Jean Marie Lambert

Les Seychelles (2011)

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Voyage aux Seychelles  du 28 octobre au 12 novembre 2011.

Vendredi 28 octobre 2011 : le départ vers Saint Denis de la Réunion et Victoria (capitale des Seychelles).

1Le vol Air Austral se fait de nuit (à l’aller comme au retour), ce qui est bien pratique, même si dormir est assez difficile…Le décalage horaire (hiver) n’est que de trois heures…

L’avion est plein…

A Saint Denis de la Réunion le samedi matin 29, changement d’avion, nous sommes emmenés par bus au pied de la passerelle et là, demi tour et retour dans le hall d’accueil de l’aéroport : il manque un membre d’équipage (malade) et Air Austral recherche un remplaçant…

Bref, nous décollons avec un retard de trois quarts d’heure (avion à demi plein) et nous arrivons donc en début d’après-midi à Victoria.

Bien sûr, le ciel est bleu, la chaleur est là (30°)…

Nous prenons un taxi pour rejoindre notre Guest House, sur la plage de Beau Vallon, face à la mer (il n’y a que la route à traverser !).

Nous n’avons plus qu’à nous installer et aller nous promener sur la plage. Nous passons devant un hôtel de luxe que Régine reconnaît (c’est sa deuxième visite aux Seychelles en 20 ans) : le Berjaya Beau Vallon ex Beau Vallon Resort…nostalgie, quand tu nous tiens…

La République des Seychelles!

On comprend mieux le pluriel quand on sait que le territoire se compose de 115 îles (455 kilomètres carrés en tout et pour tout)…dont trois principales : Mahé, Praslin et la Digue qui regroupent la quasi totalité de la population (83.000 habitants, dont 25.000 dans la capitale Victoria).

Française de 1756 jusqu’en 1814, date à laquelle elles passent sous domination britannique, les Seychelles deviennent  indépendantes en 1976, et chose assez rare, c’est un État qui est membre du Commonwetitleh et de la Francophonie….mais on roule à gauche !

Les trois langues officielles et parlées sont l’anglais, le français et le créole.

Nous dînons au Baobab, pizzeria fort honorable, les pieds dans le sable. Le pizzaïolo, en pleine forme, danse devant sa table de cuisson…C’est vrai que l’ambiance est cool !

Notre gîte n’est pas bien loin, et heureusement, car il se met à pleuvoir un peu dru…

Dimanche 30 octobre 2011. Beau Vallon.

Tout n’est pas rose aux Seychelles…

Peu de temps après l’indépendance, les Seychelles s’orientent vers un régime politique de type cubano/chinois : le parti dominant devient le parti unique…L’effondrement du bloc communiste dans les années 90 va entraîner une libéralisation du régime mais depuis 1976, c’est toujours le même parti qui est au pouvoir…

Économiquement, les Seychelles sont depuis longtemps sur la corde raide : la République importe la quasi-totalité de ce qu’elle consomme et son niveau d’endettement est élevé, les deux postes de rentrées de devises étant le tourisme (aléatoire !) et la pêche.

Il a beaucoup plu cette nuit, mais ce n’est rien par rapport à ce qui nous attend !

Lever à 8 h 30…Le soleil est déjà bien haut à l’horizon, il fait chaud. Nous partons nous promener sur la plage quand, tout à coup, la pluie se met à tomber : une pluie tropicale qui transperce les capes de pluie devenues vite inutiles…nous nous réfugions là où nous le pouvons : sous les arbres, mais on ne tiendra pas longtemps, sous un auvent en dur mais c’est très inconfortable de rester assis là, les bras ballants sur du sable mouillé, et, pour finir, nous nous réfugions dans un restaurant ouvert (un miracle !) : le Boathouse.

Nous y déjeunerons en contemplant la pluie qui ne cesse de tomber (les routes se transforment en ruisseaux, les ruisseaux en torrents…).

En milieu d’après midi, nous profitons d’une légère accalmie pour courir sous la pluie vers notre Guest House…et nous réfugier sous la couette. C’est l’arrêt de la pluie qui réveillera Régine  vers 19 heures !

Bref, une journée « perdue »….mais la soirée est beaucoup plus calme : la pluie cesse vers 19 heures…. 

La devise 

La monnaie officielle est la roupie seychelloise, mais les paiements en euros sont acceptés partout (il suffit de demander à ce que les additions vous soient présentées en euros).

Bien sûr, il faut quand même avoir quelques roupies dans son escarcelle pour régler des dépenses du type bus, bière, etc.…

Lundi 31 octobre 2011. Beau Vallon.

Il fait très beau temps ce matin et cela va durer des jours et des jours, c’en est même lassant à la fin !

Nous nous baladons à pied sur les hauteurs de Beau Vallon à la rencontre des fleurs, des arbres, des odeurs…et de la population locale (super cool et sympa !).

9Ensuite, un peu de plage et un bain chaud dans une mer très calme.

L’après midi, nouvelle balade par la plage, jusqu’à l’église Saint Roch.

Nous longeons l’hôtel Méridien (pas étonnant d’avoir des promotions sur cet hôtel, très beau, mais affreusement mal placé…).

Au retour, nous passons devant le restaurant « la plage » (à recommander, un peu cher) : sur la porte un petit mot qui date d’hier (le jour de désolation…) : « nous sommes fermés pour cause de mauvais temps ».

Il est vrai et nous le verrons plus tard à la télévision, que les dégâts ont été importants : glissements de terrain, routes coupées par la boue ou par les torrents d’eau, électricité défaillante…

Mardi 1 novembre 2011. Beau Vallon.

Journée faite de riens : plage le matin, puis balade sans intérêt vers l’hôtel Hilton

Se baigner !

L’eau est chaude et même parfois tellement chaude (le Praslin) qu’on voudrait ouvrir un robinet d’eau froide !

Inconvénient : il n’y a pas de profondeur et il faut aller assez loin pour ne pas se racler les genoux…

Par ailleurs, les autorités locales sont très soucieuses de la présence de requins et interdisent le snorkeling sur la plupart des sites.

Pour lutter contre ce phénomène,sur certaines plages, ont été installé des filets protecteurs : en quelque sorte on nage dans une piscine…

Mercredi 2 novembre 2011. Visite de la capitale.

Nous prenons le bus en début de matinée pour Victoria. Petite ville bien propre, avec quelques belles maisons créoles, assez animée et paradis du shoping !

A remarquer un temple hindou (les Seychelles sont « catholiques » à 90%, depuis l’évangélisation par des missionnaires français).

De là, nous nous dirigeons vers le marché : sur les étals d’énormes poissons magnifiques, des légumes abondants, des tissus et quelques objets artisanaux (colliers, bracelets, coquillages…).

Nous prenons un verre sur le port de plaisance avant de trouver la gare routière d’où nous prenons le bus de retour.

Nous commandons un taxi et préparons nos valises pour la journée de demain, car nous partons à la Digue dans la matinée.

Les réservations ! 

De Paris et par Internet nous avions réservé nos billets d’avion, nos billets de bateau (ils sont souvent pleins), nos Guest House et nos hôtels…, bref, tout !

Jeudi 3 novembre 2011 : de Mahé à la Digue.

Trajet sans problème entre le port de Victoria et la Digue à bord d’un catamaran tout neuf. Nous croisons en mer deux patrouilleurs…la quasi-totalité de la marine de guerre… 

Les Seychelles et la piraterie…

La marine de guerre Seychelloise est constituée de deux ou trois patrouilleurs, dons de l’Inde au moins pour l’un d’entre eux (le « Topaz »).

En avril 2010, la marine a  intercepté et coulé deux des trois bateaux de pirates somaliens qui avait pris en remorque un bateau de pêche seychellois.

Depuis, la marine veille, aidée par des avions d’observation suédois et luxembourgeois (!) basés à Mahé.

A l’arrivée à La Passe (port de l’île et « capitale » d’opérette), nous sommes sous le charme, car pas de voiture (elles sont interdites sauf les deux taxis et les camions de livraison, tout de même!) des vélos partout et l’impression de débarquer dans une île miniature…Une atmosphère de « club med' »…pas de richesse insolente).

Des chars à bœuf attendent les touristes…

La nuit commence à tomber (il est 18 heures) quand nous arrivons à notre hôtel, chez Marston, ce qui allait se révéler un choix excellent.

Vendredi 4 novembre 2011 : du vélo et de la plage…

20Avant de partir à l’aventure (!) nous réservons une balade en mer pour les îles Coco et Félicité, histoire de faire du snorkeling.

A vélo, nous roulons en direction de Grande Anse : la route, en fin de parcours, est difficile car très pentue et bien sûr, il fait chaud !

La plage de Grande Anse est belle (le sable est blanc, fin…mythique, quoi !) mais la chaleur difficile à supporter d’autant plus qu’il n’est pas question de se baigner, la mer étant toujours démontée à cet endroit de la côte….et qu’il n’y a qu’un seul filao sous lequel se protéger des rayons du du soleil !

Retour à la « ville » –le port-, nous achetons dans un « take away » ce qu’il nous faut pour déjeuner et nous nous installons en terrasse du restaurant « Tarosa ».

Vers 16 heures, nous partons vers l’Anse Source d’Argent : nous savons qu’à cette heure là, les touristes se sont repliés…Et effectivement, la plage sera pour nous tout seuls ou presque !

C’est exactement la plage qui figure sur toutes les cartes postales, guides, dépliants touristiques…et c’est vrai que c’est sublime !

Du sable blanc, des rochers de granit, des cocotiers et une eau très chaude (c’est un lagon, sans profondeur et sans vague, où l’on peut difficilement nager !).

Attention !

L’accès à la plage de l’ Anse Source d’Argent est payante (c’est une plage privée, elle appartient à l’Union Estate & Copra Factory)…

Au retour, nous longeons un enclos à tortues géantes, aménagé au pied d’un énorme bloc de granit.

Samedi 5 novembre 2011. La Digue.

La matinée commence par une balade à vélo du côté, et au-delà, de l’anse Patates. Comme le temps est à la pluie (très légère !) nous nous arrêtons à l’hôtel « Patatran village » puis à l’hôtel Océan où nous seront servis des jus de fruit hors de prix (nous n’avions qu’à faire attention…). Mais le comble,

c’et qu’en nous rendant la monnaie, la serveuse nous refile une pièce hongroise d’un forint. Heureusement, Régine y met bon ordre….

Au retour, nous nous arrêtons au super marché pour faire nos courses (pas grand-chose, mais tout de même du cheddar, des petits pains et beaucoup d’alcools).

Déjeuner rustique, repos, recherche du glacier (il existe !), pluie assez abondante (nous nous réfugions sous le parasol d’un take away…).

Vers 16 heures, nous repartons vers l’anse Patate avec la ferme intention de nous baigner. Avant d’arriver à destination, arrêt sur la plage de l’hôtel l’Orangeraie (hôtel à recommander, luxe de bon goût).

Le dîner, chez Marston, fut somptueux (langouste en plat principal, petit vin blanc sud africain et glace coco !).

Dimanche 6 novembre 2011. La Digue.

Départ pour une grande matinée de snorkeling avec deux « spots », destination : les îles Cocos et Félicité (île privée, on nous montre la propriété qu’aurait le footballeur Zinédine Zidane sur la fameuse île…).

Nous sommes partis à 4 dans un petit bateau à moteur.

Les fonds sont superbes, on a vraiment l’impression de nager dans un aquarium…mais comme nos appareils photos ne sont pas étanches…nos vues sont sur la mer et non sous la mer !

Au retour, nous enfourchons nos vélos et en route vers l’hôtel « château domaine Saint Cloud » : bel hôtel avec piscine mais vraiment très loin de tout…

Lundi 7 novembre 2011.La Digue.

Matinée passée à l’anse Patates : nous essayons vainement de nous y baigner, car la mer est tumultueuse. Il faut penser à mettre des chaussons de plongée à cause des galets qui rendent la baignade pas très agréable.

Bon déjeuner à l’hôtel Patatran.

L’après midi, nous filons vers l’hôtel Island  Resort, hôtel de luxe avec une belle piscine (3 mètres de profondeur !). Nous dégustons sur la terrasse face à la mer, un lait de coco, avant de piquer une tête dans la piscine…

Mardi 8 novembre 2011.Départ vers le Praslin.

La traversée en bateau se fait sans problème. A l’arrivée, nous prenons un taxi (15 euros, tarif syndical) pour notre hôtel (le Palm Beach), Grand’Anse.

L’hôtel est bien situé, pas trop loin de quelques commerces, notre chambre avec balcon est face à la mer…mais celle-ci n’est pas bien profonde : ce n’est pas là que nous pourrons nager…

Nous partons déjeuner (si je puis dire…) dans un « take away ».La façade s’orne d’un verset de la bible (ancien testament).

Nous y rencontrons un groupe de français (des marcheurs aux beaux mollets…).

La nourriture est infecte (du porc dégoulinant de graisse, avec du riz), il n’y a plus de boisson, aussi la tenancière nous invite à traverser la route pour aller acheter de l’eau dans l’épicerie d’en face…

Nous nous baladons ensuite dans « la petite ville » : quelques magasins de mode, une boutique de change (on en profite), un supermarché, une banque…

Vers 16 heures, nous piquons une tête (c’est marée haute) dans l’océan Indien : l’eau est tellement chaude qu’on a envie d’ouvrir le robinet d’eau froide…

Nous optons pour une sortie en mer dès demain : île Cousin, île Curieuse et îlot Saint Pierre…Régine demande et obtient une réduction puisqu’il est impossible de pratiquer le snorkeling en raison des requins…

Mercredi 9 novembre 2011. En mer…

Nous commençons par l’île Cousin : c’est une réserve ornithologique qui ne se visite qu’en groupe et avec un guide.

Elle est particulièrement protégée : notre bateau reste mouillé à quelque distance de la plage et nous sommes invités à monter à bord d’un petit bateau à moteur, lequel, prenant un peu d’élan, coupe son moteur avant d’échouer assez rudement sur la plage. La manœuvre a pour but d’éviter l’intrusion d’animaux (types rats) dans ce milieu naturel protégé.

Nous sommes acceuillis par une nuée de moustiques (forcément !), beaucoup d’oiseaux qui se laissent photographier mais aussi bon nombre de rampants et même d’araignées (géantes !).

Nous reprenons notre bateau pour nous diriger vers l’île Curieuse : nature débordante, tortues énormes (qui portent sur leurs dos des plaques d’identité…)…et très bon barbecue avec un peu de pluie, mais ce n’est pas grave, nous sommes à l’abri.

Sur le chemin du retour (si je puis dire !), nous passons à l’îlot Saint Pierre où normalement, il est possible de faire du snorkeling, malheureusement,

la présence de requins interdit une fois de plus toute baignade…

Notre après-midi se termine et nous rentrons au port…Nous rejoignons notre hôtel en passant par la plage et, oh surprise, nous apercevons deux raies de belles taille, se faufilant dans à peine 10 centimètres d’eau brûlante…

Jeudi 10 novembre 2011. Praslin en voiture.

Nous louons une voiture pour la journée (40 euros) et en route pour un tour de l’île avec comme destination privilégiée l’anse Lazio (une plage de rêve !).

C’est vrai que cette anse est superbe, bordée de takamakas et de cocotiers, limités de chaque côté par des blocs de rochers et il y a peu de monde (il est vrai que la plage est immense !). A gauche comme à droite, en mer, des enclos protégés par des filets permettent la baignade (filets qui délimitent en quelque sorte des piscines d’eau de mer…), toujours pour éviter les attaques de requins.

Régine va se livrer à son sport favori : le ramassage de coquillages…

16Au retour, nous nous arrêtons à l’anse Volbert pour y déjeuner. L’endroit est assez animé : beaucoup d’hôtels et de restaurants donnant sur la plage et des boutiques…

Nous filons ensuite visiter la Vallée de Mai, haut lieu des cocotiers de mer dont le fruit, dit cocofesse (poids jusqu’à 20 kilos) fait le bonheur des touristes (il figure comme tampon d’entrée sur les passeports…).

Cet arbre est endémique aux Seychelles et par prudence, il existe un autre lieu où trouver ces arbres, l’île Curieuse : si jamais, par malheur, un incendie venait à détruire cette vallée de Mai, on pourrait la reconstituer.

Le droit d’entrée est assez élevé (20 euros) et pour notre part nous avons été plutôt déçus.

Vendredi 11 novembre 2011. Praslin.

Journée de repos (on ne la mérite pas vraiment !) avant notre départ pour la Réunion. Lecture pour moi sur la plage, balade pour Régine à la recherche d’une crème anti moustique : une autochtone va la piloter…

Nous déjeunons au Britannia, hôtel très agréable avec une belle piscine dont le seul inconvénient est d’être à 300 mètres en arrière de la plage. Nous sommes les seuls clients mais les 12 chambres semblent occupées.

L’après midi est consacrée à la visite des magasins qui, bien sûr, vendent tous à peu près la même chose…

Nous réservons un taxi pour demain : les prix varient entre 20,15 et 10 euros !

Samedi 12 novembre 2011 : en route, en bateau, en avion vers la Réunion !

Gros problèmes de facturation à l’hôtel : il nous est compté du téléphone (que nous n’avons jamais utilisé !), et la TVA est généreusement comptée deux fois…Bref, des rectifications à faire…

La traversée en bateau se déroule sans problème sauf qu’un gros grain nous attend à l’arrivée à Victoria…mais Régine trouve une bâche plastifiée servant à abriter des bagages et qui nous abritera aussi…

Départ vers l’aéroport par la navette gratuite et attente : nous n’avons plus une seule roupie.

La bijouterie de l’aéroport est très bien achalandée : un bracelet serti de diamants à 7.200 euros…

L’avion (Air Austral) est à moitié plein et nous arrivons à Saint Denis de la Réunion à la nuit tombée…

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