Jean Marie Lambert

Chypre (2010)

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Quinze jours à Chypre.
Du 1 novembre 2010 au 15 novembre 2010.

 Soyons clairs : il s’agit d’un voyage par défaut car, notre souhait, c’était le Mali …

Mais bon…Le Ministère des Affaires Étrangères ayant suspendu toutes les missions humanitaires -en tout cas dans la région de Mopti-, Régine, qui devait travailler dans un orphelinat, n’a pas eu d’autre solution que de rendre son billet d’avion et j’ai fait de même…

Donc, nous voici à la recherche d’une destination de remplacement (car les congés ont été posés !) avec un critère bien précis : pas de pluie, du soleil, de la chaleur…

Après un rapide examen de la mappemonde et tenant compte du fait que nous n’avions pas envie de faire plus de 4/5 heures d’avion, c’est Chypre qui a été choisie…

Lundi 01/11/2010. Arrivée à Larnaca ou Larnaka.

104Nous avons pris un vol régulier assuré par la Cie nationale, la Cyprus Airways.

Il est 20 heures 30 quand l’airbus (à moitié vide…) se pose à Larnaka.

Le menu servi à bord n’invite guère à l’exotisme : tortellini à la…provençale, vin français, plaquette de beurre breton, seule la bière est locale…

La température est douce bien que nous soyons en début de soirée…

Pas de change (Chypre fait partie de la zone euro), un taxi trouvé facilement et, qui, pour 15 euros nous emmène à notre hôtel réservé depuis Paris.

Nous avons choisi l’EasyHotel pour son emplacement, assez pratique quand on veut visiter la ville mais assez éloigné du front de mer.

On s’aperçoit tout de suite que l’ EasyHotel fait partie du groupe Easy Jet…même graphisme, même orange agressif, mobilier vert garanti tout plastique, très kitsch…tout cela est très fonctionnel (le bloc lavabo- toilette- douche fait irrésistiblement penser aux sanitaires JC Decaux) mais cela conviendra pour nos deux nuits…Le petit balcon est sympa mais nous servira peu : les rues sont très bruyantes.

Mardi 02/11/2010.Larnaca ou Larnaka…

La nuit fut mauvaise car la circulation ne s’arrête guère.

Au petit matin, le ciel est bien bleu, la température douce (23/24°) et nous partons d’un bon pied prendre notre petit déjeuner chez « Costa ». Dans l’ascenseur, un anglophone nous demande d’où nous venons et s’inquiète de savoir si Paris est « safe »…de quoi je me mêle !

Chypre, une île très convoitée…

Car au centre des échanges commerciaux et guerriers entre l’Orient et l’Occident.

Au XVIII siècle avant JC, les Crétois installent leurs premiers comptoirs.    Les Grecs colonisent, puis les Romains et pendant la période des croisades, les Français (cathédrales champenoises et châteaux forts).

Puis vient le temps des Vénitiens pendant un siècle et enfin, celui des Ottomans pendant trois siècles. La Turquie doit céder l’île en 1914 au profit des Anglais et Chypre devient colonie britannique en 1925, jusqu’en 1960, date de l’indépendance.

Les britanniques conservent alors deux bases militaires et les Chypriotes, la conduite à gauche et la pratique de l’anglais…

En 1974, les Turcs envahissent l’île (9.300 km carrés) et provoquent une sécession qui porte sur 40% de la surface du territoire.

Seule la Turquie reconnaît la soi- disant République Turque de Chypre du Nord.

La frontière ente la République de Chypre (780.000 habitants dont 10% d’étrangers –essentiellement des Anglais) et la RTCN (220.000 habitants dont la moitié « importée » de Turquie, si je puis dire!) est assez hermétique: les points de passage, contrôlés par l’ONU, se comptent sur les doigts d’une main.

Les langues parlées sont le grec chypriote (très proche du grec continental) et en RTCN, le turc chypriote (pas goûté, mais je pense qu’il est très proche du turc continental…)

Nous partons à la découverte de la ville, côté culturel…Nous suivons tout simplement le parcours proposé par le guide Évasion, publié chez Hachette.

Une déception : le musée archéologique est fermé pour cause de grève (on connaît, vu qu’on vient de Paris !).

Notre promenade se fait avec un grand beau temps qui ne nous quittera d’ailleurs pas pendant tout notre séjour : pas une goutte de pluie…

Nous longeons la mer, la plage est séparée des buildings par une route à double sens. Beaucoup de restaurants et de cafés en bordure de route, à l’intérieur de la ville pas mal de boutiques de luxe : on sent que les îliens bénéficient d’un niveau de vie tout à fait comparable au nôtre…

De nombreux appartements neufs à vendre : les offres sont faites en grec, en anglais mais aussi en russe…

Nous visitons le château fort, continuons notre marche dans le « vieux » Larnaca (pas de buildings mais des petites maisons de pêcheurs) toujours en longeant la mer, et nous déjeunons dans une taverne que nous avait indiquée une amie, passée par là l’année précédente…puis, nous rentrons sagement vers 16 heures 30.

Nous dînons assez tôt dans un café restaurant tout proche de l’hôtel : beaucoup de jeunes (mais avec une séparation de fait entre les filles et les garçons), des tables où l’on joue aux cartes (on pourrait même jouer au Monopoly), et la télévision sur plusieurs écrans géants, caractéristique commune, hélas, à tous les restaurants chypriotes…

Mercredi 03/11/2010.

Départ de Larnaca ou Larnaka vers Famagouste en « européen » ou Gazimagusa en « turc » ou Ammochostos en « grec », pour ensuite, Nicosie ou Lefkosia ou Nicosia, c’est dire la diversité des panneaux routiers !

La première chose à faire c’est de nous rendre à l’aéroport pour prendre livraison de notre voiture, chez Avis…

C’est très dur de trouver le bus qui va nous conduire à l’aéroport, tout simplement parce que nos guides (3 !) nous donnent le même renseignement erroné : le bus ne se prend pas en ville, comme ils le prétendent, mais sur la route qui longe la plage, près de l’hôtel « les Palmiers ». Faut savoir parce que ça ne se devine pas !

Bref, nous montons dans le bus et nous arrivons vers 8 heures 45 devant le comptoir d’Avis.

 

Avis…à la population ! 

Je me dois de signaler que nous avons eu un grave problème de facturation avec cette Cie !

Nous avions réservé de Paris, par Internet, à un tarif tout à fait satisfaisant : 13 jours pour 118 euros (il est vrai que nous sommes hors saison).

Je laisse l’empreinte de ma carte de crédit et nous prenons livraison d’une Ford Fiesta.

Tout ira bien, y compris la dépose au retour à l’aéroport de Larnaca, en temps et en heure.

La surprise viendra de la facture finale : non seulement il y aurait lieu de contester le plein d’essence (au prix du litre, 1,10 euro maximum, Avis a réussi à remplir de 54 litres un réservoir qui, selon les données du constructeur ne peut contenir que 46 litres…) mais surtout, ce qui est proprement scandaleux, je me vois prélever des frais divers, égaux à la moitié des 118 euros que j’ai payé de Paris !

Ces frais divers sont des frais de parking et autres !

Aucune raison de me voir imputer des frais de parking ! Ni des frais autres !

Je réclame, je tempête, par email, rien ne se passe, pas de réponse…Avis joue la montre !

J’écris, et là, oh miracle (!), j’obtiens un remboursement de 40 euros.

Ça ne fait pas le compte, mais Avis bénéficie de ma lassitude !

La livraison de la voiture, une Ford Fiesta, se fait sans problème et nous prenons la route vers Famagouste…à la recherche d’un point de sortie de la République de Chypre vers la République Turque de Chypre du Nord…

Les routes et les portions d’autoroutes (gratuites !) sont en excellent état.

La surprise vient des limitations de vitesse : on a le droit à du 30 km/h, du 50 km/h, du 60 km/h, du 80 km/h, du 100 km/h (sur autoroute) et, bien sûr, de la conduite à gauche…

La sortie, nous la trouverons à Vrysoulles, où nous trouverons aussi les guérites des douanes respectives. Il nous faudra payer 20 euros au titre d’une assurance auto, pour entrer en RTCN…

En RTCN, flottent toujours deux drapeaux côte à côte : celui de la RTCN et celui de la Turquie. Il est vrai qu’en République de Chypre, il en est de même et il est extrêmement fréquent de voir les drapeaux Grec et Chypriote côte à côte…c’est dire l’ambiance fraternelle qui règne entre les deux et les quatre républiques !

Nous arrivons à Famagouste et nous visitons la vieille ville, ses remparts et ses églises (transformées en mosquées et pour certaines d’entre elles criblées ou même en ruine, suite aux  combats entre Grecs et Turcs en 74).

Les touristes sont peu nombreux, les commerçants très affables, mais comme la RTCN est une république inconnue au bataillon, elle est le lieu de tous les trafics : en vente, une quantité phénoménale de contre façons (Vuitton, Dolce Cabana, Adidas, Lacoste etc.…etc.…).

Les euros sont acceptés comme la livre turque, le change se fait sur la base d’un euro pour deux livres turques (un écart de 10% en notre défaveur…).

Nous reprenons la route, direction Nicosie.

Difficile de trouver le point de passage pour entrer à Nicosie : il faut passer par Metehan (quartier extérieur de Nicosie) et là, retour en République de Chypre…et à Nicosie-centre.

La circulation dans Nicosie est délicate, se garer est mission quasi impossible : heureusement nous arrivons pile dans la rue ou Régine avait repéré deux hôtels.

J’arrive à garer la voiture sur un emplacement interdit et pendant que je me gare, Régine va négocier notre chambre au Classic Hôtel.

L’hôtel peut nous accueillir mais une nuit seulement…bref, nous trouvons non loin de là un deuxième hôtel (le Castelli) qui nous accueillera la nuit suivante…

Reste à « caser » la voiture pour 48 heures : nous la garons dans un parking « privé » tout proche (en fait, un immeuble démoli) pour 20 euros, après discussion avec la « tenancière ».

Nous sortons dîner, d’un mezze et d’un poulet grillé pour 27 euros à nous deux. C’est beaucoup trop ! Nous en concluons que le mieux pour les jours à venir est de partager un repas pour deux !

Petit tour pour retirer de l’argent au guichet DAB d’une banque : le DAB s’exprime en grec, en anglais, mais oh surprise, également en français !

Jeudi 04/11/2010. Nicosie.

Nous déménageons tôt le matin et passons du Classic Hôtel au Castelli…

Puis nous nous promenons dans les rues de la ville en suivant l’itinéraire proposé par notre guide.

Nous commençons par la visite du musée archéologique puis nous visitons des églises (très belles !), une belle demeure (celle du drogman Hadjigeorgakis) et enfin, nous longeons la « frontière » qui sépare les deux « Nicosie ». Cette frontière est faite de bidons métalliques remplis de sable, de maisons détruites, de guérites soldatesques, bref, la sottise humaine dans toute sa splendeur…

Le dîner, nous le prendrons au Kath’odon, dernière maison avant le passage frontalier ouvert aux piétons. Le serveur grec parle très bien le français : il a fait ses études à Lille et à Montpellier et nous dit avoir un master de grec moderne.

Vendredi 05/11/2010. En route vers le massif du Troodos. Hébergement à Platres.

Nous partons à 10 heures du matin (on est en vacances !), et la sortie de ville est assez difficile et c’est un peu par hasard que nous trouvons la bonne route.

Il faut dire que les panneaux de signalisation sont, pour nous, placés curieusement : les bifurcations ne sont pas indiquées 50 mètres avant mais quasiment à la hauteur même du virage à prendre…

Nous nous arrêtons à Peristérona dont nous visitons l’église (icônes remarquables) : nous avons de la chance car juste après notre passage, l’église ferme.

Nous prenons un café sur la place, beaucoup de consommateurs mais pas de femmes, certains jouent au tric trac, la population est âgée, donc tout est très calme…

Nous filons vers Kakopétria mais nous nous arrêtons en chemin à Asinou (église avec peintures murales). Une équipe de télévision est sur place.

Arrivés à Kakopétria, nous cherchons et finissons par trouver le vieux village mais l’hôtel qui nous avait séduit est d’un prix trop élevé et à l’écart de tout…

Nous en cherchons d’autres, mais en vain : nous ne sommes plus en saison touristique et l’offre est très réduite…

Nous décidons donc, après avoir pris un petit café sur la place du village, de partir pour Platres où l’offre est peut être plus abondante…

L’hôtel Edelweiss est charmant, mais ne peut pas nous prendre pour dimanche : ils attendent un groupe d’allemands.

L’hôtesse nous conseille le « Petit Palais », où nous trouverons le gîte.

Les hôteliers sont bien contents de nous voir, il est vrai que le village parait vide d’habitants…comme les vastes parkings, qui paraissent, tout d’un coup, parfaitement disproportionnés !

Nous négocions une chambre avec balcon, au calme, pour les cinq nuits à venir, 50 euros par jour au lieu de 55…

Vers 19 heures 15 (on dîne tôt !) première et dernière expérience d’un vin local…

Autant il fait chaud dans la journée, autant il fait froid le soir quand le soleil se couche (jusqu’à 13° vers 21 heures): il faut dire que nous sommes quand même à 1.100 mètres d’altitude.

Samedi 06/11/2011. Platres.

Journée voiture et marche !

Nous sommes en montagne, même si le point culminant n’est qu’à 2.000 mètres, les routes sont en excellent état, mais très sinueuses, à deux voies, et quand on va « vite » on ne dépasse guère les 40 km/h…

Nous visitons Ayos Nikolaos tis Steyis (les peintures sont superbes !) puis nous déboulons sur la place principale de Kakopétria où nous prenons un café.

Cette petite ville (1.300 habitants) est beaucoup plus animée que Platres (village de 250 habitants permanents mais 10.000 en pleine saison…), bref, pour qui veut séjourner dans le massif des Troodos, mieux vaut Kakopétria que Platres surtout hors saison !

Nous remontons au col du Troodos, pour y déjeuner (il y a là un hôtel, bien situé pour les randonneurs, mais isolé de tout et fermé à cette saison) puis nous partons pour une grande balade à pied…

Retour à Platres, village mortel (!) avec quelques restaurants ouverts, quelques hôtels en activité, quelques boutiques la plupart fermées…mais des banques et un syndicat d’initiative…

Nous arrivons quand même à acheter des canettes de bière à déguster sur notre balcon, au soleil déclinant, accompagnées de cacahouètes que nous baladons depuis Famagouste…suite à un achat généreux de Régine auprès d’un pauvre hère qui traînait sa charrette…

Dimanche 07/11/2010. Platres.

Premier souci : trouver une pompe à essence !

Deuxième souci : savoir ouvrir le bouchon du réservoir ! Heureusement, un Chypriote sympa me donne un coup de main !

Le paiement se fait soit en carte bancaire soit en liquide, nous sommes dimanche et les pompes sont en automatiques…

Départ pour nos visites cultuelles et culturelles : église Panayia tou Arakou (nous arrivons à midi, heure de la fermeture, mais on nous laisse entrer…), puis nous filons vers Stravos tou Ayiasmati, pas facile à trouver et il nous faut faire demi-tour car la clef (et le guide !) sont à prendre au café du village (Platanistassa).

C’est le grand-père qui va nous accompagner.

A notre grande surprise, une de ses petites filles parle le français, elle a visité Paris et surtout ce qui facilite sûrement l’apprentissage de la langue de Molière, elle a son petit ami à Nantes…

Notre guide ne connaît que le grec et va nous lire le « mode d’emploi » de l’église en grec, pas grave, l’église est belle et les peintures (fin du XV° siècle) parlent d’elles mêmes.

Nous retournons au village où nous attend notre repas de midi…il est 14 heures 30…et nous sommes les seuls clients.

On nous sert des kakis (production locale), du raisin, des frites, des saucisses, des oeufs, du fromage….et un verre de vin, toujours pas terrible !

Nous rentrons sur Platres et son désert, le ciel est couvert, mais pas de pluie…

Lundi 08/11/2010. Platres.

Aujourd’hui, c’est la journée de la route des cerises, qui va nous mener d’abord au monastère de Kykko puis dans la vallée des cèdres.

Nous aurons quelques difficultés à trouver notre route, mais rien de bien grave.

Visite du monastère (mosaïques impeccablement neuves, le monastère a été reconstruit au XIX° siècle après un incendie) et de son musée (très intéressant).

La vallée des cèdres, c’est plutôt décevant, peut être et même sûrement, vaudrait il mieux la parcourir à pied.

Arrêt à Pedoulas où nous déjeunons dans un bon petit resto (« la montagne rose » ) avec feu dans la cheminée, ce qui n’est pas inutile…il y a là un car de touristes allemands, 4 ladies d’un âge avancé, 4 gens du cru, et nous deux.

Nous recommandons les yaourts, absolument délicieux, sucrés au miel du pays et additionnés de cerises conservées en bocal.

44D’ailleurs, nous achetons un de ces bocaux…que nous oublierons dans la voiture lorsque nous la déposerons à l’aéroport de Larnaka…

Nous retournons à Platres et continuons notre route pour visiter le charmant village d’Omodos aux maisons très bien conservées et le monastère qui date du XIX° siècle. Bien sûr, la contrepartie, c’est que c’est un village hautement touristique même si en cette saison le touriste se fait rare…étonnant le nombre de commerces tenus par des asiatiques (comme à Nicosie d’ailleurs !).

Il est 17 heures, il commence à faire très frais et la nuit tombe…nous rentrons !

Les restaurants !

Dans les sites touristiques, comme Platres, ce sont de grandes salles carrelées, type cantine, bordées souvent  aux  quatre extrémités par des larges écrans plats de télévision qui diffusent à jet continu des programme sportifs…Visiblement ce sont des salles dédiées au tourisme de masse…

Souvent, dans un angle, la machine à repasser et des jeux vidéos…

Rien de très intime, la décoration est minimaliste, les menus très stéréotypés et la cuisine sans inventivité…

Mardi 09/11/2010. Dernier jour à Platres.

C’est la journée de la vallée de Marathassa.

Avant de partir excursionner, nous passons à l’office du tourisme (divisé en deux parties : le massif du Trodoos et le tourisme en général à Chypre…) : nous aurons ainsi la liste de tous les hôtels de Chypre, ce qui nous sera utile pour la suite de notre voyage.

Nous repartons en direction de Pedoulas où nous visitons l’église (Saint Michel Archange, XV°siècle) et Régine profite de l’absence de toute surveillance pour prendre des photos (sans flash, bien sûr !).

En face, le musée d’art byzantin et ses icônes (photos interdites).

Nous repartons vers Moutoullas avec l’intention de visiter l’église de la Panayia : elle est fermée et dans le voisinage, nul n’a la clef…Nous nous contenterons de visiter le cimetière tout proche : c’est affolant de voir autant de tombes, dans un si petit village, de jeunes hommes tombés les armes à la main lors de l’invasion de l’île par l’armée turque.

Nous déjeunons dans le village, sur une terrasse, en plein soleil et pour 20 euros pour nous deux, nous aurons droit à deux cocas, des tomates et des olives et à un ragoût de mouton avec sa couronne de pommes de terre.

Nous reprenons la route vers Kalopanayiotis pour visiter le monastère de St Jean Lampadistis.

Le monastère est superbe, fort bien situé, et c’est Régine qui trouve comment entrer dans l’église (la clef est bien sur la porte mais il ne suffit pas de la tourner bêtement…).

Nous visitons ensuite le musée attenant et allons prendre un café.

Dans ce café, trois autochtones dont le Pope qui regardent à la télévision la diffusion d’un office religieux.

Nous revenons à Platres par le mont Troodos et nous nous arrêtons pour faire les boutiques, bon, aucun intérêt…on s’en doutait !

La poste de Platres est ouverte (elle n’ouvre qu’en fin d’après midi, peut être parce que nous sommes hors saison touristique) et Régine achète des timbres pour sa collection (toute temporaire !) de cartes postales. La postière est là avec ses deux petites filles qui jouent…à la postière !

Mercredi 10/11/2010. Départ vers Polis avec un arrêt à Paphos.

Nous sommes tôt ce matin : il est 8 heures 30 quand nous montons dans notre Ford Fiesta.

Direction Paphos ou Pafos : nous trouvons facilement le centre archéologique avec les 3 maisons aux sols de mosaïques romaines.

La ville de Paphos paraît très agréable, avec un beau front de mer, mais bien sûr, c’est un endroit très touristique.

Nous reprenons la route pour Polis et arrivés sur place, nous cherchons un hôtel.

Le Marion nous parait bof (!) et trop loin de la mer et nous cherchons le Natura Beach. Nous avons du mal à le trouver et nous prenons la dernière chambre disponible, face à la mer, avec une petite terrasse : l’hôtel a toute ses chambres en rez de chaussée et une piscine correcte.

Vers 15 heures, nous prenons notre déjeuner au bar : fêta, salade de tomates.

La brochure de l’hôtel est rédigée en anglais et en allemand, rien en grec ni en français.

Nous sortons en ville (c’est assez loin de l’hôtel) : beaucoup de restaurants avec d’immenses salles vides car il y a peu de touristes en cette saison, des bijoutiers en veux tu en voilà (la ville est réputée pour ses orfèvres). On construit énormément et beaucoup d’appartements sont en vente (avec des annonces en russe et en anglais).

Retour vers 17 heures, il commence à faire frais car le soleil se couche.

Régine m’offre l’apéritif : c’est une épreuve incroyable ! Le barman ne sait pas faire un simple Martini Gin…et pas de cahouétes !

Jeudi 11/11/2010. Polis.

81Journée farniente : plage le matin sur les transats mis à disposition, puis, voiture et déjeuner dans une taverne de poissons dans le village de Latsis ou Lachi. Nous poursuivons notre route pour nous rendre aux bains d’Aphrodite, petite marche sur le sentier : l’endroit est protégé de toute construction.

Dîner à l’hôtel, il y a deux groupes d’allemands, soit une quarantaine de personnes.

Vendredi 12/11/2010. Polis-Limassol (ou Lemesos) par Kourion et Pissouri.

Le site de Kourion vaut le déplacement : c’est une ville antique avec son théâtre de 7.000 places (construit par les Grecs, réaménagé par les Romains) et ses maisons avec mosaïque.

Nous filons ensuite vers Pissouri, charmante petite cité, un peu endormie (faute de touristes !) où nous allons prendre un café.

Nous reprenons notre voiture pour arriver à Limassol et là, nous avons un gros problème de sens interdits, de demi tours non autorisés, bref, c’est assez difficile de s’y retrouver…d’autant que la ville s’étend sur 15 kilomètres de long.

Un peu par hasard et après beaucoup de transpiration, nous finissons par trouver l’hôtel que nous avions choisi : hélas, il est complet mais l’hôtesse d’acceuil nous indique un confrère (Kanika Pantheon Hotel, pas donné !) où nous trouverons une chambre.

Une fois installés, nous sortons en ville nous promener le long de la mer.

Le dîner se fera à l’hôtel, au bord de la piscine.

Samedi 13/11/2010. Limassol.

Nous prenons le bus pour nous rendre à la « old tower » et visiter ensuite la mosquée. Après un bon petit café nous allons au marché : beaucoup de produits frais, bien présentés.

Ensuite, visite de l’église Ayia Napa et nous flânons dans les rues commerçantes de Limassol (dont l’avenue Makarios, les « Champs Elysées » locales).

Nous déjeunons fort tard dans un restaurant qui surplombe la mer et d’ailleurs, comme nous sommes à marée haute (rien de semblable avec celles de l’océan Atlantique !) nous sommes, de temps à autre, gratifiés de gouttes d’eau.

Nous retournons à notre hôtel, il fait une température insoutenable dans la chambre (29° !), la climatisation ne fonctionne pas…Régine descend à la réception pour y apprendre que la climatisation est coupée en hiver (nous sommes en hiver…) et que le temps est exceptionnellement chaud !

Quand le soleil se couche, nous avons quand même une température de 28°, seulement !

Dimanche 14/11/2010. Limassol-Larnaka, par Kiti.

Nous nous arrêtons à Kiti où nous visitons l’église (XI° siècle, agrandie par les Francs) : une très belle église, avec icônes et mosaïque.

Nous arrivons à Larnaka et comme nous connaissons la ville, nous n’avons aucun mal à trouver notre hôtel (les Palmiers).

Il y a quinze jours lorsque nous sommes passés pour nous renseigner sur le prix des chambres, elles étaient à 60 euros la huit : aujourd’hui, c’est 40 euros…).

Nous avons vu sur la mer à partir de notre balcon, en tordant un peu le cou, il est vrai !

Nous garons facilement la voiture (les parkings sont vides et gratuits le dimanche, l’un allant avec l’autre, sûrement !).

Petite balade en ville, déserte, les magasins sont fermés : en règle générale, ils ferment le samedi à partir de 15 heures).

Nous trouvons cependant un « toute la presse »ouvert et nous en profitons pour acheter « le Monde » daté du jeudi 11 novembre, à 2,31 euros…

Petit café italien en bord de mer, retour à l’hôtel et lecture sur la terrasse…préparation des valises pour notre départ…

Lundi 15/11/2010. Larnaka-Paris.

Réveil à 6 heures du matin, direction la voiture et l’aéroport. Nous la rendons en temps et en heure (la surprise sera « parisienne ») et n’avons plus qu’à attendre notre vol retour.

Rien de particulier à signaler, l’avion n’est évidemment pas plus plein au retour qu’à l’aller…mais qu’il fait froid à Paris !

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2 Commentaires

  1. marty

    Bonjour

    Pourriez -vous me dire si on peut se baigner dans la mer au mois de novembre ?
    A quelle température est l’eau

    par avance merci

  2. Jean Marie Lambert

    Jean Marie Lambert

    en novembre, l’eau est à 22 degrés…(recherche sur google…)

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