Jean Marie Lambert

Équateur (2004)

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Équateur

Du 02/05/2004 au 12/05/2004.

Dimanche 02/05/2004. Envol de Guatemala Ciudad vers Quito (Équateur) et bus pour Otavalo.

C’est le père de famille qui va me conduire à l’aéroport international de Guatemala Ciudad. En fait, cet aéroport est plutôt centre ville !

Il est 5 heures ¼ du matin et le vol est prévu pour 7 heures du matin.

L’aéroport international est un véritable mouchoir de poche : il n’y a que 5 compagnies qui disposent de guichets d’enregistrement.

Le problème qui se pose à moi, c’est que j’ai acheté mon billet il y a cinq mois de cela par Internet et qu’à mon grand étonnement, la Cie Lacsa (Cie privée du Costa Rica qui dispose de deux avions, à ma connaissance) n’est pas représentée dans ce minuscule aéroport !

J’ai beau en faire le tour par deux fois, je vois bien les comptoirs d’enregistrement d’United Airlines, de Continental Airlines, de Cuba Air, d’Ibéria, de Tacsa mais rien qui ressemble à Lacsa !

Je sens mon inquiétude monter : la compagnie du Costa Rica aurait-elle fait faillite ?

Je vais droit au centre, interroger le comptoir d’information : j’y trouve un jeune qui, bien entendu, ne parle pas anglais. Cependant, il me fait comprendre que Taca et Lacsa vont de pair. En effet, je le saurai plus tard, Taca est la marque commerciale de plusieurs compagnies comme Aviateca, Nico, Lacsa et Taca itself !

Une fois compris ça, il n’y a plus de problème. Je donne mes derniers quetzals à une œuvre pour drogués.

Nous ferons escale à San José (capitale du Costa Rica), pour une petite heure et l’arrivée à Quito se fera vers 13 heures 30, comme prévu. Je règle ma montre sur la nouvelle heure. J’ai été attrapé une fois, mais pas deux !

Quelques mots sur L’Équateur.

Un très beau et très haut pays (Quito à 2.800 mètres, le point culminant, le Chimborazo à 6.310 mètres) et qui vaut beaucoup plus que le détour !

270.000 kilomètres carrés, à peu près autant ayant été annexé par le Pérou dans les années 40. C’est seulement en 1998 que les frontières avec le Pérou furent définitivement fixées !

12 millions d’habitants, 50% de métis, 40% d’Indiens, 8% de Noirs.

Sur le plan économique, l’Équateur est un pays de »coups ». D’abord le cacao, puis la banane, puis la crevette, puis le pétrole…Les recettes tirées de la vente du pétrole servent pour 75% à payer les fonctionnaires ! En principe, en 2020, les ressources pétrolières seront épuisées.

La monnaie nationale, le sucre, a été remplacée par le dollar US depuis septembre 2000.

L’influence française a été certaine, puisque Louis XV a envoyé une expédition scientifique dirigée par le naturaliste La Condamine. Au total, il allait rester plus de 8 ans en Équateur et a exploré l’Amazonie. Il y a découvert, entre autres, le caoutchouc.

La présence scientifique française allait durer jusqu’au début du XX° siècle.

Beaucoup d’institutions scolaires portent le nom de La Condamine et les théoriciens de la Révolution Française ont exercé une grande influence sur l’histoire du pays.

J’avais décidé de ne pas m’attarder à Quito, mais de filer tout de suite à Otavalo, sachant que le trajet en bus n’excédait pas 2 heures.

Il me reste à trouver un bus pour Otavalo ! Je quitte donc l’aéroport par taxi et je lui demande de me conduire au terminal de bus. Mon chauffeur se propose de m’emmener à Otavalo pour la modeste somme de 50 dollars! Le bus me coûtera 2 dollars! Il est admiratif devant les exploits du club de l’A.S Monaco !

Alors que nous sommes proches du terminal, mon chauffeur va arrêter un bus pour lui demander s’il va à Otavalo !

Comme Otavalo est son terminus, nous déchargeons le taxi et me voilà installé comme passager unique (mais pas pour longtemps !). Je paie mes 2 dollars, mais je n’ai aucun ticket en contrepartie !

Le bus va se hâter lentement dans la périphérie de Quito pour ramasser des passagers. A chaque arrêt, c’est une flopée de vendeurs en tout genre qui monte à l’assaut du bus, qui pour vendre des ice cream, qui des bananes, qui des cacahouètes…

Nous finirons par être assez vite complet.

A côté de moi, va s’asseoir une Andine typique, profil d’aigle, avec sa lourde natte noire tressée et son chapeau feutre de couleur verte façon tyrolienne, son ample jupe…et une forte odeur, mais bon, quand on voyage en individuel, on a du local ! Dans une rangée voisine, un homme à profil asiatique.

Les hommes sont eux aussi nattés.

ota2Nous arrivons à Otavalo (2.500 mètres, il fait frais dès que le soleil se couche) à 17 heures 30.

L’assistant du chauffeur de bus qui m’a pris sous sa coupe (je suis le seul étranger) me fait signe de descendre avant le terminus du bus (je me demande encore à quoi servent les terminaux de bus dans ce pays !), ce qui me permet d’entrer dans la ville en taxi.

Bien sûr, levé depuis 4 heures 30 ce matin, je suis légèrement fatigué !

Après une bonne douche, je pars me promener dans les rues d’Otavalo, qui, hors son marché, ne présente pas grand intérêt. Un petit peu d’Internet, installé juste à côté d’une autochtone en chapeau feutre et grosse natte de cheveux noirs.

Il se fait tard, mais les fanfares municipales sont toujours à l’œuvre !

Un dîner : 7 dollars. Une nuit d’hôtel : 13 dollars.

Lundi 03/05/2004. Visite d’Otavalo et retour à Quito par bus.

Les femmes sont vraiment superbement habillées avec leur grande jupe bleue marine, fendue sur le côté et leur corsage blanc. Hommes et femmes sont chaussés de sandalettes de corde.

ota1Les femmes sont coiffées d’un morceau de tissu, alors que les hommes portent le panama.

Je par visiter le musée d’anthropologie. Ils n’ont pas l’habitude d’avoir des visiteurs à cette époque de l’année et je suis très bien accueilli.

Il est temps de récupérer mon sac à dos et de partir pour Quito. Je demande à un taxi de me déposer au terminal des bus, mais comme la première fois, il n’en fera rien et c’est un bus que je prendrai à la volée, comme tout le monde !

A l’arrivée à Quito, le chauffeur fait descendre tous ses passagers avant d’entrer dans le terminus (c’est une manie !).

Il me reste à trouver un taxi pour me rendre à mon hôtel (le Jardin del Sol) situé dans le Quito moderne (par opposition au Quito colonial, nettement plus intéressant mais réputé dangereux).

Je me mets d’accord sur un prix de 4 dollars (en fait, ça ne vaut pas plus de 3 dollars, je le vérifierai lorsque je quitterai Quito).

Là va arriver un quiproquo assez drôle.

J’ai demandé à mon chauffeur de me conduire à l’hôtel « Jardin del Sol ». En fait, dans la même rue et presque en face, il y a un hôtel « Casa del Sol » et c’est là qu’il va me déposer.

Moi, je suis sûr d’être arrivé au Jardin del Sol et je fais affaire avec l’hôtelière. Ce n’est qu’en sortant pour me promener en ville que je m’aperçois de l’erreur ! Pas grave, car le Casa del Sol est un bon hôtel !

A Quito, une nuit d’hôtel pour 28 dollars, petit déjeuner inclus.

qui1Mon premier geste sera d’aller retirer de l’argent à un distributeur de billets. Les instructions sont en anglais ou en espagnol.

Je prends un taxi pour me rendre dans le Quito ancien, ou colonial. C’est une belle ville aux façades de maison colorées.

Je visite la cathédrale, l’église San Francisco et son musée attenant (la visite guidée est obligatoire et peut se faire en anglais). Nous sommes trois Français pour cette visite et le guide va nous expliquer que les Espagnols financent les travaux de rénovation. Il ajoutera que c’est bien le moins, compte tenu du mal qu’ils ont fait au pays pendant la période de colonisation !

A noter une crucifixion réalisée par les Indiens : faute d’autre modèle, les soldats romains sont en fait des soldats Espagnols…une revanche !

Il se fait tard (17 heures seulement, mais la nuit tombe vite), et je rentre à mon hôtel.

Mardi 04/05/224. Quito.

Visite du monastère San Diego. En principe, les visites se font à partir de 9 heures 30, il est 10 heures et la porte est obstinément fermée. Une passante compatissante cogne à la porte, en vain !

Au bout d’un quart d’heure d’attente, la porte s’ouvre : l’interlocuteur ne parle qu’espagnol ou italien. Je crois comprendre que la responsable est dans les couloirs et qu’elle va arriver. J’attends donc.

quito BArrive enfin la mère tourtière, munie de son trousseau de clefs.

Nous allons de salle en salle avec explications en espagnol. Je passe devant un tableau de Bosch me dit-elle, mais je pense que c’est plutôt une attribution.

Monastère et église valent la visite.

Après cela, je repars vers la place de l’Indépendance, place principale.

Je visite la Merced puis je pars vers le musée de la Banque Centrale. Splendide musée qui retrace l’histoire du pays de la préhistoire jusqu’à nos jours.

On y voit même les derniers billets en « sucre ».

     Je reste toujours étonné par la beauté des objets usuels, comme si elle était indispensable au genre humain, dès qu’il a su fabriquer des objets. Et en même temps, la guerre et la religiosité.

Visite du musée de l’Amazonie, musée privé. Le personnel est très sympa et de plus, je rencontre un Équatorien parlant Français !

Un déjeuner : 3 dollars.

Mercredi 05/05/2004. Quito Latacunga par bus.

Je demande à un taxi de me conduire au terminal des bus. En fait, il va me lâcher à la sortie du terminal et je n’ai plus qu’à attendre sur un terre-plein gazonné le passage d’un bus vers Latacunga !

lat2Je n’ai pas à attendre bien longtemps et le bus va se remplir petit à petit en maraudant dans les rues de Quito. L’assistant du chauffeur hurle la destination par la porte ouverte, les gens se précipitent pour monter, et voilà !

1 heure 30 après le départ, me voici rendu sur place.

Taxi pour me conduire à l’hôtel que j’ai choisi, mais pas de chance, c’est la première fois que cela m’arrive, l’hôtel est complet. Reste à en trouver un autre, plus cher, mais aussi plus confortable.

L’intérêt de la ville c’est surtout son volcan, le Cotopaxi, 5.897 mètres quand même !

Je n’ai pas l’intention d’en faire l’escalade, encore qu’une agence me le propose avec équipement fourni, y compris pour attaquer le glacier! Je refuse la proposition facilement et sans regret car ils me disent qu’il y a trois jours un touriste tchèque y a trouvé la mort par arrêt cardiaque !

Il faut rester raisonnable, et l’intérêt, pour moi, c’est surtout de savoir si je vais ou non éviter le mal des montagnes. C’est utile de le savoir, avant de passer au Pérou et en Bolivie.

Bref, je choisis un trek plus tranquille : le tour du lac Limpiopungo pour la journée de demain.

Jeudi 06/05/2004. Trek autour du volcan Cotopaxi.

L’agence va fournir tout l’équipement : poncho en cas de pluie et jambières pour protéger de la pluie, gants de laine, casquette, lunettes de soleil, bonnet…

Là, j’ai vraiment l’impression d’être à Madagascar ! Le départ se fait avec une heure de retard, le chauffeur s’arrête pour acheter des bananes, puis stoppe une deuxième fois pour le pain et une troisième pour l’essence !

Nous sommes à 5 dans cette voiture 4×4 : le chauffeur, le guide, un couple de Hollandais et moi.

Eux, les Hollandais, partent pour une virée de 2 jours. Lui fait Sciences-Po à Amsterdam.

Notre guide a 29 ans, il est guide depuis l’âge de 15 ans. Il s’appelle Marcello, style hippie, très sympa. Il me dira que l’Équateur est un pays riche pour quelques-uns !

Il nous raconte avoir accompagné il y a peu deux Allemandes pour une descente de rivière en Amazonie, à la pagaie pendant 24 jours, s’arrêtant pour dormir, en général, dans des communautés indiennes.

Notre balade est beaucoup plus modeste et commence à 4.100 mètres. Il y a des vaches à cette altitude, il est vrai que nous sommes juste un peu en-dessous de l’Équateur.

Déjeuner auprès du lac.

Certains recoins sont tapissés de déchets plastiques.

Je rentre vers le taxi en laissant mes deux compagnons à leur sort.

Arrivé au taxi, je trouve un couple d’Italiens.

Amusant de constater que nous sommes nous 5 avec une même langue d’origine, le latin.

Vendredi 07/05/2004. Latacunga Banos Puyo Riobamba par bus.

Je prends de bonne heure (7 heures du matin) un taxi, pour qu’il me mette sur la Panaméricaine où j’ai des chances de trouver un bus direct pour Puyo.

En fait, il va n’en faire qu’à sa tête et peut être a-t-il raison. Il me dépose juste à côté d’un bus qui est en partance pour Banos et de là, me dit il, je n’aurai qu’à prendre un bus pour Puyo.

Le bus est confortable, ça change…

Nous allons d’abord nous arrêter à Ambato pour laisser et pour prendre des passagers.

A Banos, c’est le terminus : il faut que je prenne un bus en direction de Puyo : par chance, il va juste partir.

Banos est une ville très particulière : située au pied du volcan Tunguraha, elle a été évacuée en fin 1999 car le volcan devenait menaçant. L’armée a occupé les lieux pour éviter les pillages, en fait, elle a pillé pour son propre compte, suivant l’adage « on n’est jamais mieux servi que par soi-même ! »

Apprenant cela, les habitants sont revenus en force pour réoccuper leurs maisons : manifestations monstres, 1 mort…

Depuis, ils sont toujours là, mais la ville sous alerte rouge, est théoriquement évacuée car la menace reste réelle, les scientifiques pensent qu’en un quart d’heure la ville peut être rayée de la carte !

La nuit, on entend le grondement sourd du volcan ! Bonjour l’ambiance !

La route de Banos à Puyo est superbe, on longe une rivière dans laquelle se jettent des torrents et plus loin, la jungle.

puy1Nous sommes arrêtés pour contrôle par la police. Elle relève les noms des passagers du bus après présentation du passeport.

Arrivé à Puyo, ville moche, il ne me reste plus qu’à en repartir pour Riobamba. Je trouve un bus direct en partance à 12 heures 30, c’est bien !

J’arrive à 16 heures 30 à Riobamba après avoir subi la vente ambulante et ambulatoire : nous avons eu le droit à la vente de brosses à dent, puis un autre vendeur a proposé une plante médicinale ! L’intérêt, c’est que pendant ce temps là, le circuit vidéo est coupé.

Je descends à l’hôtel Monte Carlo et je m’aperçois que j’ai emmené avec moi la clef de ma chambre de mon hôtel précédent…

J’avise la réceptionniste et je lui explique tout cela en espagnol et je lui demande de renvoyer la dite clef par courrier. Il m’en coûtera 2 dollars.

Je file ensuite trouver une agence de voyage car je veux faire un mini trek sur le Chimborazo, la plus haute montagne de l’Équateur (6.310 mètres).

Il s’agit de partir du refuge1 pour aller au refuge 2, c’est-à-dire de passer de 4.800 mètres d’altitude à 5.000 mètres. Pour moi, c’est beaucoup, car mon précédent record c’est la montée en ascenseur de la tour Eiffel (324 mètres avec l’antenne) !

Bien sûr, on est conduit en 4×4 jusqu’au refuge 1 !

L’agence de voyage à qui je m’adresse comprend ce que je veux (c’est un classique!), malgré l’espagnol !

J’ai rendez-vous à mon hôtel pour un départ demain matin à 8 heures. Je dois être de retour vers midi.

Je me renseigne également à la gare pour un ticket de train Riobamba Alausi : le ticket se prend la veille, c’est-à-dire demain et le guichet ouvre vers, certains me disent 15 heures, d’autres 17 heures…

Je me renseigne aussi pour savoir s’il est possible de prendre un bus à la descente du train vers Cuenca. Tout colle !

Samedi 08/05/2004. A nous deux, Chimborazo…

A 8 heures pétantes, se présente mon chauffeur, un homme de 70 ans accompagné par sa femme.

Ils vont me hisser au niveau du refuge 1. De là, j’ai une heure pour faire l’aller retour. Il fait beau temps, mais il y a de la brume au fur et à mesure de la montée.

L’inquiétant quand on démarre le sentier, ce sont les plaques commémoratives qui rappellent le décès en montagne de jeunes hommes alpinistes français, équatoriens, boliviens, espagnols, morts en montagne à la moitié de mon âge ! Il est vrai qu’ils ont voulu aller jusqu’au sommet, ce que je me garderai bien de faire !

chim1Au bout d’une demie heure bien pesée, j’arrive au refuge 2. L’altitude, si elle ne met fait pas tourner la tête m’essouffle beaucoup !

Au refuge 2 je rencontre 4 Suissesses qui me précédaient de peu et qui me complimentent sur ma résistance. Peu après, arrive un Autrichien habitant l’Allemagne et qui est un ancien d’Alcatel Allemagne, où il occupait le poste de responsable des exportations vers l’Asie. Il a 60 ans, s’aide de deux bâtons de ski, et me dit que c’est probablement la dernière fois qu’il peut monter aussi haut !

Il doit se rendre au Pérou où il va retrouver des amis pour faire le sentier qui mène au Machu Pichu.

Je redescend doucement vers le refuge 1 et je retrouve mon chauffeur mais aussi deux vigognes pas trop farouches

J’ai droit à une tasse de thé bien chaud et bien sucré, et nous rentrons sur Riobamba.

C’est vrai que le retour sur terre engendre une bonne fatigue : je me repose à l’hôtel avant de ressortir pour me procurer mon billet de train Riobamba Alausi.

J’arrive à 16 heures: le guichet de réservation n’est pas encore ouvert, il y a une petite foule de touristes qui attendent pour la plupart depuis 15 heures. A 16 heures 45, allez savoir pourquoi, le guichet ouvre enfin et deux préposés délivrent le précieux billet à condition de présenter patte blanche, c’est-à-dire le passeport, et 11 dollars. Le billet est confectionné à la machine à écrire (un doigt !) et ressemble à s’y méprendre à un billet d’avion !

Dimanche 09/05/2004. Départ de Riobamba par le train et arrivée à Alausi. Bus Alausi Cuenca.

Le voyage va se passer sur le toit du train, accessible moyennant un supplément de 1 dollar pour lequel on vous donne un coussin. Il fait un peu froid là-haut et on prie le ciel pour qu’il ne pleuve pas car une fois le train démarré, il est impossible d’en descendre pour se réfugier dans un wagon ! A la grâce de Dieu !

En fait de train, il s’agit d’une locomotrice avec un wagon passager inclus.

Les paysages sont sublimes.

Les gens saluent le passage du train, c’est l’événement de la journée !

Nous allons nous arrêter une fois avant le terminus et ma voisine de toit qui est marocaine (elle apprend l’Espagnol), cherche à acheter une paire de gants en laine.

La vendeuse lui demande 5 dollars, je lui suggère de faire une offre à 2, et l’affaire se fait. Comme compliment, elle dit me trouver aussi efficace qu’un Marocain pour le marchandage !

Arrivé sur le coup de 16 heures à Alausi, je cherche un bus pour Cuenca, il y en a un qui doit partir à 16 heures 30.

Il n’y a pour l’essentiel que des locaux, mis à part un petit groupe de touristes australiens.

L’une d’elle fait l’objet d’un harcèlement amoureux de la part du guide! Il lui fait « chaque jour je vous trouve…. » Je n’arrive pas à lire la suite ! La belle répond. Il renvoie une pochette d’allumettes avec peut être une proposition de rendez vous, mais la belle la lui retourne, est ce bon ou mauvais signe ? Je ne le saurai jamais !

Arrivé à Cuenca, il est assez tard, et fatigué de la cuisine locale, qui soi dit en passant ne présente pas grand intérêt, je file dîner au Mercure local (hé oui ! On a ses faiblesses !). Curieusement, la serveuse va demander mon nom pour établir une facture. C’est bien la première fois qu’on me demande mon nom pour payer une note de restaurant en liquide !

Un dîner au Mercure de Cuenca : 12 dollars !

Lundi 10/05/2004. Cuenca.

Ma chambre est à 14 dollars, petit déjeuner inclus.

Visite du musée des cultures aborigènes. La personne qui tient la billetterie inscrit d’autorité dans la colonne nationalité « Français », je lui demande pourquoi! Elle me répond que mon accent m’a trahi !

La présence d’une population noire tient au fait que ceux-ci ont été « importés » lorsque les Espagnols ont décidé de « protéger » les Indiens sous l’influence de Las Casas.

Visite du musée religieux et du musée de la Banque Centrale. Balade dans les vieux quartiers. Nombreux fabricants de panamas.

La ville est agréable, tranquille, mais franchement, la classer comme patrimoine de l’humanité, c’est peut-être un peu beaucoup.

Mardi 11/05/2004. Visite du site d’Ingapirca et retour à Cuenca.

C’est le seul site Inca intéressant de l’Équateur.

J’arrive un peu tôt au terminal de bus, car je tombe sur la femme de ménage !

Après un peu d’attente, embarquement pour le site : nous sommes 3 passagers, un couple de Hollandais et moi.

Monte un local, qui fait le tour des bus en partance. Il mendie et explique en montrant son ventre qu’il doit subir une opération mais qu’il n’a pas l’argent pour ça.

Juste à la sortie du terminal, le bus est pris d’assaut par les locaux : en fait, ils montent tous là pour éviter d’avoir à payer une taxe de 0,10 dollar d’utilisation du terminal !

Je discute un peu avec les Hollandais, couple de 34 et 30 ans. Ils me complimentent, non pas pour mon espagnol, mais pour mon anglais : ils trouvent que je parle bien cette langue, pour un Français, ajoutent-ils !

La visite du site est passionnante.

Le retour à Cuenca se fait sans problème et je fais connaissance d’une famille équatorienne. Je prends en photo les deux petites filles : la plus jeune est si contente du résultat qu’elle va embrasser l’écran !

Taxi pour me conduire à l’hôtel. Par ma portière, mon chauffeur achète des bonbons à une petite vieille toute voûtée, il m’en donne un à goûter.

Vu des Ladas et même une Dacia !

Je prends mon billet pour Loja, dernière étape en Équateur avant de passer au Pérou.

Mercredi 12/05/2004. Cuenca Loja en bus.

Le départ est à 7 heures du matin, 200 kilomètres de trajet.

Les paysages sont très beaux, tantôt très arides ou très verts selon irrigation ou non.

 

Loja est une ville sans intérêt, disons que c’est une étape obligatoire pour franchir la frontière avec le Pérou et la journée de demain va sûrement être très longue, départ sous le coup de 7 heures du matin et mon arrivée à Chiclayo, au Pérou, se fera à 21 heures !

A suivre…le Pérou !

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