Jean Marie Lambert

Pérou (2004)

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Voyage au Pérou
du 13/05/2004 au 28/05/2004 et du 07/06/2004 au 18/06/2004.

Je viens d’Équateur et je descends seul à Lima où je dois retrouver Régine…

Jeudi 13/05/2004. De Loja (Équateur) à Piura (Pérou) et Chiclayo… par bus.

Quelques mots sur le Pérou.

1.300.000 kilomètres carrés, 26.000.000 d’habitants dont 45% sont d’origine indienne. 55%de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté mais ce sont les Indiens qui trinquent : 70% d’entre eux vivent en-dessous du seuil de pauvreté.

Je m’embarque donc au petit matin pour Piura. Là, il me faudra prendre un autre bus pour Chiclayo.

Peu de passagers dans le bus et je suis le seul étranger.

Je discute en anglais avec mon voisin, il me parle de la Tour Eiffel, des Champs Elysées et aussi de l’aéroport de Roissy, qu’il trouve très beau !

Universitaire juif d’une trentaine d’années, il s’est établi il y a trois ans de cela en Équateur et se rend à Lima pour une série de conférences.

Il enseigne à l’université de Loja.

Ça m’arrange bien de l’avoir, au moins partiellement, comme compagnon de voyage !

Nous nous arrêtons dans un village proche de la frontière avec le Pérou et je l’invite à déjeuner.

Nous reprenons notre bus et nous passons la frontière de l’Équateur et là, mauvaise nouvelle, j’écope d’une amende de 5 dollars car je ne peux pas présenter une fiche qui aurait dû m’être remise à la douane à mon arrivée à Quito! Bien entendu, aucun reçu ne m’est donné…

Nous passons ensuite la frontière avec le Pérou, je fais un peu de change, la monnaie c’est le sol.

Eh bien, le Pérou ce n’est pas le Pérou. La première vision est catastrophique : paysage aride, habitations misérables faites de planches mal équarries, maisons en pisé pour les moins pauvres, en parpaings pour les plus riches, les latrines sont à l’extérieur… Détritus plastiques des deux côtés de la route.

Cependant, de temps à autre, par plaques, le paysage change grâce à l’irrigation : arbres fruitiers, riz, verdure !

Nous arrivons à Piura, le terminus de la ligne, vers 16 heures 30. Là, Georges est attendu par un ami.

Nous prenons un taxi à nous trois (3 soles) pour nous rendre au terminal de la ligne qui va à Lima et qui s’arrête bien entendu à Chiclayo.

En fait, comme au Guatemala, chaque compagnie a son propre terminal. Ils me disent de faire attention à la qualité des compagnies de bus, certaines ayant très mauvaise réputation.

Celle que nous allons prendre maintenant est la compagnie Oltursa.

Le départ doit se faire à 18 heures 30, j’ai donc du temps devant moi.

En attendant le départ, je mets à jour mes notes.

Mes deux compères reviennent, Georges dit au revoir à son ami et celui-ci, qui parle un excellent anglais, me fait les recommandations d’usage ! Attention à Chiclayo, ville peu sûre, il vient d’ailleurs de s’y faire voler son sac ! Attention à Lima, pour les mêmes raisons ! Bref, à l’écouter, aucune une ville du Pérou ne peut être qualifiée de sûre !

A 21 heures, j’arrive à Chiclayo.

J’avise un taxi qui me dépose à l’hôtel que j’ai choisi. Manque de chance, il est complet! Il ne me reste plus qu’à faire confiance à mon chauffeur de taxi, lequel va me trouver un hôtel correct à 19 dollars la nuit, et pas loin du centre.

Seul inconvénient, je suis perché au 5° étage et il n’y a pas d’ascenseur !

Vendredi 14/05/2004. Chiclayo.

C’est ici que je vois pour la première fois, dans tous les endroits ouverts au public (restaurants, hôtels, musées…) des étiquettes auto collantes signalant les endroits où l’on peut se réfugier en cas de secousse sismique. En fait, il s’agit en général de se placer sous un chambranle de porte.

La ville ne présente pas un intérêt excessif : elle s’est donnée un slogan « Chiclayo, capitale de l’amitié ! » mais elle est située à proximité de sites archéologiques importants.

Le café se sert d’une manière tout à fait nouvelle : le serveur apporte une tasse d’eau chaude ainsi qu’un flacon ressemblant à un vinaigrier, rempli d’un liquide noirâtre : le café proprement dit. C’est quelque chose que j’avais déjà remarqué dans le sud de l’Équateur.

Beaucoup de taxi dans les rues, étranges petits véhicules, de couleur jaune, de marque Daewoo (modèle Tico). Les chauffeurs de taxi klaxonnent pour attirer le client, c’est dire le bruit !

Il y a aussi des tricycles à moteur, mais qui doivent rester en dehors du coeur de la ville.

Les changeurs d’argent sévissent jusqu’à l’entrée des banques et ils ont l’air plutôt « officiels ».

On voit aussi beaucoup de vendeurs de rue d’antennes de télévision ainsi que de cireurs de chaussures.

Je vais me promener dans le parc des Muses. On ne peut souhaiter à personne un tremblement de terre, mais si cela devait arriver dans cette ville, il faudrait pour le bien des yeux et du bon goût, qu’il détruise cet ensemble neuf et minable (il date de 1994, création d’un artiste local) de 9 statues néo grec avec colonnes de style dorique et déambulatoires qui ont pour seul mérite d’abriter les jeunes couples amoureux…

Je passe faire un tour au marché où j’achète un kilo de clémentines « sin pepita ».

Un kilo de clémentines qualité sans pépin : 2,50 soles, soit 0,75 dollar ou 0,59 euro.

Beaucoup de boutiques spécialisées dans la vente d’herbes médicinales.

Il faut que je me procure un ticket de bus pour mon trajet Chiclayo Trujillo et c’est aussi difficile qu’au Guatemala, chaque compagnie ayant son terminal indépendamment des autres.

Heureusement, elles sont regroupées à peu près dans la même rue.

Un déjeuner ou un dîner : de 20 à 25 soles, soit entre 6 et 7,50 dollars.

Samedi 15/05/2004. Visite des sites de Sipan, musée de Ferrenafe, site de Tucume et musée de Lambayeque.

Rude journée, d’autant que mon guide, Luis, ne me passe rien et que je suis son seul client ! Les musées sont très intéressants, les chantiers de fouille un peu moins, car on a remplacé les originaux qui maintenant se trouvent dans les musées, par des copies. Une caractéristique propre aux tombeaux moche : les gardiens qui défendent l’entrée de la tombe et protégent le gisant, ont eu les pieds coupés comme cela on était certain de ne pas les voir s’enfuir !

Dimanche 16/05/2004. Chiclayo Trujillo par bus.

Je monte à bord d’un autobus de luxe (Cie Cruz del Sur) : le petit déjeuner va être servi à la place.

Le trajet est assez monotone mais ne dure que 3 heures. La route est coincée entre d’un côté, l’océan Pacifique, et de l’autre, la pré Cordillère des Andes, le tout étant parfaitement désertique.

A certains endroits cependant et grâce à l’irrigation, on voit surgir de ce désert des plantations de riz et de maïs.

Arrivé à Trujillo, et comme le terminus de la Cie est proche de l’hôtel que je me suis choisi, j’opte pour un peu de marche à pied. La ville me semble bien plus belle que Chiclayo.

Lundi 17/05/2004.Visite de Trujillo.

Ville agréable !

2Je viens de me faire remonter les bretelles alors que j’attendais sagement sur le trottoir que le feu me permette de passer. Me voilà interpellé « amigo » (verbalement !) par un policier, très aimable, qui m’indique que je ne dois pas porter mon sac à dos dans le dos, mais sur le ventre, à cause des vols !

Des laveurs et des laveuses de voitures, « établis »sur le trottoir. Un écrivain public avec sa machine à écrire attend le client, sur le trottoir.

Je visite le musée archéologique.

Puis je réserve mes tours auprès d’une agence : pour cet après midi, le site de Chan Chan et le complexe de Tschudi complétés par une balade au bord de l’océan Pacifique à Huanchaco et pour demain, la visite des pyramides del Sol et de la Luna.

Je pars déjeuner dans un bon restaurant pour 20 soles. Je remarque que les sacs des femmes sont attachés par une chaîne métallique autour du pied de leurs chaises. Impossible de les voler !

Je pars pour la première excursion : nous sommes deux, un Australien d’une trentaine d’années et moi. La guide parle anglais et français !

Les sites sont, bien sûr, intéressants.

La balade dans le village de pêcheurs permet de voir de près les bateaux de pêche qui sont en quelque sorte, des canoës en roseau. Chaque pêcheur en possède au moins deux, fabriqués par eux-mêmes : l’un sèche sur le sable pendant que l’autre est utilisé en mer. Les pêcheurs pêchent par deux, le filet étant tendu entre les deux canoës.

Mardi 18/05/2004. Visite des pyramides del Sol et de la Luna.

Je retrouve mon Australien et une nouvelle guide, le temps est plutôt couvert et pas trop chaud.

Les pyramides (période Moche) ne sont certes pas celles d’Égypte mais sont très passionnantes sur le plan archéologique. De belles frises polychromes.

Dîner d’un très bon ceviche de poissons, pour 20 soles. Super !

Mercredi 19/05/2004. Trujillo Lima par bus.

J’ai un peu de temps devant moi, le bus ne part qu’à 12 heures 30.

Je m’assois sur un banc de la place Centrale (plaza de Armas).

Tout d’un coup, déboule un défilé manifestation…D’abord la fanfare (celle de la police locale), puis les élèves des écoles, encadrés par leurs enseignants, en rang par deux, chaque rangée d’un côté de la rue.

Ce sont des gamins de 7/8 ans jusqu’à 18 ans. Ils défilent collège par collège et portent des pancartes réalisées « maison ».

Cependant, certains slogans dépassent forcément l’entendement de ceux qui les portent!

On lit sur les pancartes : »pour un Pérou propre », » à bas la drogue », » mettez fin à la vente d’alcool dans les rues », « on veut une police honnête », « à bas la prostitution », » à bas la violence », » nous voulons vivre en paix », » nous voulons vivre tranquilles »…

Une autre fanfare, des élèves cette fois, ferme la marche. Ils vont faire deux fois le tour de la place et s’arrêter devant le palais du gouverneur, puis disparaître par des rues adjacentes.

Il est l’heure pour moi de prendre mon bus. Je passe donc récupérer mon sac à dos à l’hôtel et je vais attendre le bus à son terminal.

Nous embarquons à 12 heures 30, le voyage va être un peu long, puisque l’arrivée est prévue à Lima pour 20 heures 45 !

Tous les passagers doivent montrer un passeport ou une pièce d’identité et nous sommes filmés à la montée du bus

Nous avons droit à une série de films toujours aussi débiles.

10L’hôtesse de bord vient me voir (je suis visiblement le seul étranger à bord), s’inquiète de mon état, et va dénicher un film américain, doublé en français et sous-titré en espagnol. Elle explique aux autres passagers la raison de son choix ! Bref, je suis choyé ! J’en profite pour lui demander le coût approximatif d’un taxi pour me rendre dans le quartier de Miraflores, à Lima, où m’attend une chambre d’hôtel réservée.

Arrivé à Lima, j’en ai pour 12 soles pour un long trajet. Probable que j’aurai pu m’en tirer à 10.

Immense lit dans ma chambre du Castellana. Trois oreillers !

Je ressors aussitôt pour aller dîner d’un poulet frites (c’est un plat national, au Pérou comme en Bolivie).

A l’heure où je règle l’addition, Régine doit être en train de se lever pour se rendre à Orly…

Jeudi 20/055/2004. Visite de Lima. Arrivée de Régine (enfin !).

Lima, 8 millions d’habitants, pollution, bruit, mais un certain charme, en tout cas pour ce qui concerne son centre historique.

Et j’ai de la chance, il fait beau, ce qui est parait-il, tout à fait exceptionnel ! Vers 11 heures du matin, la brume se lève et fait place au soleil.

Je parcours rapidement la ville, en fait je repère ce que nous irons voir demain, lorsque Régine sera arrivée.

Devant le palais présidentiel un canon à eau (Mercedes), qui n’est pas du dernier modèle.

Je visite le museo de Arte, bâtiment dessiné par Eiffel, entrée 12 soles pour les étrangers, la cathédrale et son musée, l’église et le monastère San Francisco, l’église Santo Domingo.

J’assiste à la relève de la garde présidentielle, avec ses soldats d’opérette.

Je pars enfin vers l’aéroport, objet de toutes mes pensées depuis hier au soir, date de mon arrivée à Lima !

L’avion de Madrid doit arriver à 16 heures 20. Il est hélas, « delayed » et je vais avoir longtemps à attendre, dans les courants d’air et le froid qui tombe vite dès que le soleil disparaît.

MAIS ENFIN LA VOILA !

Nous rentrons à l’hôtel, il est 21 heures…

Vendredi 21/05/2004. Visite de la ville.

Nous voici enfin tous les deux.

Le voyage change d’âme et plus prosaïquement, de trésorier!

Le temps est toujours au beau.

Nous filons confirmer notre billet d’avion pour Cuzco car je sais que l’horaire en a été modifié.

Ensuite, visite de la ville avec un retour sur les sites les plus intéressants. Visite du musée de l’or.

Samedi 22/05/2004. Lima Cuzco par avion.

Ce n’est pas humain, car le réveil a lieu à 3 heures 30 du matin ! Tout ça pour un avion qui décolle à 6 heures !

N’empêche que nous prendrons notre petit-déjeuner à l’hôtel avant de partir vers 4 heures moins le quart, par taxi, à l’aéroport.

Le vol pour Cuzco sera sans problème. A 7 heures 20, nous voici arrivés, il fait beau et frais et nous sommes en altitude (3.300 mètres tout de même).

Nous prenons un taxi et en route pour l’hôtel que nous avions repéré. Pas de chance, il est complet, mais bien entendu, notre chauffeur en connaît un autre tout aussi correct et tout près.

C’est assez cher (40 dollars la nuit avec petit déjeuner), mais il est vrai que la ville est très touristique et n’est pas réputée comme étant bon marché.

Nous procédons tout d’abord aux réservations, l’après- midi pour un tour en ville et hors la ville, pour le lendemain les alentours de la ville, pour lundi un billet de train pour le Machu Pichu et son retour le mardi, et enfin, un billet de train pour Cuzco Puno le mercredi !

Bien entendu et comme par hasard, il y a dans l’hôtel un représentant d’une agence de voyage.

La ville est charmante, c’est bien sûr une ville de montagne aux rues étroites et escarpées.

Des Indiennes avec lamas, ou avec enfants, ou avec enfants et lamas ou agnelets sont prêtes à être photographiées moyennant finances !

Après avoir déjeuné, nous partons vers 13 heures 30 pour notre visite de ville.

D’abord, des ruines Incas (Coricancha) puis la cathédrale et son musée.

Nous reprenons notre bus touristique pour nous rendre successivement à Sacsayhuaman, à Qenko, à Tambo Machay, et enfin à Puca Pucara…

En fin de course, nous sommes littéralement épuisés : peut-être est-ce dû à notre lever matinal ou à l’altitude.

En tout cas, c’est à partir de Cuzco que nous allons consommer le maté de coca, qui n’est pas autre chose qu’une infusion faite à partir de feuilles de coca. On peut aussi, mais c’est moins bon, mâcher directement des feuilles de coca.

Nous rentrons vers les 18 heures 30, nous dînons d’un yaourt et nous nous endormons sous le coup des 19 heures 30 pour nous réveiller à 7 heures le lendemain matin !

Dimanche 23/05/2004. Visite des alentours de Cuzco, la Vallée Sacrée.

Départ à 8 heures 30.

Visite de Pisac et surtout de son marché, archi touristique.

Visite des ruines d’Ollantaytambo, visite d’une très belle église dans un petit village (Chinchero) très touristique lui aussi.

Sur les toits de maisons, de petites figurines en porcelaine représentant la crucifixion, agrémentée à droite et à gauche d’oiseaux ou de bœufs.

De grands piquets de bois, fichés au sol sur le devant des maisons, avec des plastiques de couleur, rouges ou verts, indiquent que là on vend tel ou tel type d’aliment.

Nous sommes de retour à Cuzco sous le coup de 18 heures 30.

La forme est meilleure !

Lundi 24/05/2004. Cuzco Machu Pichu par le train.

Nous sommes pris en charge à l’hôtel vers 6 heures 45. Le train est à 7 heures 30.

Trajet très agréable, petit déjeuner payant à la place.

Arrivée à Agua Caliente (eau chaude, pour les non hispanisants !), qui est le terminus de la ligne, nous devons prendre un bus qui doit nous déposer au Machu Pichu proprement dit.

C’est un peu par hasard que nous trouvons notre correspondant local, debout près d’un bus : il nous remet nos tickets d’entrée au Machu Pichu.

8 kilomètres de route de montagne pour nous hisser au site : 25 minutes de trajet !

15Le site est bien entendu magique et superbe, même si à l’entrée on est bousculé comme au Mont Saint Michel un 15 août ! Mais le site est vaste et finalement il n’y a pas trop de touristes !

Nous redescendons par bus toujours, à Agua Caliente.

Nous déposons nos affaires à notre hôtel, mais c’est la révolte !

En effet, nous sommes censés rendre la chambre le lendemain à 9 heures au plus tard !

Régine, indignée, va négocier un changement d’horaire : on nous accorde jusqu’à 10 heures ! Ouf !

Nous sortons dîner et là, oh surprise, je tombe nez à nez avec le digne représentant d’Alcatel que j’avais rencontré à Riobamba, en Équateur !

Il vient de faire le trajet à pied (bravo !) et me confirme que c’est très dur pendant les 4 jours du parcours. Deux femmes de son groupe ont dû faire demi-tour et une autre a eu besoin d’oxygène…

Mardi 25/05/2004. Machu Pichu et retour Cuzco par le train.

Nous ne prenons le train que vers les 16 heures. Nous décidons donc d’aller à pied au Machu Pichu, 2 heures de grimpette pas trop difficile, mais il faut s’arrêter de temps à autre.

16Nous montons avec un jeune couple de Colombiens et nous dépassons un ménage de Péruviens qui montent avec leur fille de 5 ans (!) et le grand-père.

Nous arrivons sur le site puis nous descendons vers Agua Caliente par bus.

Vers 12 heures 30, nous sommes dans le village et après déjeuner nous faisons un petit tour dans le village qui ne présente pas grand intérêt.

Nous retournons à notre hôtel pour récupérer nos bagages, mais voilà, le réceptionniste dort à poings fermés sur un canapé. Et nous avons beau tousser, ouvrir et fermer la porte d’entrée, rien ne se passe : il dort toujours !

Nous finissons par le réveiller et nous récupérons nos bagages.

Le retour en train est sans histoire. A une heure de l’arrivée à Cuzco, le train s’arrête dans une petite gare. De là, il est possible de prendre un bus vers Cuzco, moyennant finance, ce qui permet de raccourcir le trajet : 15 minutes de bus ou 1 heure de train ! Nous optons pour le train et nous faisons bien, car la vue que nous allons avoir sur Cuzco illuminé vaut largement le temps passé.

Arrivé à Cuzco, une personne de l’agence nous attend sur le quai pour nous conduire à notre hôtel, mais nous nous faisons déposer sur la place Centrale pour y dîner.

Nous mangeons donc dans un café très sympa où il n’y a que des Péruviens, c’est bon signe. Le serveur s’inquiète de ma voix et en déduit que si elle est dans cet état, c’est à force de crier sur ma femme !

Retour à l’hôtel, où nous récupérons nos bagages. Nous sommes précédés dans le couloir par une femme de ménage qui asperge notre chemin sur la droite et sur la gauche d’un déodorant en spray.

Mercredi 26/05/2004. Cuzco Puno en train.

Nous allons avoir une longue journée : 11 heures de train en deuxième classe ! Nous ne verrons que des touristes. Je pense qu’il y a d’autres trains pour les locaux, ou alors, ils voyagent en bus.

Peru rail : la locomotive et les wagons sont bleus, avec à l’horizontal, une bande jaune. La voie est unique, la loco est munie d’une clochette pour avertir du passage et d’un klaxon pour franchir les routes.

Les voyageurs lisent, jouent aux cartes, rêvent, dorment ou regardent le paysage, fort beau. D’un côté, la rivière dont nous suivons le cours, de l’autre les flancs rouges de la montagne.

Nous allons avoir droit à deux groupes folkloriques, musique et danse dans les couloirs !

A proximité de Puno, le train s’arrête : cela permet la descente des passagers de I° classe qui logent dans un hôtel de luxe proche de la ville.

Nous repartons pour nous arrêter au terminus. Pendant que j’attends pour récupérer les bagages qui ont été mis dans un wagon spécial à notre départ de Cuzco, Régine part à la recherche d’un hôtel tout près de la gare.

Nous allons ensuite dans une agence de voyage pour réserver un billet de bus Puno La Paz (Bolivie).

Après avoir dîner d’un poulet frites (le énième ! Et disons le tout de suite et une fois pour toute, les frites sont plus que médiocres et le café sauf de rares exceptions, pas bon !), nous rentrons à l’hôtel vaguement chauffé.

Puno est à 3.800 mètres d’altitude et il fait froid dès que le soleil se couche. L’intérêt de la ville, c’est qu’elle est au bord du lac de Titicaca. Sinon, elle ne présente aucun intérêt particulier.

Jeudi 27/05/2004. Une journée sur le lac Titicaca.

Voilà un lac qui, enfant, m’a fait rêver, et qui m’apparaissait inatteignable !

Nous allons sur le port et nous trouvons un départ pour le tour du lac vers 7 heures 30. Bien sûr, nous ne verrons sur ce bateau que des touristes.

Nous débarquons sur une île flottante (les Islas Flotantes) et de fait, lorsque l’on marche sur ce tapis de jonc, le pied s’enfonce un peu comme dans un coussin d’air.

L’île est faite d’un amas de joncs de 3 mètres de hauteur et au fur et à mesure qu’il pourrit, il est remplacé par du neuf. Quelques pieux fichés en terre assurent une relative stabilité et empêchent la dérive de l’île.

L’habitat est réel, je veux dire par là que l’île est habitée en permanence par les Uros, il y a même une école sur une île voisine. Les ressources locales sont très limitées, il y a le produit de la pêche (les hommes pêchent avec des bateaux faits de roseaux), et les roseaux qui servent de légumes et de dentifrice ! La principale ressource c’est le touriste, qui achète les objets artisanaux.

Les maladies sont propres au lieu, forcément très humide, ce sont des rhumatismes et des problèmes d’otites.

Nous reprenons notre trajet et nous arrivons sur l’île Taquile.

C’est une île de terre ferme et nous allons avoir une bonne montée avant d’arriver au village.

Les hommes tricotent, les hommes célibataires portent un bonnet blanc et les hommes mariés un bonnet rouge.

Peu d’activité sur l’île, sauf le tourisme avec la vente de produits textiles et tricotés, et les photos des habitants sont payantes.

Nous avions hésité à passer une nuit sur place, chez l’habitant (il n’y a pas d’hôtel, les autochtones ayant refusé toute implantation). Finalement, compte tenu du peu à faire sur l’île, nous avons bien fait d’y renoncer.

Nous rentrons sur Puno, il fait froid, vraiment froid, heureusement que j’ai un Damart !

Nous dînons dans un restaurant italien où il n’y a pas de poulet frites !

Vendredi 28/05/2004. Puno La Paz en bus. Du Pérou à la Bolivie.

Nous montons dans notre bus et nous voyons s’installer deux touristes US pas tout jeunes et que j’avais déjà repérés soit en Équateur soit au Guatemala.

En fait, ils avaient réservé sur une autre compagnie, mais celle-ci fait défaut : il y a des grèves côté Bolivie !

Et c’est vrai que le trajet initial qui prévoyait de passer la douane côté Bolivie à proximité de Copacabana pour rejoindre cette ville va être quelque peu bouleversé.

En fait, nous allons nous arrêter près du poste frontière de Yunguyo pour constater l’impossibilité de le franchir et les deux touristes américains qui se rendaient à Copacabana, vont devoir faire le trajet à pied avec leur valise, sous un soleil éclatant (10 kilomètres).

Le chauffeur du bus leur dit qu’ils devraient atteindre la ville après ¾ d’heures de marche ! Cette blague !

Nous reprenons notre route à la recherche d’un poste frontière ouvert, et nous allons passer par le poste frontière de Desaguadero.

Un bordel sans nom ! Avec des gens dans tous les sens.

Nous descendons de notre bus avec nos bagages et nous pointons aux postes frontières du Pérou puis de Bolivie.

La suite du voyage… La Bolivie !

Dimanche 06/06/2004. Retour de Bolivie (La Paz) à Puno (Pérou) par bus.

De Copacabana (Bolivie) nous prenons un bus d’une compagnie péruvienne pour Puno ( Pérou). La frontière vers le Pérou se passe sans problème à Yunguyo, là où nous avions été bloqués quelques jours auparavant. Peu avant l’arrivée à Puno, l’aide chauffeur cherche à nous vendre un trajet en taxi ou un billet de bus pour n’importe quelle direction !

A Puno, il fait toujours aussi froid et nous allons dîner d’un poulet frites. Le serveur porte écharpe et blouson de laine !

Lundi 07/06/2004. Puno Arequipa par bus.

Nous ne sommes que 7 au départ dans le bus, mais un arrêt d’une bonne heure à Juliaca et une efficace campagne promotionnelle avec force coups de klaxon, va permettre au bus de repartir plein.

L’arrêt est certainement jugé un peu long par les passagers car au bout d’un moment bon nombre d’entre eux crient « vamos » tandis que d’autres tapent sur les vitres !

Mais le chauffeur ne repartira qu’une fois plein, avec nous deux comme seuls étrangers.

Nous allons avoir droit à un film débile plus deux vidéos sur le folklore au Pérou et en Bolivie.

Il y aura aussi un vendeur de plantes médicinales avec un discours qui dure un bon trois quart d’heure, mais ça marche !

Bref, du bruit, beaucoup de bruit !

Nous arrivons enfin vers 16 heures à Arequipa (2.300 mètres d’altitude) après 8 heures de route.

L’hôtel est sympa et chaud, il y a un beau soleil sur la ville.

Mardi 08/06/2004. Arequipa.

Levés de bon matin, il est 9 heures, nous filons à l’agence de voyage pour mettre au point notre parcours du mercredi, à savoir, Chivay, le Canon del Colca, deux nuits à Cabanaconde, et retour le vendredi à Arequipa.

Nous réservons également nos places d’autobus pour Arequipa Nazca le dimanche13.

Avant de visiter les principales églises de la ville, nous prenons notre petit-déjeuner en terrasse, au premier, face à la cathédrale.

Visite de l’église de la Compania et surtout du monastère Santa Catalina.

Nous déjeunons dans un boui-boui de papas repellas et nous allons boire une grande bouteille d’Inka Cola…

Retour à l’hôtel où nous nous reposons sur la terrasse ensoleillée.

Nous ressortons dîner sur la place principale et nous remarquons un jeune couple d’Européens qui dîne avec trois petites filles qui visiblement ne sont pas leurs enfants. Elles ont toute les trois des visages « andins » et sont moyennement bien habillées.

J’ai la certitude que je communique aussitôt à Régine qu’il s’agit de trois gamines qui vont de restaurant en restaurant vendre des babioles (chewing-gum, bonbons…).

D’ailleurs, l’une d’entre elles a encore son carton de marchandise à côté d’elle.

Elles ont sûrement été invitées à dîner par ce couple d’Européens.

Entre une autre enfant de 7/8 ans ( ?) qui nous propose des bonbons au chocolat. Ces bonbons ont sûrement été achetés au supermarché du coin et elle les revend au détail. Régine en prend 2 pour lesquels elle va donner 5 soles (une somme pour si peu !). La petite vendeuse remercie, sourit et sort.

Elle va revenir peu après, toujours à la recherche de clients, et là, nous allons l’inviter à manger à notre table.

Elle ne sait pas se servir d’un couteau et assez mal d’une fourchette, ce qui ne l’empêche pas de manger de bon cœur.

Mercredi 09/06/2004. Arequipa Chivay, par minibus.

Nous sommes un groupe de 6 c’est-à dire 2 Autrichiens en fin d’études juridiques, un couple belge flamand pas tout jeune et qui voyage pour la première fois en indépendant, et nous.

Notre guide, une femme, parle l’anglais.

Nous nous arrêterons en cours de route dans un petit village, histoire de se dérouiller les jambes et de grimper un peu dans la montagne environnante. J’observerai un défilé de femmes avec casseroles à la main : il y a une distribution de soupe dans l’enceinte de l’église.

23Nous arrivons à Chivay le soir venu et nous trouvons là un hôtel pas mal, mais pas chauffé et nous sommes quand même à 3.700 mètres d’altitude.

Le dîner a lieu dans un restaurant de la ville que nous rejoignons à pied et c’est un dîner touristique avec chants et danses, et touristes rassemblés là. Il fait horriblement froid dans ce restaurant!

Nous revenons à notre hôtel de bonne heure (21 heures), mais demain matin, le réveil est fixé à 5 heures !

Jeudi 10/06/2004. Chivay, le Canon del Colca et arrivée à Cabanaconde, par minibus.

Nous visitons deux charmants villages (dont Yanque et sa belle église) avant d’arriver au Cruz del Condor, le point d’observation obligé des condors en vol.

Pour le moment, rien, pas un condor à l’horizon !

Ils sont assez capricieux, ne s’envolant que le matin, à cause des courants d’air porteurs, pour manger les cadavres d’animaux déjà dépecés par les renards.

L’attente se prolonge quand tout à coup, oh miracle! un, puis deux, puis trois condors. Oiseau majestueux, un condor peut peser jusqu’à 10 kilos et atteindre 3 mètres d’envergure. C’est un oiseau qui entre pour beaucoup dans la symbolique indienne.

Arrivés à Cabanaconde, nous laissons le groupe de touristes. Il est dans les 10 heures du matin.

Nous partons faire quelques courses alimentaires dans une épicerie du village et nous partons nous promener dans le Canon (sur les bords, car il y a un très fort dénivelé).

Nous déjeunons dans un champ en terrasse, de pain, de fromage, de pommes et d’un yaourt liquide. Il fait beau et chaud, il n’y a personne à l’horizon.

En début d’après midi, nous retournons à notre hôtel puis après un peu de repos nous repartons en balade le long du Canon : les paysages sont splendides !

Vers 16 heures 30, nous retournons au village, il commence à faire froid car le soleil se couche. Sur le chemin, nous assistons à une homérique séance de lasso: deux jeunes veulent absolument capturer une vache à l’aide d’une corde mais la vache a décidé de ne pas se laisser faire ! Les paysans font pousser des cactus sur les murets de pierre qui séparent les champs, cela remplace pour un coût moindre les fils de fer barbelés tout en étant un procédé tout aussi dissuasif pour les animaux que pour les hommes !

Il est 18 heures quand nous prenons notre douche d’eau à peine chaude et au débit irrégulier.

Il fait vraiment froid cette nuit, toujours dans un hôtel non chauffé.

Vers 20 heures 30, alors que je commençais à m’endormir, éclate dans un ciel jusque-là parfaitement serein, un appel au secours de Régine aux prises avec une chasse d’eau récalcitrante ! Il paraît que les toilettes sont bouchées : de mon lit, je préconise de tirer la chasse d’eau plusieurs fois pour régler le problème mais comme je n’ai pas l’intention de me lever pour aller voir, je suis traité de « méchantome » ! Une fois l’opération chasse d’eau terminée, c’est la couverture que je prends soi-disant tout en entier, ensuite c’est la question, « est ce que tu dors ! ». Bref, Régine cherche la bagarre et a décidé de m’empêcher de dormir. Peine perdue !

Vendredi 11/06/2004. Cabanaconde Arequipa par minibus.

A 9 heures juste, notre guide est là pour nous récupérer, nous allons rejoindre un nouveau groupe qui est au Cruz del Condor.

Et nous verrons à nouveau des condors.

Régine profite de ce moment de répit pour faire quelques achats ciblés : une écharpe pour moi (et ce malgré ma conduite indigne d’hier au soir!), un pull pour elle et un porte-monnaie qui remplacera celui qui lui a été dérobé lors de la fête du Gran Poder de La Paz. Les prix sont négociés au mieux de nos intérêts !

Après avoir déjeuner à Chivay, nous reprenons notre route pour arriver à Arequipa vers 17 heures.

La nuit sera fraîche à Arequipa, mais la douche est bien chaude.

Samedi 12/06/2004. Arequipa.

22Petit déjeuner en terrasse sur la place d’Armes.

Puis nous passons à la poste acheter des timbres car Régine a beaucoup de cartes postales à poster !

Nous visitons le musée Santuarios Andinos, où est conservée le corps gelé d’une jeune fille inca sacrifiée il y a plus de 500 ans au sommet de l’Ampato (6.300 mètres). C’est émouvant.

La visite est obligatoirement une visite guidée, notre guide femme parle le français mais à la vitesse d’une Espagnole parlant sa propre langue !

Visite du marché.

Dimanche 13/06/2004. Arequipa Nazca par bus.

Nous avons à faire un long trajet, car le bus part à 6 heures 30 pour arriver à Nazca 16 heures 30, avec un seul arrêt déjeuner d’une demi heure.

Le bus est complet : le passager assis devant Régine se met à ronfler comme un sonneur quant à celui qui est derrière, il ne cesse de balancer des coup de genoux dans le siége !

Nous ne sommes que 5 « gringos ».

Le film est débile, mais heureusement, il y a une panne dans le circuit, et les autres films seront diffusés sans le son ! Ça ne gêne personne et surtout pas nous !

Arrivés à Nazca, nous passons dans une agence pour réserver un vol, au-dessus des fameuses lignes de Nazca, phénomène tout à fait étonnant, et pour gagner Pisco par bus.

Nous allons ensuite faire un dîner de crevettes et ce n’est peut être pas ce que nous avons fait de mieux !

Lundi 14/06/2004. Survol des lignes de Nazca et départ par bus pour Pisco.

La nuit n’a pas été très bonne pour Régine et le jour s’annonce mal !

Elle a en effet très mal au ventre, c’est probablement dû à notre repas d’hier soir.

Mais pas question pour elle de renoncer aux lignes de Nazca, dût elle en mourir !

26Un taxi va nous conduire à l’aéroport sous le coup des 10 heures du matin (nous sommes prêts depuis 9 heures).

En fait, le temps couvert ne permet pas le décollage (certains passagers sont là depuis 7 heures du matin), et je me remémore ces touristes qui sont restés plusieurs jours avant de pouvoir survoler ces maudites lignes !

En attendant un hypothétique envol, Régine, pâle comme la mort, s’affale dans un fauteuil et s’essaye à dormir.

Finalement, notre tour viendra vers 12 heures 15, juste à temps, espérons nous, pour pouvoir prendre notre bus, prévu à 13 heures 30.

Je prends Régine sous les aisselles, je la traîne vers l’avion et l’assoie dans le Cessna (5 passagers).

Vol sans histoire, mais c’est bien quand ça se termine, car nous ne cessons de virer d’une aile sur l’autre de façon à ce que chaque passager puisse voir ces étranges figures dessinées dans le désert et uniquement visibles du ciel. On peut distinguer un condor, un singe, des figures géométriques, un lézard…

Régine profite de l’occasion pour prendre des photos, meilleures que les miennes, et aussi pour rendre dans un sac plastique les restes de son avocat d’hier !

Désormais, elle ira beaucoup mieux mais sera très fatiguée pour le reste de la journée (on le serait à moins).

Nous allons arriver à temps pour prendre notre bus de 13 heures 30 et oh miracle, c’est un bus de luxe, très confortable ce qui va permettre à mon héroïne de dormir pendant le trajet vers Pisco.

Dans un car comme celui là, il n’y a pas un seul Péruvien !

L’hôtesse du bus va nous servir à la place : sandwich, avec thé ou café, petit chocolat et bonbon.

Arrivée à Pisco, nous sommes assaillis par une horde de rabatteurs d’hôtels !

Régine va nettement mieux, et nous pouvons nous rendre à pied du terminus de bus jusqu’à notre hôtel.

C’est un hôtel confortable, neuf.

Régine va s’y reposer pendant que je pars à la recherche de billet pour les Îles Ballestas (réserves naturelles, le Galápagos du pauvre, comme on dit !), et des billets pour le trajet en bus Pisco Lima car il faut bien rentrer un jour !

Vers 19 heures, nous partons dîner, enfin, c’est surtout moi qui dîne, un peu trop, mais c’était bon !

Mardi 15/06/2004. Les îles Ballestas et le parc naturel de Paracas.

Petit bus pour nous conduire au débarcadère pour notre virée en mer.

Nous allons faire le tour des îles en bateau, il est interdit d’accoster sauf pour les locaux quand il faut récolter le guano.

C’est magique !

Beaucoup d’oiseaux (à tel point qu’il faut parfois se couvrir la tête d’une casquette si l’on ne veut pas être transformé en un tas de guano !), des cormorans, des sarcelles, de sympathiques loups de mer, des manchots, des pingouins, des otaries, que sais-je encore !

Retour à terre (Régine va beaucoup mieux, elle dévore raisins secs et cacahouètes) et nous reprenons le bus pour la visite du parc naturel de Paracas.

Après ce que nous avons vu, nous allons être un peu déçus.

Nous allons voir de très loin une colonie de flamand roses et un musée très didactique.

Nous reprenons le bus et longeons à pied la magnifique côte, le long du Pacifique. En un endroit, on se croirait à Étretat, en Normandie.

Nous sommes ensuite déposés dans un petit port de pêche, Lagunillas, où nous allons déjeuner face à la mer.

Nous revenons ensuite à Pisco, que nous allons visiter (églises ayant subis des dommages suite à des tremblements de terre).

A notre dîner, nous retrouvons, oh surprise, le groupe de Français que nous avions vu en Bolivie, il y a quelques jours sur le trajet La Paz Oruro ! Ils repartent pour Paris demain.

Mercredi 16/06/2004. Pisco Lima par bus.

Pour une fois, nous nous accordons une grasse matinée, car nous nous levons à 9 heures.

Le bus que nous prenons est un bus à service Royal; bien sûr, il n’y a que des touristes à bord.

Nous arrivons à Lima vers 17 heures 30, Régine négocie la course du taxi pour notre hôtel, beaucoup moins luxueux, mais non sans charme, qu’à notre arrivée au mois de mai dernier. Il s’agit d’une vieille demeure transformée en hôtel.

Nous sortons dîner dans un restaurant au service effroyablement lent (au moins pour la soupe de Régine, c’était pourtant une »soupe minute » !) et très bruyant (télévision avec match de foot).

Jeudi 17/06/2004. Lima.

Notre premier souci est de passer chez Ibéria, car il faut confirmer le billet de Régine et tâcher de changer le mien, car mon retour a bien lieu sur le même avion, mais je suis censé continuer jusqu’à Barcelone, ce qui ne m’intéresse guère, d’autant que cela me fait arriver à Paris 4 heures plus tard que Régine.

Il y a un monde fou chez Ibéria ! Certaines employées ne parlent qu’espagnol !

Nous avons le ticket 69.

Enfin, vient notre tour. La confirmation du billet de Régine est expédiée sans problème, mais pour mon changement d’itinéraire en Espagne, Iberia Pérou doit se mettre en contact par télex avec Ibéria Madrid pour savoir si c’est possible.

Nous devons être prévenus à notre hôtel par un coup de téléphone demain matin vers 8 heures 30, si c’est oui.

En attendant, nous partons visiter le musée archéologique et nous déjeunons en plein air. Il fait gris sur Lima.

Nous allons ensuite au marché indien, très décevant, un attrape-couillon pour touristes !

Pour revenir au centre ville, nous décidons (enfin, c’est Régine qui décide !) de revenir par un bus de la RATP locale.

Eh bien, c’est extrêmement difficile, d’ailleurs le guide Lonely Planet décrit assez exactement la problématique : « prendre un bus local à Lima tient souvent de l’exploit. Les véhicules sont lents et bondés, les lignes sont identifiables à la pancarte placée sur le pare brise. Ne pas se fier aux indications portées sur les côtés du bus. »

Bon, nous, nous ne savons pas quelle est notre direction et notre première question à un passant c’est de savoir vers où se situe le centre ville. Par contre, nous savons à peu près où nous voulons être déposés. Il n’y a pas à proprement parler d’arrêt de bus et donc pas de plan avec les stations desservies, il suffit de faire signe du trottoir.

Nous allons en arrêter plusieurs avant de trouver le bon, un qui va place Grau ! Cette place est à proximité de notre hôtel, pas trop loin à pied du centre.

A nous deux, nous en avons pour 2 soles soit 0,47 euro et l’aide chauffeur est aux petits soins pour nous ! Il va nous indiquer où descendre.

Régine fait de magnifiques efforts en espagnol, et nous nous retrouvons après une petite marche à pied, sur la place centrale.

Chocolat chaud, pour fêter l’exploit et glaces.

Taxi pour retourner à l’hôtel, il veut 10 soles, nous paierons 5, après négociation.

Il est 17 heures 15, la nuit commence à tomber et avec elle, le froid.

Vendredi 18/06/2004. Lima Paris par Iberia.

Viva Iberia ! Ce matin, nous recevons le coup de fil tant espéré : c’est possible ! Il ne nous reste plus qu’à passer de nouveau au siège pour que la modification prenne effet.

Il y a toujours beaucoup de monde, dont un Français qui trouve que les employées d’Iberia sont des flèches !

Une fois confirmé mon vol, qui devient en fait le même que celui de Régine, nous repartons à l’hôtel préparer nos bagages que nous allons laisser à la réception, car nous ne devons être à l’aéroport qu’à 16 heures 30.

Que faire en attendant ?

Tout simple, visiter un centre commercial à l’américaine, en périphérie de Lima, le Jockey Plaza, ouvert depuis 1997.

Nous nous y rendons en taxi et nous allons passer là nos dernières heures à Lima.

Les boutiques sont luxueuses : on retrouve toutes les grandes enseignes européennes. Les prix sont affichés en dollars et en soles. Le paiement se fait indifféremment en l’une ou l’autre des monnaies.

Je vais en profiter pour acheter une paire de Nike neuves, moitié prix par rapport à Paris, et je laisse en cadeau ma vieille paire. Régine va s’offrir un ravissant ensemble.

Nous décidons de repartir vers notre hôtel et nous cherchons un taxi. Nous en arrêtons un, mais visiblement, ce n’est pas ce qu’il fallait faire, car très poliment, une agent de police nous en fait descendre : elle nous dit que les taxis qui partent du centre commercial doivent être agréés et qu’ils ont des places de parking réservées. Bien sûr, ils sont plus chers qu’un taxi pris à la volée.

Qu’à cela ne tienne, nous nous mettons d’accord avec notre chauffeur de taxi pour qu’elle nous attende juste à la sortie du centre commercial, comme ça, le tour est joué !

Retour à notre hôtel, taxi pour l’aéroport, il y a un monde fou pour Madrid.

Derniers achats en soles, Régine s’ajuste au mieux avec des achats de confiserie, genre Mars. Au bout du compte, il nous reste 0,20 sole !

Le départ va se faire avec un léger retard.

Dans l’avion, juste devant nous, deux Françaises amies, mais l’une se met à pleurer à chaudes larmes. Je pense que c’est par ce qu’elle a quitté son petit ami. Régine a cru d’abord qu’il s’agissait d’éclats de rire. De fait, elle sanglote.

Son amie cherche à la consoler, en vain, puis se lève de son siége et va voir un steward.

En fait, il ne s’agit pas d’une peine de cœur…mais de peur : car dès que l’avion traverse des turbulences, forcément car nous survolons des montagnes, elle se met à pleurer.

Le steward (en anglais) fait de son mieux pour la rassurer, lui dit qu’il y en a pour une dizaine de minutes tout au plus et que tout est normal: la preuve, ils vont distribuer le dîner !

Ce sera ainsi pendant tout le trajet : dès qu’arrive une turbulence, un léger tangage de l’avion, elle se mettra à pleurer ! Prendre l’avion doit être un martyre pour elle !

Arrivés à Madrid, nous retrouvons notre aéroport assez confus mais nous avons le temps de prendre la correspondance pour Paris.

Bonsoir Paris!

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