur en scène de péplums). Nous descendons sur tapis rouge les quelques marches qui nous conduisent au bateau et nous voici au cœur du décor ! c’est indescriptible de mauvais goût oriental (nous ne sommes pas surpris, les guides papier nous avaient prévenus !).

Un bon repas, trois spectacles dont l’inévitable danse du ventre qui réjouit très fort un touriste japonais, un derviche tourneur, et une idole fanée du music hall local avec son crooner qui plaisent beaucoup à une famille égyptienne…Comme d’habitude, Régine est choisie pour faire un tour de scène et s’en sort fort bien !

Nous sommes logés au pont inférieur et il n’y a pas grand monde, par contre, le pont supérieur fait recette.

Vendredi 20/04/01. Le Caire Alexandrie.

Départ pour Alexandrie par le turbini de 8 heures du matin. 2 heures 15 de trajet pour 215 km, départ à l’heure et arrivée à l’heure. Nous montons sans problème dans notre wagon – Régine a appris à reconnaître les chiffres arabes qui ne sont en rien semblables aux nôtres, grâce à l’observation attentive des horloges publiques. Un employé des chemins de fer nous désigne nos places.

Comme en Indonésie, les sièges pivotent de telle manière que l’ensemble des passagers se retrouve toujours dans le sens de la marche du train. Un marchand ambulant passe avec un chariot encombré de bouteilles de verre qui s’entrechoquent et en fermant les yeux on croirait entendre les tintements cristallins des beffrois du nord…Mais foin de la Belgique, nous traversons la campagne et des villes, nettement plus pouilleuses que la capitale. Il y a beaucoup d’immeubles inachevés – ouvrages sur lesquels ne travaille aucun ouvrier, comme laissés à l’abandon – et dont les planchers ou les toits sont garnis de paille en train de sécher ? ou pour assurer une certaine isolation thermique ?

Dans les champs (très vert, l’irrigation est efficace), quelques rares tracteurs mais aussi des socs tirés par des bœufs.

Arrivée à Alexandrie, ville de légende, un mythe ! Nous prenons possession de notre chambre d’hôtel (le bagagiste va s’emparer avec un certain mépris de nos sacs à dos très poussiéreux, il faut dire que nous nous sommes installés dans un des meilleurs hôtels de la ville), vue sur la mer en se penchant sur l’étroit balcon. Ballade à pied dans les rues de la ville, du soleil mais aussi du vent, pas de police, visite du marché haut en couleur ! Nous avons très faim et trouvons près du consulat français, un boui boui, un peu sale mais ventre affamé n’a point d’yeux !

Une fois restaurés, nous filons visiter le musée gréco romain. Nous revenons sur la corniche, et prenons un thé, face à la mer. Le maître d’hôtel (âgé) s’acharne sur les serveurs et leur apprend – du geste et de la voix – à nettoyer les rayures des tables de plastique blanc. Un cireur de chaussures passe : comme ses confrères, outre son matériel de base (brosse et cirage) il a avec lui un morceau de carton qu’il laisse à ses clients, lesquels déchaussés peuvent continuer à siroter leur thé ou à fumer leur narguilé, tout en reposant leur doigts de pieds fatigués non le sol mais sur le carton.

Le soir, nous décidons d’aller dîner dans un restaurant de poissons que nous atteindrons grâce au tram, alors, bien sûr, il ne faut pas se tromper de sens ni de station et comme tout est en arabe…Mais les gens sont sympa : il suffit de leur demander ! N’empêche que je commets l’erreur à ne pas faire : nous montons dans le premier wagon, celui réservé aux femmes. Là, l’employé masculin me fait signe que je dois descendre à la prochaine station pour grimper dans un wagon hétérosexuel. Je lui fait remarquer, en anglais, qu’après tout lui aussi est un homme et qu’il est curieux de le voir là…(mais enfin, je ne vais pas plus loin dans ma démonstration).

Arrivés à bon port, c’est le cas de le dire, nous trouvons notre restaurant de poisson qui est en fait une arrière salle d’une poissonnerie, et nous dînons délicieusement…sans touriste ! Sur le chemin du retour, et avant de reprendre le tram, nous passons devant un volailler qui a disposé à l’extérieur des pigeons vivants à vendre. A ma grande surprise, un jeune garçon se saisit des bêtes une à une et souffle avec énergie dans l’orifice anal du pigeon. Curieux métier dont je ne saisis pas la finalité ! Le jeune homme a la bouche garnie de plumes blanches…

Nous voici à nouveau près de l’hôtel et nous nous arrêtons à la pâtisserie « Délices », la bien nommée, et nous assistons à une belle scène d’amour comme nous aurions pu le faire dans la France de l’entre deux guerres…posons le tableau : à la table d’à côté, deux femmes pas toute jeune et un couple de 25 – 30 ans. Le couple voudrait bien…mais il n’ose pas trop sous le regard des duègnes, tout au plus se frôlent ils les mains, elle chiffonne les deux roses dont il lui a fait cadeau, parfois ils parviennent à se serrer les mains sous la table….C’est dur !

puis le groupe des quatre se lèvent, les deux mères récupèrent leurs enfants respectifs, les uns rejoignent un taxi, les autres, leur voiture sur le parking.

Samedi 21/04/01. Alexandrie Le Caire.

Retour au Caire. Nous passons au Lotus pour y déposer nos bagages puis nous partons vers la Citadelle. Arrivée à la station de métro Attaba, nous cherchons le bus qui pourrait nous conduire vers la citadelle. Et ce n’est pas facile, car bien entendu tout est en arabe et nous ne savons pas où le fichu bus s’arrête, ni d’ailleurs s’il va bien dans la direction que nous souhaitons…Au bout d’un quart d’heure de recherche et de questions, « nous sommes les plus forts » réussissent à se hisser dans un mini bus qui nous conduira vers la citadelle. Magnifique vue sur Le Caire ! Mosquée Mohamed Ali du 19° siècle.

Nous ressortons et reprenons un micro bus vers Abatta. Sur la place, nous déjeunons dans un boui boui pour 18 LE soit 36 f pour deux. Nous revenons à l’hôtel pour reprendre nos bagages, et l’hôtelier nous propose un taxi pour l’aéroport à 40 LE ! Nous préférons prendre un taxi dehors pour 25 LE…Malheureusement, il n’a pas bien compris où nous voulons aller et nous dépose tout content à l’aéroport international ! Alors à nous de trouver un bus navette, d’un coût théorique de 2 LE que finalement je décide au grand dam de Régine, de refuser de payer !

Une fois l’enregistrement effectué, nous nous dirigeons vers la salle d’embarquement où nous est servi d’autorité un thé Egypt Air.

Arrivée à Hurghada, accueil par Nouvelles Frontières et transfert à l’hôtel.

La chambre est confortable avec un large balcon à double exposition, par contre la salle à manger n’est vraiment pas terrible !

Dimanche 22/04/01. Hurgada.

Nous voilà réveillés par un employé de l’hôtel qui nous demande combien il y a de personnes dans la chambre ! Nous descendons prendre notre petit déjeuner.

Horreur ! Il y a plein de Russes ! ils sont partout dans l’hôtel, partout dans la ville ! Les publicités sont en russe ! Les menus aussi !

Petit tour sur la plage : le sable est médiocre, grossier, un matériau de construction…Un petit tour dans la piscine, l’eau est froide et on a pied partout !

Je passe dans un cyber café, j’envoie un message en France. Nous faisons quelques courses alimentaires dans un « mini market grand », ça ne s’invente pas ! Il n’y a pas de bière alcoolisée en vente alors qu’on en trouve dans tous les cafés.

Lundi 23/04/01. Hurgada.

Journée de snorkeling (plus simplement, il s’agit de palmes, de masque et d’un tuba). Départ à 8h30. Nous sommes pris en charge à l’hôtel et nous rejoignons le bateau, plein de Russes ( !). Ce bateau a un nom sympathique : Cupidon !

L’eau n’est pas trop froide, en tout cas moins qu’à la piscine et la vision du monde poissonneux est fascinante. On croirait nager dans un aquarium.

Nous remontons à bord, déjeuner frugal (avec du poisson, bien sûr !) et en route pour un deuxième spot. Il est 16h30 quand nous rentrons au port, épuisés, rôtis par le soleil…Nous nous affalons sur notre lit et sommes tirés de notre sommeil par le représentant de Nouvelles Frontières qui veut savoir si tout c’est bien passé !

Mardi 24/05/01. Hurgada.

Journée de repos et de ballade. Nous prenons un taxi collectif et nous nous baladons à Sakkala. Aucun intérêt, une chaîne sans fin d’hôtels en construction, on se demande comment les égyptiens vont faire pour faire tourner tout ça !

Arrêt dans un restaurant de poissons, derrière l’hôtel Eiffel, quasiment au bord de mer.

Retour par taxi collectif vers 15 heures, Régine dort et à 18h30 elle dort toujours !

Mercredi 25/04/01. Hurgada.

Rien de spécial, beaucoup de vent, personne au bord de la piscine, personne au bord de mer. Déjeuner pic nique sur la terrasse : tomate, chips, melon d’Espagne, orange et hawas (fruit local).

Au dîner nous observons nos frères d’Europe de l’est. Ils se servent outrageusement au buffet et accumulent sur une même assiette, entrée, plat principal et dessert dans des proportions qui défient les lois de la pesanteur ! Une fois à table, ils y collent leurs coudes et absorbent la nourriture à grande vitesse…

Jeudi 26/04/01. Hurgada.

Départ pour le Cupidon. C’est le grand jour, car nous avons décidé de plonger avec bouteille ! Régine d’abord, moi ensuite et nous sommes tenus par la main pendant toute la plongée. Les appréhensions de Régine s’atténuent (elle est diplômée piscine depuis 1982…mais n’a jamais plongé depuis !). Nous nous interrogeons sur l’idée de revenir à l’automne pour passer un degré, car en fait, je n’ai pas envie de le passer dans une piscine, je préfère résolument les aquariums !

Vendredi 27/04/01. Hurgada.

Dans la nuit, j’ai l’incident de parcours bien connu des touristes : je cours du lit aux toilettes ! Pour moi, la plongée c’est fini ! Heureusement, Régine me remplace !

Samedi 28/04/01. Hurgada Le Caire Paris.

Retour au Caire par avion. En fait, nous faisons d’abord escale à Sharm El-Sheikh (10 minutes de vol), puis Le Caire où, grâce à des indications données par un passager (pilote chez Egypt Air), nous trouvons facilement le Novotel. Il est 22 heures et nous nous faisons réveiller à 3 heures du matin pour prendre l’avion vers Paris à 4 heures 50.

Paris, ça change vraiment, il pleut !

VOYAGE EN ÉGYPTE DU 21/09 AU 28/09/01

Plonger à Safaga.

Il s’agit cette fois de perfectionner nos talents en matière de plongée…En bref, pour Régine de mettre à jour son savoir (diplôme niveau 1 passé en 1981…) et pour moi, de l’acquérir, le tout dans un climat chaud, air et eau (c’est quand même plus sympathique qu’une piscine !).

Safaga est un lieu plus agréable qu’Hourgadha : plus petit pour l’instant, les fonds sous marins sont superbes, il n’y a pas trop de monde…Pour l’essentiel, des français, des allemands (ce sont toujours eux qui ont les plus beaux bateaux, il faut dire qu’il y a des centres de plongées germaniques).

Notre bateau est limite vétuste : la rambarde qui court à l’extérieur, tient par miracle de clous rouillés, elle est même facturée à un endroit, il vaut mieux ne pas trop se pencher dessus…elle nous servira à observer des dauphins (peut être un bonne quinzaine dont des tous jeunes qui vont faire un bout de chemin avec nous…)

Notre groupe de plongée est sympathique : nous ne sommes pas très nombreux (8 :ici comme ailleurs, il y a eu des désistements). Sociologiquement, nous sommes assez mélangés : il y a là un maître nageur de 63 ans, Jackie, un homme bon, sa femme Yvette, d’un abord revêche mais parait il un cœur d’or, Michèle dite Mimi, enseignante à mi-temps dans une école d’infirmières, Guy, jeune licencié de 58 ans par Nestlé où il occupait des fonctions de vente, Jean-Marie (un autre !) patron de sa PME (matériel de télévision, antennes, paraboles…), chef de palanquée. Ce groupe vient de Besançon et a l’habitude des plongées, certains d’entre eux ont plongé plus de deux cents fois…

A mon grand étonnement, ils sont déjà venus plusieurs fois en Égypte, mais ne connaissent que les lieux de plongée et n’ont pas encore eu la curiosité de visiter le pays!

Il y a également Marc, capitaine des sapeurs pompiers de Paris, fort en gueule, a tout vu, connaît tout et a tout fait…Sa femme Francine, restera à terre pendant tout le séjour : elle s’est visiblement fait rectifier les paupières et porte des collants transparents sur ces dernières !

Et puis, nous deux…très en arrière de la main ! mais nous nous sommes bien amusés avec les moyens du bord ! En fait, nos compagnons considèrent la plongée comme un sport et nous comme un loisir :il y aura peu d’interférence entre eux et nous !

Pendant ses plongées, Régine croisera la route d’une tortue et de multiple poissons de toute les couleurs, un véritable aquarium que cette mer rouge. Elle survolera (façon de parler !) une épave, le SALEM, bateau coulé par la grâce de son capitaine, trop pressé de rentrer chez lui après un pèlerinage à la Mecque…et pourra participer à une plongée de nuit alors que théoriquement, son niveau ne le lui permet pas…

L’hôtel, le Ménaville est vraiment très bien : petits bungalows alignés, chambre confortable. Excellent cadre : nous dînerons tous les soirs à l’extérieur, et après le dîner, nous prendrons le thé, mollement allongés en plein air sur des coussins à regarder les étoiles ! La température du jour doit bien avoisiner les 35° et la nuit elle ne descend guère en deçà de 25°…il ne pleut jamais, sauf, paraît-il, un jour en novembre, et ce jour là, il vaut mieux ne pas être là : la pluie tombe sans discontinuer, évidemment, rien n’est fait pour la canaliser, les oueds débordent, les maisons sont inondées, les terrasses transpercées…Le patron de l’hôtel est très présent : il s’agit d’un homme de très forte corpulence qui a du mal à se lever une fois assis (mais le personnel de l’hôtel se précipite pour l’aider !) et qui le soir fume son narguilé au milieu des vacanciers à proximité de son téléphone…

Mon instructrice (donc, c’est une femme !) a 25 ans, elle est égyptienne, musulmane, et parle bien le français, appris chez les soeurs à Alexandrie…elle a fait des études au delà du bac pour faire du tourisme axé sur les influences gréco romaine…spécialité trop étroite ! alors, elle enseigne la plongée contre vents et marées.

Car il lui faut du courage pour toutes sortes de raisons : femme non mariée(à cet âge !), dans un milieu presqu’uniquement masculin (d’après elle, elle serait la seule femme égyptienne à pratiquer ce métier !),belle (c’est moi qui le dit),indépendante d’esprit et financièrement…bref, tout pour susciter la jalousie des autres femmes et la peur des mâles égyptiens, très influencés par les modèles traditionnels!

Mes débuts en plongée vont être désastreux : le premier jour, c’est à dire le samedi, j’étais très fatigué par une nuit sans sommeil, (arrivée par avion à 2 heures du matin, réveil à 7h 30.), et j’ai eu le malheur de prendre une omelette au petit déjeuner que j’ai renvoyé sur le bateau vers les 13 heures après une première plongée où évidemment, je ne me suis pas senti très bien !

Je me suis ensuite aperçu avec douleur morale à l’appui, que j’avais l’âge de mes artères : fatigue intensive après un 200 mètres à la nage, il a fallu que je demande grâce et un temps de repos pour les 200 mètres suivants à faire avec des palmes ! !Bref, j’ai souffert et j’en ai conclu qu’il fallait faire quelque chose à ma rentrée à Paris ! (c’est décidé : natation et footing en alternée..). Par contre, j’ai bien réussi les différents exercices au fond de mes 5 mètres : enlever le masque, le remettre en le vidant, passer son embout à un tiers etc…

Mes nuits ont donc été parfaitement calmes et j’ai beaucoup dormi !

 

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