Jean Marie Lambert

Turquie (2005)

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VOYAGE EN TURQUIE
DU 05/09/2005 AU 23/09/2005.

Lundi 05/09/2005. Départ pour Antalya.

Le vol doit se faire par la compagnie Onur Air, compagnie qui s’est distinguée par une interdiction de vol d’une semaine au mois de mai dernier et qui, plus récemment encore, a vu l’un de ses appareils immobilisé sur le tarmac de l’aéroport de Genève pour cause de fuite d’huile…

C’est tôt le matin, puisque nous devons être à Roissy à 7 heures. Nous prendrons le RER place de la Nation, à la fraîche.

Nos billets sont confirmés par l’agence de voyage Médiades (c’est un peu compliqué, mais nous avons prévu une croisière en lever de rideau que nous effectuerons par l’intermédiaire de Médiades, mais, contrairement à la « normale », nous avons décidé, non pas de continuer avec l’agence ou de rentrer avec elle à Paris, mais de poursuivre par nos propres moyens et de rentrer par Ankara par la Turkish Airline, abandonnant ainsi un retour payé à Onur Air, Antalya Paris).

Certes dans cet Airbus 300 occupé aux ¾, quelques accoudoirs de siége sont défoncés, mais le vol va être tout à fait agréable, malgré un retard d’environ 1 heure ¼.

L’aéroport d’Antalya est superbe, probablement tout neuf. Au sol, il fait vraiment très chaud.

Nous changeons quelques euros contre la monnaie nationale (lira) et surprise, les pièces sont très voisines de nos pièces en euros et les billets sont presque à la même taille !

Le taux de change est de 1,48 lira pour 1 euro. Au cours de notre voyage, nous serons plutôt proche de la parité 1 euro égal 1,60 lira.

Nous sommes regroupés dans un bus qui prend la direction d’Antalya (en fait, de sa marina, très éloignée de la ville proprement dite). Au bout d’une demie-heure nous sommes arrivés à bon port (c’est le cas de le dire !).

Nous avons droit à un petit discours de bienvenue d’une représentante du voyagiste, une femme ayant appris le français en Belgique, mais sans l’accent !

Un litige éclate entre des passagers ayant réservé par Internet et qui estiment que les excursions prévues ne doivent pas faire l’objet d’une facturation (rien ne l’indique sur leur papier) et la voyagiste…

1Nous embarquons sur le Kubra.

Ah ! Le Kubra ! Le beau « gulet » que voilà !

C’est un bateau de 7 cabines et qui, comme les autres, ne se meut que par moteur, le mât n’étant là que pour rappeler un brillant passé ! L’axe est une barque trouée qui ne dispose pas de moteur.

Nous sommes trois couples de Français : Béatrice et Guillaume, 28 ans, Thomas et Ludo, et nous.

Un couple de Français, monté à bord en redescend mécontent, car le bateau ne correspond pas à la photo du catalogue et il demande à en changer…

Viendront s’ajouter, le lendemain soir, quatre passagers supplémentaires : 2 couples d’Italiens qui voyagent ensemble, d’environ 45 ans (Paulo et Carola, Juliana et X…) et avec lesquels il sera aisé de sympathiser.

Nous avons la cabine 7, située tout à l’arrière du bateau et qui présente l’avantage d’avoir, de la couchette, une vue sur la mer. Nous disposons comme chacun de toilette et d’une douche d’eau froide, à utiliser avec parcimonie.

Nous faisons connaissance avec l’équipage, un homme, que nous prenons pour le capitaine et qui ne parle pas anglais, et une femme, la cuisinière. L’homme ponctue chacune de ses phrases par un « inch Allah », la seule chose que nous comprenons. Il semble bien que nous devons partir cette nuit.

Nous dînons à bord, les deux autres couples sont très sympathiques.

Après le repas, nous profitons des installations de douche (eau chaude quand tu nous tiens) de la marina et faisons quelques courses alimentaires (fruits et loukoums).

Mardi 06/09/2005. En mer.

Nous partons effectivement de nuit, avec un capitaine qui a dû arriver hier très tard alors que nous dormions. Il est très gentil et parle mal un peu d’anglais. Nous apprendrons qu’il a été capitaine dans la marine turque et qu’il occupe et complète sa retraite de Stambouliote par l’accompagnement en mer de touristes.

2La mer est calme, ce qui réconforte Béatrice, sujette au mal de mer.

Nous nous arrêtons dans une petite crique, histoire de nous baigner : l’eau est délicieusement chaude.

Nous faisons escale pour la nuit, près de Myra, dans une crique où se regroupent les bateaux de croisière. Les quatre Italiens embarquent et bien sûr, l’atmosphère change un peu : ils font beaucoup plus de bruit à eux seuls que nous à six…et comme le dit très bien Béatrice, leurs relations de couple sont beaucoup plus tactiles que les nôtres !

Mercredi 07/09/2005. Vers Myra.

Visite du site de Myra. Nécropole lycienne, théâtre romain et église Saint Nicolas (rite orthodoxe).

Achat de figues et de raisin.

Les Italiens (habitant Rome) sont certes descendus en visite comme nous, mais bon, ils font très vite remarquer que les sites antiques, ils connaissent !

Départ pour Simena, Guillaume sera le seul d’entre nous à monter à l’assaut de la citadelle.

Après dîner, les Italiens se regroupent pour jouer aux cartes et les Français parlent entre eux et refont le monde…

Béatrice nous raconte son expérience professionnelle et les vices des directeurs financiers lorsqu’ils ont à recruter leurs assistantes : c’est drôle et effrayant.

Le soir venu, Régine et moi allons dormir sur le pont au dessous des étoiles. Il est clair qu’il vaut mieux avoir des sacs de couchage.

La solitude commune, la voie lactée, le silence, la nuit noire, une splendeur !

Jeudi 08/09/2005. Fethiye.

Arrêt à Fethiye, pour la journée, de façon à permettre la visite des gorges de Saklikent.

En fait seuls Thomas et Ludo vont faire cette visite : tous les autres vont rester à bord et nous allons nous promener dans la petite ville.

5Nous faisons des achats de fruits (pêches et brugnons, délicieux) et nous payons en euro, la monnaie nous est rendue en euro ! Dans les faits, l’euro a chassé la monnaie nationale.

En début d’après midi, nous allons avec Guillaume et Béatrice faire un peu de snorkeling dans la baie, emmenés par un pêcheur tout heureux de pouvoir louer sa barque !

Régine repère une raie gigantesque (il est vrai que la déformation due à l’eau fait paraître tous les poissons plus grands qu’ils ne le sont en réalité)…

L’impossibilité de communiquer avec le pêcheur ne l’empêche pas de poser la question : Guillaume et Béatrice sont ils nos enfants ?

Nous rentrons sur le bateau, puis une fois récupérés Thomas et Ludo, nous prenons à nouveau la mer pour nous ancrer dans une crique isolée où Paolo va montrer ses talents de pêcheur au fusil…

Le soir, Béatrice nous fera beaucoup rire en imitant les jeunes Italiens, qui, sortant de l’eau tels des Apollons, trouvent toujours sur eux un peigne pour ajuster leurs coiffures…Bon, dit elle, cela ne concerne pas Paulo (il a le crâne rasé)…

Encore une nuit sous les étoiles !

Vendredi 09/09/2005. Finike.

6Au petit déjeuner, Carola nous fait remarquer que le niveau du miel, dans le pot, est toujours le même depuis le départ, ce qui laisse à penser que la cuisinière ajoute un peu d’eau chaque jour…

Ville sans intérêt car entièrement reconstruite après un tremblement de terre.

Arrivés dans la marina (pas de dodo en plein air cette nuit), nous en profitons pour utiliser les douches du port, sans eau chaude car nous sommes arrivés trop tard…

Balade dans cette petite ville, arrêt pour acheter des fruits dans un petit marché et là, nous sommes invités à prendre le thé par notre marchand de fruits qui va nous remettre sa carte de visite afin que nous puissions lui envoyer des clients !

En retournant vers la marina nous croisons un défilé de voitures : en tête, une voiture à toit ouvrant d’où émerge la tête d’un jeune garçon (futur circoncis) paré d’habits de fête, puis une camionnette avec trois musiciens et une flopée de voitures qui suivent derrière, le tout avec force klaxons…

Notre second invente quelques jeux du soir : ficelle à dénouer et jeu de l’oignon…

Samedi 10/09/05. Retour à Antalya, visite du site d’Olympos.

7Nous partons très tôt le matin pour Olympos (il est 5 heures, pour les amoureux de Jacques Dutronc)…Et à huit heures, alors que nous longeons les côtes, nous apercevons une goélette en difficulté : la Blue Lady s’est empalée sur un rocher !

Nous tournons autour, nous lui lançons un câble pour la tracter et la tirer ainsi de ce mauvais pas : rien n’y fait !

Alors, l’équipage du Blue Lady évacue le bateau : nous allons recueillir les femmes (il s’agit d’un groupe de treize Italiens), l’une d’entre elles pleure et je lui cède mes mouchoirs en papier, une autre est en pyjama, une troisième, forte femme d’une quarantaine d’années, a le sein fort généreux et tatoué…Un deuxième bateau va prendre en charge les hommes (les maris).

Pendant toute cette manœuvre, c’est le second de notre bateau qui va devenir le premier, le capitaine stambouliote se tenant à l’écart faute d’une bonne connaissance du terrain !

Mais finalement, tout va bien se terminer : après une bonne heure d’effort, le Blue Lady va réussir à se dégager et à nous rejoindre dans une baie où nous allons procéder au regroupement des passagers.

Le capitaine du Blue Lady (très belle goélette au demeurant) est un jeune capitaine et il est probable qu’il paye son manque d’expérience et surtout le fait d’avoir voulu serrer les côtes de trop près.

Nous arrivons sur le site d’Olympos, remarquable.

Dernière nuit sur le pont sous la voie lactée ! Nous serons rejoint sur le pont par Béatrice et Guillaume.

Dimanche 11/09/05. Retour à Antalya.

Dernière étape.

Avant d’arriver à Antalya, nous visitons le site de Phaselis.

En fin d’après midi, Régine va se baigner et rencontrer un fort courant mais enfin, je la vois du bateau et je suis prêt à intervenir, ce qui ne sera pas nécessaire (j’ai connu le problème en baie d’Along).

Arrivés à bon port, c’est-à-dire dans la marina vers les 16 heures 30, nous payons nos boissons (c’est très cher : 60 euros pour nous deux) et donnons le pourboire (40 euros pour nous deux).

Régine remplit la fiche d’appréciation (elle adore faire ça) et la remet à la représentante de Médiades, laquelle est tout à fait surprise d’apprendre que c’en est fini de ses services car nous ne reprenons pas l’avion lundi (alors que notre billet est payé). Il y a là quelque chose qui l’étonne, mais nous lui expliquons que nous continuons tous seuls pour une quinzaine de jours.

Une petite tournée d’au revoir à chacun (nous nous rappelons qu’il y a peut être un voyage à Rome à la clef) et nous voilà, libres, dans un taxi à 15 euros, pour rejoindre la vieille ville, fort éloignée de la marina.

J’avais en tête un hôtel, trouvé dans le guide du routard. Malheureusement, il est complet mais la réceptionniste nous invite à nous rendre dans un hôtel très voisin, géré par le cousin, et qui a de la place !

La chambre est à 28 euros, ce qui n’est pas donné, mais la ville est très touristique.

Le propriétaire est très pressé d’être payé d’avance, ce qui m’agace quelque peu…Nous verrons plus tard dans le guide déjà cité, que c’est une caractéristique du parton : l’attrait de l’argent !

Nous partons nous balader dans la vieille ville, la nuit est tombée, il fait bon. Au hasard, nous arrivons sur les remparts (ou ce qu’il en reste, surtout une vieille tour) et nous dînons, non loin de la mer dans un cadre enchanteur, pour 26 euros à deux.

Nous prenons le chemin du retour non sans avoir acheté une glace pour Régine (0,60 euro, c’est pas cher).

Nous croisons un marchand, assis au pied de sa boutique qui nous demande, en français, si nous connaissons Strasbourg. Notre réponse est plutôt négative, ce qui semble le navrer.

En fait, nous allons apprendre que son fils de 19 ans habite à Strasbourg où il fait ses études. Enfin, pas seulement ses études (!), car sa petite amie Solange (française) est enceinte de ses oeuvres…

Comme il ne maîtrise pas parfaitement le français, surtout écrit (c’est un ancien de la Légion Étrangère, en poste à Calvi), il nous demande de lui rédiger un mail qu’il compte envoyer à son fils.

Sa femme, française, est restée en France lorsqu’il est retourné en Turquie au terme de son contrat.

Et nous nous y mettons. Il s’agit de prévenir le fils de l’arrivée, par la BNP, de 4.000 euros pour assurer sa subsistance, 2.000 étant offerts par la grand-mère, et 2.000 par lui ! Ce qui nous étonne, ce n’est pas tant la somme qu’il peut mettre par lui-même, mais le montant mis sur la table par la grand-mère !

Lundi 12/09/2005. Antalya-Pamukkale.

Nous profitons de notre lever matinal pour nous promener dans la ville, cette fois en plein jour. La vieille ville est de dimension modeste mais quelques belles maisons anciennes et la porte d’Hadrien, vestiges de l’empire Romain.

Nous devons trouver un taxi pour nous rendre à l' »autogar » (la gare routière) d’où nous prendrons un bus local pour Pamukkale.

L’hôtel nous en a proposé un à 12 liras (1 lira vaut environ 0,60 euro), mais nous en trouvons un autre, moins cher à 10 liras, soit 6 euros.

Nous arrivons à la gare à 11 heures 30, et bonheur, je trouve un bus en partance pour Pamukkale ! Nous avons pris les deux dernières places (pas côte à côte) et nous avons juste le temps de les rejoindre. Mais à un arrêt, près de Denizli, et compte tenu des descentes de voyageurs, nous pourrons occuper deux places côte à côte !

Nous sommes les seuls passagers non turcs du car.

Le bus, c’est le grand luxe ! Arrosage des mains avec de l’eau de Cologne en signe de bienvenue, distribution de biscuits, de bouteilles d’eau ou de coca, de café ou de thé, de serviettes rafraîchissantes…

La route est belle et de bonne qualité et même le plus souvent, d’excellente qualité.

Toutes les maisons fabriquent leur eau chaude à l’aide de panneaux solaires fixés sur les toits. Pour 5 mètres carrés, vous avez votre eau chaude et pour un pays malgré tout plus pauvre que le nôtre, cela coûte 350 euros !

Nous profitons de l’arrêt pour manger une crêpe fourrée (gozleme) et tailler une petite bavette avec un animateur turc du Club Med.

Arrivés à Denizli, nous trouvons dans la foulée un minibus qui va nous emmener à Pamukkale…et aussi un rabatteur (l’aide du chauffeur) d’hôtel !

Une fois à Pamukkale et installés dans un hôtel correct, vide (les touristes individuels sont très rares en cette saison) et proche du site, nous profitons de la fin d’après-midi pour nous y rendre. Il est spectaculaire, pour ce qu’il en reste, car il a été détruit par le tourisme et les Turcs eux-mêmes aux 2/3. Heureusement, grâce à l’UNESCO, le gouvernement turc a compris qu’il fallait réagir et a fait démolir les hôtels qui encombraient le site. Bref, de vastes travaux de réhabilitation sont en cours !

De retour, nous achetons nos billets de bus pour Egirdir (le lac, nouvelle destination à la mode !). Notre départ est fixé à 9 heures 15.

Notre dîner va être super abondant et sera absorbé dans des conditions dignes de la Rome décadente : nous sommes allongés sur de profonds coussins.

Mardi 13/09/2005. Départ pour Egirdir.

A neuf heures précises, nous sommes sur le bitume à attendre le minibus qui doit nous conduire à Denizli où nous prendrons un autre bus pour notre destination finale. Il passe, mais plein !

Notre accompagnateur, qui nous a vendu notre billet, nous pilote vers un autre minibus qui part de Pamukkale, mais qui sera, lui, plein d’étrangers, surtout des Coréens, clientèle très fréquente en Turquie.

Dans ce minibus, nous faisons connaissance de deux jeunes Belges (lui doit être turc d’origine) qui se rendent aussi au fameux lac. Comme nous n’avons pas réservé de guest house et que celle dans laquelle ils descendent nous plait bien, faute de réseau, ils vont téléphoner à un ami qui va lui-même téléphoner à la guest house pour nous réserver une chambre…Bon, ce n’est pas simple mais ça a marché ! Mieux en tout cas que le portable de Régine, obstinément muet malgré les assurances données par Orange avant notre départ de Paris !

Nous voici à nouveau dans la gare routière de Denizli. Comme nous avons une demie heure de battement, nous en profitons pour faire le tour de ladite gare. Pas mal de petites échoppes et une poste où nous nous rendons, Régine ayant un grand besoin de timbres.

Hélas, la poste ne vend pas de timbres ! Par contre, elle dispose d’une machine à affranchir, mais comme Régine n’a pas encore écrit ses cartes, nous ne pouvons pas faire affaire !

Notre bus pour Egirdir partira à l’heure et nous nous retrouvons proches de nos deux Belges (des gamins, d’après Régine).

Nous arrivons sur place en début d’après midi : l’hôtelier est à l’arrêt du bus à attendre les deux Belges pour qui ce n’est pas la première visite. Nous nous installons dans notre chambre et franchement, nous ne comprenons pas pourquoi le Guide du Routard ne tarit pas d’éloge sur cette pension tenue par un pêcheur ! Certes, nous avons une vue superbe sur le lac, mais rien pour poser nos affaires, pas de tablette dans la salle de douche, un simple rideau en plastique sépare la salle de douche de la chambre bref, le prix demandé (35 euros la nuit) est très largement prohibitif !

Mais, bon, il est un peu tard pour changer !

Nous partons à la découverte de la petite ville.

Beaucoup d’immeubles modernes, chaque terrasse est équipée d’un barbecue.

Nous allons visiter la mosquée centrale et ce, malgré nos vêtements peu conformes (je suis en short, Régine n’a pas les bras couverts et elle est tête nue) et notre hésitation à y pénétrer (un panneau décrit très précisément les critères vestimentaires exigés), car les petits vieux, assis bien sagement sur le banc face à la mosquée, nous invitent à y entrer, ce que nous allons finir par faire.

Beaucoup de ces Turcs ont travaillé en Allemagne.

Nous rentrons à notre auberge, et croisons un groupe de femmes en train de fabriquer des gozlemes. Elles nous demandent de ne pas les photographier et nous en offrent un !

De même, quand nous passerons prés d’une famille en train de pique niquer sur une pelouse publique, il faudra nous arrêter pour manger un morceau de pastèque (à dire vrai, nous aurions pu faire un repas complet !).

Nous allons passer notre première nuit à la belle étoile, sur la terrasse de la guest house, avec nos sacs de couchage.

Mercredi 14/09/2005. Journée à Egirdir.

Le lac.

Nous allons faire un petit trek d’une douzaine de kilomètres et ça monte ! Nous nous dirigeons résolument et sous un soleil ardent vers le village d’Akpinar. Pas grand-chose à voir dans le village, assez bien équipé (éclairage public par exemple, école), deux restaurant perchés dans la montagne.

La vue sur le lac est superbe.

Nous redescendons en début d’après-midi et nous achetons des fruits (figues, raisin, pommes). Nous croisons une Clio qui ne ressemble en rien au modèle que nous croisons en France, ni d’ailleurs à aucun autre modèle Renault ! Elle a un gros coffre arrière.

Nous prenons notre billet pour le trajet de demain : Egirdir Aksaray.

Le soir, notre hôte (ou plutôt sa femme, que nous ne verrons jamais) nous a préparé une plâtrée d’écrevisses. Mon opinion reste la même : c’est très fadasse !

Cette nuit, nous dormons dans notre lit.

Jeudi 15/09/2005. Egirdir-Aksaray.

C’est aujourd’hui un jour de grand marché et nous avons du temps à y consacrer car notre bus passe en ville à 11 heures 30.

Une fois visités de fond en comble les différents étals et fait un peu de change (l’euro monte, nous en sommes à un taux de 1,60 au lieu de 1,48 à notre arrivée en Turquie), nous allons prendre un dernier yaourt au miel, face au lac.

Notre bus passe à peu près à l’heure. La passagère derrière nous transporte avec elle une perruche qu’elle prend de temps en temps sur son épaule.

Une fois arrivés à Aksaray, le bus nous dépose ainsi que d’autres passagers en banlieue de ville et non dans la gare routière. Nous voilà tous les deux dans une station service sans savoir par où nous diriger. Tout ce que nous savons c’est que la ville est très grande.

Nous nous décidons à interroger les locaux et nous avisons deux jeunes assis à la porte d’un magasin de matériaux de couverture. Ils ne comprennent pas l’anglais mais nous invitent à voir le patron qui trône derrière son bureau métallique. Celui-ci nous demande par signe si nous sommes en voiture, nous lui expliquons par signes, que non et que nous voulons rejoindre un hôtel (l’hôtel Erdem) au centre ville. Il nous demande aussi de quel pays nous venons.

Il va alors prendre le trousseau de clefs de sa voiture et donner à son aide instruction de nous conduire à notre hôtel (essayez d’avoir ça en France !).

Bon, sa Mercedes est plutôt pourrie (pas d’amortisseur, le pot d’échappement traîne au sol) mais c’est franchement super sympa.

Le trajet va être assez long (pas faisable à pied pour tout dire) et notre chauffeur va refuser tout pourboire.

Notre hôtel est correct, 40 liras ramenées à 35 liras, soit 22 euros la nuit, ce qui nous semble raisonnable.

Ceci étant, pas d’ampoule sauf une faiblarde au plafonnier…Le radiateur de la salle de bain est fixé au haut de la cloison, il touche le plafond…Il n’est pas possible de s’asseoir sur les toilettes, tout simplement par ce qu’elles sont collées à la douche et qu’il n’y a pas de place pour les jambes même soigneusement repliées…

Dîner en ville, pas d’alcool disponible (c’est-à-dire pour nous pas de bière).Effectivement, peu de restaurants, ici et ensuite, offrent la possibilité d’une boisson alcoolisée.

Vendredi 16/09/2005. Trek dans la vallée d’Ihlara.

Nous bénéficions d’une série de coïncidences tout à fait étonnantes : la Mercedes qui nous conduit à l’Erdem; cet hôtel que nous avions choisi au hasard, se trouve en centre ville, ce qui est un avantage; la balade que nous avons faite hier au soir nous a permis de découvrir la station de dolmus (ce sont des taxis collectifs) qui dessert la vallée d’Ihlara et c’est tout prés de l’hôtel; le prochain départ est dans une demie-heure et nous avons un retour possible à 16 heures alors que le Guide du Routard mentionne qu’il est impossible de revenir en dolmus…Pour en terminer avec la série de bonnes nouvelles, nous prenons notre billet de bus pour le trajet de demain (Aksaray-Nevsehir-Uchisar).

Peu de monde dans le dolmus; nous nous faisons déposer à Yaprakhisar, le but de l’opération étant de rejoindre à pied le village d’Ihlara.

Et nous commençons notre périple, il y a beaucoup de vent et de la poussière, nous sommes hélés par un garde : il faut payer pour pouvoir descendre la vallée.

C’est majestueux et parfois un peu difficile, surtout lorsqu’il faut traverser à gué ! D’ailleurs les habitants disposent de ci de là d’ânes pour aider à traverser la rivière-torrent, moyennant paiement, bien sûr ! Sur les rives droite et gauche, des églises byzantines des IX° et XI° siècles, taillées dans le roc, difficiles à atteindre.

Et voilà qu’aux trois-quarts du parcours il se met à pleuvoir ! De la petite pluie fine, désagréable et qui rend le sentier glissant et bien sûr, nous n’avons rien pour nous protéger. Tant et si bien que nous parviendrons au terme de notre trek trempés comme des soupes.

La pluie cesse quand nous nous installons à la table d’un café pour prendre un thé bien chaud.

Le patron va recouvrir sa nappe (façon tissus burberry, affreusement sale et tâché) d’un papier journal (peut être plus propre que la nappe; je ne sais pas comment nous devons le prendre !).

La pluie se remet à tomber et nous nous réfugions à l’intérieur du café : une radio, un téléphone, quelques tables, des hommes, rien que des hommes, un poêle à bois, c’est un retour au milieu du XX° siècle. Mais le patron est super sympa. Régine lui offre quelques fruits secs (enfin, presque secs !), il est tout surpris.

Nous reprenons notre dolmus sur le coup de 16 heures et retour à l’hôtel pour nous sécher.

Samedi 17/05/2005. Aksaray-Nevsehir-Uchisar.

Une dernière petite balade en ville avant le départ en minibus qui doit nous conduire à la gare routière centrale.

Nous croisons un homme dans une charrette tirée par un cheval, l’oreille collée à son portable (pas l’oreille du cheval, celle de l’homme…).

A 11 heures, nous sommes dans le minibus et peu de temps après à la gare centrale où il nous faut chercher le bus qui nous mènera à Uchisar.

Nous sommes déposés aux frontières de la petite cité d’Uchisar, le chauffeur du bus nous dit que la pension Anatolia est droit devant. Il fait très chaud en ce milieu d’après-midi et il n’y a personne dans les rues !

Arrivés à la pension, nous faisons connaissance avec son propriétaire Ahmet, qui parle très bien le français car il a été employé par le Club Med implanté ici.

Durant notre séjour, nous verrons l’ombre furtive d’une femme, peut-être la sienne…

Le soir tombant, nous partons dîner dans un restaurant de plein air non sans avoir discuté, en français, avec un loueur de voitures mais aussi vendeur de billets de bus (nous aurons besoin d’un Uchisar-Ankara dans quelques jours).

Et c’est imparable, la conversation dérape vers l’Europe et la candidature de la Turquie. Mais là, notre interlocuteur est contre la demande d’adhésion. Il considère que la Turquie peut très bien se débrouiller toute seule et c’est vrai que les progrès économiques sont plutôt spectaculaires !

Nous avions déjà eu une conversation en anglais sur ce thème sur le bateau : le capitaine ne comprenait pas les réticences des Français à l’égard de la Turquie…et dépité, nous avait dit qu’il était contre l’entrée de son pays dans l’Europe puisque nous ne voulions pas d’eux…On était en pleine paranoïa !

Toujours pas d’alcool (c’est-à-dire de bière) dans le restaurant alors qu’on en trouve facilement dans les épiceries (mais pas toutes).

Ahmet, ayant loué la totalité des chambres de sa pension à une équipe de télévision turque, nous a logé dans une maison dominant la vallée.

Cette maison a une histoire, d’abord par ce qu’elle est ancienne et aussi par ce qu’elle appartient à un couple de Français, strasbourgeois d’origine, Fred et Michèle, qui sont tombés amoureux de la Cappadoce et précisément de ce bourg où ils ont relevé cette maison en ruines avec des travaux qui ont duré dix ans ! Et c’est Ahmet qui a négocié le prix de la maison et qui a surveillé les travaux.

Une fois tout fini, Ahmet a cru bon, en guise de cadeau de bienvenue, de faire graver sur la pierre qui est le linteau de la porte d’entrée un magnifique « FRED ET MICHÈLE »…Il parait, et cela nous le savons par Éliane, Française qui se rend à Uchisar chaque année depuis 20 ans (!) et amie de ce couple de Strasbourgeois, que Fred et Michèle ont eu du mal à cacher leur désappointement : c’est comme un cadeau empoisonné !

21Il en a donc les clefs et, je suppose, l’autorisation de loger les touristes de passage lorsque son auberge est pleine.

Cette petite ville de 3.000 habitants est assez étonnante : on y trouve des journaux français (le Figaro, Libération, le Monde et l’Équipe) alors qu’auparavant nous n’avions vu aucune trace de presse française.

Pourquoi ? Tout simplement par ce que les Français sont nombreux ici : on compterait une soixantaine de familles, toutes de Compiègne !

Avant de retourner à l’auberge mère pour un apéritif d’accueil, Régine va arroser les plantes du petit jardin et celles de la grande terrasse qui surplombe la vallée : elles meurent de soif !

Nous demandons à Ahmet des draps (ses filles ont oublié) et nous nous donnons rendez-vous pour demain afin qu’il nous véhicule jusqu’à une promenade que nous avons repérée.

Nous dînons dans un restaurant de plein air (toujours pas d’alcool).

Dimanche 18/05/2005. Trek à partir d’Uchisar.

Une fois pris notre petit déjeuner à l’auberge mère, Ahmet nous charge dans sa camionnette et en avant pour le trek.

22Successivement, nous marcherons dans la Vallée Blanche, la vallée de l’Amour, la vallée des Fées.

J’ai très vite compris qu’il y avait deux chemins pour parcourir ces vallées : le chemin fléché et officiel et le chemin de Régine qui consiste à passer dans des tunnels boueux sous les roches, à quatre pattes pour moi, en canard pour elle…

De temps en temps, nous nous arrêtons pour déguster du raisin pris à même les branches (c’est pas bien, mais qu’est-ce que c’est bon, ce raisin mûr et chauffé au soleil…).

23Arrivés au bout de la vallée des Fées, nous prenons d’abord un café puis nous nous dirigeons vers Cavusin où nous allons déjeuner, fort tard, il est vrai…

De Cavusin, nous espérons pouvoir nous rendre à Avanos en dolmus. Hélas, pas de dolmus en vue et 6 kilomètres à faire à pied ! En plein soleil !

Arrivés à Avanos (ou plus exactement en bordure d’Avanos), vraiment fatigués, nous prenons un thé dans un café au bord de l’eau puis nous nous renseignons sur les dolmus en direction d’Uchisar.

Il y en a un toute les heures et nous prendrons celui de quatre heure.

Vers les dix neuf heures, nous sortons en « ville » pour dîner. Dans une rue, une jeune femme fait cuire à feu de bois, dans un chaudron découvert d’un bon deux mètres de diamètre, un liquide noir.

Elle voit bien que cela nous intrigue et va chercher une cuillère, prélève un peu de ce liquide et nous fait goûter. C’est délicieusement sucré, mais comme cette jeune femme ne parle que sa langue, nous n’en saurons pas plus. Sauf que le lendemain, Ahmet nous explique qu’il s’agit de raisin que l’on fait cuire et dont on se sert comme on le ferait d’un sirop d’érable.

Nous allons prendre un verre à l’hôtel quatre étoiles de notre village. En fait deux verres, un de rouge (le meilleur) et un de blanc. Très belle vue, petite piscine, hôtel de groupe bien sûr !

Après le dîner, retour dans notre maison où la télévision turque est en train de filmer une recette de cuisine locale.

Lundi 19/09/2005. Uchisar

Tout le monde se dit bonjour, le matin, dans la rue, même si on ne connaît pas la personne.

Trek dans la vallée des Pigeons : il paraît qu’il y en avait des milliers il y a peu d’années.

La vallée des pigeons relie Uchisar à Goreme où nous allons déjeuner.

Puis, nous reprenons un dolmus direction Uchisar. Régine commence à boiter du pied droit.

En fait, un orteil passe sous l’autre, ce qui, évidemment, est très gênant !

L’après midi à Uchisar servira pour Régine à s’offrir une coupe chez le coiffeur local et pour moi, à faire un peu d’Internet.

Puis nous allons acheter nos tickets de bus pour Ankara. Nous avons une longue discussion en français avec le vendeur : il « profite » de notre présence pour s’exercer. Nous parlons des Turcs et nous soulignons leur gentillesse. Il nous propose d’écrire en turc, sur un carton, « je suis étranger et j’ai faim » et il est sûr que muni de ce carton, nous pouvons frapper à la première porte venue qui s’ouvrira et où on nous donnera à manger. A dire vrai, nous n’avons pas tellement envie de faire l’expérience !

Violente diatribe contre Marmara (tour operator qui est pratiquement en monopole sur la Turquie). Il est reproché à cet organisme d’avoir ses cars, ses hôtels et ses magasins si bien que le commerce local indépendant voit passer les cars, mais pas plus !

Nous dînons dans un restaurant de plein air. A la table d’à côté, s’est installé un groupe d’hommes autour d’un raki, (nous n’avons jamais vu de femmes à l’extérieur) qui va se mettre à chanter et à jouer d’une sorte de guitare, pour le plaisir.

Nous retournons dans notre maison, mais auparavant, nous avons une longue discussion avec un marchand à qui j’ai acheté le Monde. Il connaît bien la France et s’étonne du peu de solidarité entre les générations. Pour un Turc, mettre ses parents en maison de retraite, c’est la honte et l’infamie !

Mardi 20/09/2005. Uchisar.

C’est la journée de repos pour les pieds…Nous allons à Avanos par le dolmus, départ à 10 heures du matin.

Avanos.Nous allons faire quelques courses cadeaux : une poterie pour Régine. Là aussi, violente diatribe contre Marmara qui étouffe le commerce local et pratique des taux de commission dignes de l’usure.

Balade dans le bourg d’Avanos, jumelé avec Nuit Saint Georges (!). Beaucoup de potiers, quelques bijoutiers. Une vieille femme nous demande de la prendre en photo, mais elle ne peut pas voir le résultat à cause de ses yeux. Nous passons devant le lavoir où sèchent des tapis.

Après avoir déjeuné dans un restaurant qui affiche fièrement « menu à la carte », nous rentrons à Uchisar, non sans avoir auparavant galopé à la recherche d’un magasin de poterie où nous aurions dû trouver les dessous de plat que nous cherchons…

A Uchisar, nous visitons le marché, plutôt décevant.

Le soir venu, après le dîner, nous négocions un tapis, tout petit à 25 euros. Il était à 30 avant négociation !

Mercredi 21/09/2005. Dernier jour à Uchisar.

Dernier trek, dans la vallée Rose. Ahmet va nous déposer à l’entrée de la vallée.

C’est la pierre qui est de cette couleur.

Nous allons notre chemin et nous décidons de déjeuner à Cavusin, comme nous l’avions déjà fait, c’est le seul ouvert sans touristes !

La jeune fille de la maison nous reconnaît et elle est tout sourire. En fin de repas, nous regardons attentivement un jeune garçon qui en train de se bourrer de biscuits au chocolat….Nous avons dû le regarder un peu trop car il s’approche de notre table et nous offre un de ses biscuits !

Nous prenons ensuite notre thé de fin de repas dans la salle de restaurant où est aménagée une sorte d’estrade sur laquelle s’empilent des coussins.

Achat de 3 dessous de plat : ça faisait longtemps qu’on les cherchait !

Nous rentrons par dolmus à Uchisar.

En fin d’après-midi, nous ressortons, pour aller dîner.

Régine avise un marchand de pierre ponce qui fait aussi office de sculpteur.

Cet homme est en tee shirt à col haut. Nous l’avions déjà repéré car nous passons tous les jours devant sa boutique et nous lui disons bonjour bien sûr.

Lui aussi nous avait repéré : il s’approche de nous, abaisse le col de son tee shirt et nous montre sa trachéotomie, à ciel ouvert ! Il a eu les mêmes problèmes que moi…C’est un ancien chauffeur routier à l’international qui, me dit-il, buvait et fumait plus que de raison. Alors? Allah l’a puni ! Alors, depuis, il tient cette petite boutique. Il va nous faire cadeau d’une pierre ponce.

Jeudi 22/09/20005. Uchisar-Ankara.

Nous rendons les clefs de la maison à Ahmet : il nous fait entièrement confiance, car il ne passe pas faire l’état des lieux et il y avait beaucoup de choses que nous aurions pu voler !

29Une maison de 120 mètres carrés avec une bonne exposition, une belle vue, une piscine vaut dans les 215.000 euros. Et il y a beaucoup de choses à vendre à Uchisar : les jeunes ne veulent plus habiter dans des maisons qui sont inconfortables, n’ont pas le goût de les restaurer, et les vendent aux étrangers.

Nous prenons notre bus pour Ankara, service direct.

La banlieue d’Ankara est un curieux mélange de taudis en voie de démolition et de buildings arrogants (par leur forme, leurs couleurs…).

Nous avons deux choses à faire en priorité à Ankara : modifier l’heure de départ pour Paris (par faiblesse ou manque d’inattention nous nous sommes fait coller un départ à 4 heures 30 du matin, demain, et vraiment, nous n’avons pas envie de nous lever à 2 heures 30), et deuxième chose, trouver un hôtel.

Taxi de la station de bus au siége de la Turkish Airlines, un peu de queue mais nous obtenons un vol plus tardif qui nous permettra de partir de notre hôtel sur le coup de 9 heures du matin.

Les taxis qui circulent à Ankara sont tous des taxis qui roulent au gaz, la réserve se situe dans le coffre arrière, si bien qu’il y a peu de place pour les bagages.

Les petits bonhommes verts des feux rouges ont une particularité : ils marchent !

Puis, nouveau taxi pour l’hôtel que nous avions repéré dans le guide et là, déconvenue, car après avoir cherché quelqu’un parlant anglais, on nous dit que l’hôtel est complet (je précise que c’est un hôtel de luxe !). Peut être est-ce dû à notre allure générale (habits propres certes, mais froissés, et nu pied) et à nos sacs à dos, mais ça, on ne le saura jamais !

Bref, je laisse Régine dans le hall de l’hôtel et je pars à la recherche d’un gîte que je trouve facilement. C’est aussi un hôtel de luxe et là, on me fait bien remarquer si j’ai conscience du prix à payer et, une fois de retour avec Régine et nos sacs à dos, on nous fait régler séance tenante !

Nous sommes en milieu d’après midi et nous partons nous promener aux alentours, après avoir déjeuné (il est 17 heures…) à la terrasse d’un döner.

Beaucoup de magasin de sanitaires et de carrelages : visiblement, les négociants se regroupent. Le hasard fait que nous arrivons dans un marché couvert très animé. Nous y trouvons, en grande abondance, tous les excellents fruits, et des marchands de boutons et de perles de toutes couleurs et de toutes tailles !

Nous achetons deux boîtes de loukoums et nous goûtons à un bonbon à la bergamote…

Vendredi 23/09/2005. Ankara-Paris.

Notre avion va avoir du retard au départ d’Ankara, or, nous devons changer à Istanbul pour Paris. Et le retard va être tel que nous allons devoir courir un peu pour attraper notre correspondance. En fait, le problème vient des multiples contrôles de sécurité à l’intérieur de l’aéroport. Nous pensions que, venant d’Ankara où nous avions déjà subi tous les contrôles possibles et imaginables, nous en serions dispensés à Istanbul.

L’essentiel, c’est que nous avons pu prendre notre avion, qui a d’ailleurs décollé avec retard car il a dû attendre des passagers en provenance de vols intérieurs.

Partis de Roissy, nous atterrissons à notre retour à Orly.

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