Jean Marie Lambert

Chine (2007)

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Voyage en Chine du 25/09/2007 au 25/10/2007.

Ou les tribulations de trois faguoren*…

(* ça veut dire Français, en mandarin !)

Les préparatifs.

Les trois faguorens en question ne sont autres que ceux qui ont parcouru l’Iran… en mai 2006 !

Nous optons pour le circuit « historique » proposé par Lonely Planet, à ceci près que nous ne le faisons pas dans le même sens (pour cause de fête nationale, qui encombre routes, avions, trains et hôtels…).

Ceci étant, nous devons réserver notre hôtel à l’arrivée à Beijing : ce sera fait par l’intermédiaire d’Expédia.

Nous devons réserver également un trajet en avion de Beijing vers Dunhuang et le retour vers Xi’An ainsi que les hôtels à Dunhuang, Xi’An et Hua Shan …

Pour Xi’An, c’est facile : nous réservons un hôtel Ibis.

Pour le reste, et c’est là que les choses se corsent, nous faisons appel et confiance à une agence chinoise (Chine Evasion), dégottée sur Internet.

C’est vrai, notre interlocuteur écrit un excellent français mais nous avons des problèmes de compréhension et tout nous semble fort lent alors qu’Internet c’est quand même super rapide!

Bref, il n’y a plus de place « économique » sur le vol Beijing Dunhuang, seulement des premières (l’armée aurait réquisitionné les places !).

Problème sur les hôtels : ce ne sont pas ceux choisis par nous, mais ceux avec lesquels travaille l’agence qu’elle retient, et encore, l’un deux est rayé de la liste car il ne prend pas les paiements à distance…Bon, tout parait, vu d’ici, terriblement compliqué et nous n’aurons bouclé nos réservations que 5 jours seulement avant notre départ.

Et cerise sur le gâteau, nous devons virer les fonds non sur le compte de l’agence mais sur le compte du patron de l’agence (dit le « boss »), personne physique…Imaginez faire un chèque à l’ordre de M.Spinetta, président d’Air France !

En clair, je me suis posé la question de la réalité de l’agence jusqu’au bout… (en fait, elle existe bien…).

Pour les visas, les choses vont être beaucoup plus simples : le consulat est parfaitement organisé pour les traitements de masse…

Pour déposer les dossiers, un cerbère, qui vous fait asseoir par rang de 5 dans des siéges baquets type sécurité sociale et l’on progresse de rang en rang jusqu’au guichet… des guichets types SNCF, ça va vite !

Pour retirer les dossiers : deux guichets, un où l’on paye et l’autre où l’on retire le précieux passeport…

En avant pour l’aventure !

Absolument indispensable : le guide de conversation édité par le Guide du Routard !

Merci, Marie d’y avoir pensé !

 

Mardi 25/09/2007.Paris/ Beijing.

Le vol choisi est le vol du soir (18 heures 55, Air France): nous arriverons à Beijing le lendemain en fin de matinée.

Poids de la valise : 15,9 Kg et 81,4 Kg pour le bonhomme ! On verra ce que cela donnera au retour…

Avis affiché au niveau du contrôle de police : « suivre la ligne jaune », c’est bien le moins quand on se rend en Chine !

Dans l’avion, un siège est réservé à l »interprète ».

Mercredi 26/09/2007.Beijing.

Attention : une fois l’avion posé et arrivé sur son aire de déchargement, pas question de quitter son siège sans avoir obtenu de la part des Autorités Chinoises l’autorisation de débarquement, et cela est rappelé plusieurs fois par le chef de cabine qui fait rasseoir l’audacieux qui ose se lever !

Passage rapide des contrôles de police, à noter un compteur à disposition du passager qui peut ainsi noter son degré de satisfaction (ou l’inverse) en appuyant sur un bouton : on juge ainsi la rapidité et l’amabilité des fonctionnaires de police…Idée à retenir !

1gmUn peu de change, recherche d’un taxi (il y en a beaucoup) mais le chauffeur ne sait pas trop où est l’hôtel.

C’est un problème récurrent : les chauffeurs de taxi ne disposent pas de plan de ville, n’ont pas de lunettes (c’est très cher !), alors pas facile de s’y retrouver même si nous avons toujours pris soin de donner nos adresses en chinois.

Ce qui frappe, d’entrée de jeu, c’est l’immensité de la ville, la multitude de gratte-ciel (habitations et bureaux, plus ou moins beaux) sans plan d’urbanisme apparemment bien défini (il faut dire qu’il y a trente ans, il n’y avait aucun immeuble à étage, donc tout parait neuf).

Ce qui surprend, c’est aussi une circulation très dense mais qui reste fluide : on a vraiment l’impression d’être dans des   autos tamponneuses mais dont le but est d’éviter tout contact. A ce niveau c’est de l’art !

2gmCe qui étonne, c’est la qualité des voitures : elles sont neuves ou quasiment, et le nombre d’Audi (de préférence, les gros modèles, toujours noires et aux vitres teintées) au Km carré, dépasse ce que l’on peut imaginer, y compris dans les capitales occidentales.

Où est passé Mao ?

Enfin, nous arrivons au Red Wall, un hôtel bien situé, tout près de la Cité Interdite.

Le taxi nous délivre une facture automatiquement imprimée sur son tableau de bord.

Pour avoir accès à nos chambres, réservées et payées à l’avance, il nous faut laisser chacun une caution de 500 yuans (soit 50 euros).

Dans chaque chambre, un petit comptoir de présentation de produits en vente : préservatifs, rasoir, jeux de cartes et aussi un « médicament » (probablement un spermicide) censé tuer les germes du HIV et des MST…

Une fois installés, nous sortons visiter la Cité Interdite : énormément de monde. Il est vrai que nous entrons dans la période dite de la « golden week », celle de la semaine de congé payé des Chinois…

Puis, nous déambulons autour de la Cité Interdite pour remonter à notre hôtel.

Beaucoup de circulation, beaucoup de vélos et de scooters et aussi beaucoup de vélos électriques…

Aux arrêts de bus (le numéro du bus est peint sur le trottoir), des placeuses chargées d’organiser les files d’attente, perpendiculaires au trottoir. Elles sont armées d’un microphone.

Il est 18 heures, la nuit tombe sur Beijing et il se met à pleuvioter.

Nous décidons d’aller manger près de notre hôtel, dans une gargote tenue certainement par un musulman (caractères arabes à l’entrée et sourate sur un mur).

La salle est propre, à la Chinoise (mieux vaut ne pas poser son sac à dos sur le sol carrelé !).

A la table qui jouxte la notre, 6 locaux qui dévorent force brochettes, plats de légumes, nouilles…et comme nous manifestons un intérêt évident pour la nourriture qu’ils ingurgitent, une jeune convive, qui parle trois mots d’anglais (c’est souvent suffisant !), nous propose de nous servir sur leur plateau car ils en ont trop ! Imaginez une scène comme celle là à Paris (ou ailleurs !).

Dîner simple : brochettes de poulet, riz, soupe, une bière et une eau, le tout pour 30 yuans, soit un euro par personne.

Après dîner petite balade et achat de 4 oranges, 1 banane, 1 pêche, fruits qui vont nous coûter aussi cher que le dîner.

Nous apprendrons le lendemain, que les oranges de couleur orange sont des produits d’importation, donc chers, alors que les oranges à peau verte sont produites localement…et sont à un prix raisonnable.

Programme de demain : prendre contact avec l’agence Chine Evasion pour visite des tombeaux Qing et de la Grande Muraille de Simatai…

Jeudi 27/09/2007.Beijing.

Notre premier petit déjeuner en terre chinoise ! Nous le prenons dans un petit bouiboui le long de la Cité Interdite : crêpes fourrées aux légumes, sortes de petits pains, café, thé (il y a beaucoup de feuilles de thé dans l’eau chaude)…Tout ça est assez difficile à avaler, car la « formule » petit déjeuner n’existe pas en réalité (sauf dans les hôtels ayant l’habitude de recevoir des touristes occidentaux) : il s’agit en fait d’ingurgiter un repas identique au déjeuner ou au dîner.

9gmNous achetons une carte de téléphone car nous avons à contacter l’agence Chine Evasion pour notre programme de demain.

Pas facile de téléphoner d’une cabine : certaines sont en panne, d’autres refusent obstinément de suivre les instructions affichées (en anglais, heureusement !), bref, après plusieurs essais infructueux, nous réussissons à joindre l’agence, non sur le poste fixe, mais sur le mobile.

10gmPierre va voir ce qu’il peut faire et doit nous rappeler ce soir vers 19 heures.

Nous, nous partons visiter le palais d’Eté où nous allons passer la journée.

Visiblement, les jeux olympiques sont passés par là (comme dans toute la ville): certains bâtiments sont refaits à neuf. Tout est très propre.

Les massifs de fleurs : il y en a partout ! mais quand on s’approche, on s’aperçoit qu’il n’y a pas de terre du tout : les fameux massifs sont, en fait, des fleurs en pots plastiques noirs serrés les uns contre les autres et déposés à même le sol…

Nous allons déjeuner d’une saucisse piquée sur un bâtonnet et d’un bol de nouilles lyophilisées.

Dans un des jardins du Palais, un Chinois va nous offrir des haricots cuits à écosser : c’est très bon et comme il voit bien que nous apprécions, il va nous donner tout son paquet.

Vers 15 heures, le temps se couvre et nous rentrons à l’hôtel. Beaucoup de circulation.

Vu à Beijing !

Un conseil pour les propriétaires de chiens parisiens ou d’ailleurs !

Quand votre chien s’apprête à crotter, mettre un papier journal sur le sol, inviter le chien à s’y placer, attendre le résultat des courses, rouler le papier journal en boule et le jeter !

C’est plus facile que de ramasser à la main les excréments de votre animal familier !

 

A 19 heures 30, Pierre n’a toujours pas rappelé…Nous cherchons à le joindre sur son portable, mais sans succès : la journée de demain parait bien compromise !

11gmNous partons dîner (il est tard pour un Chinois qui dîne en général vers 18 heures 30).

14gmSur notre chemin, nous rencontrons une Basque qui habite à Shanghai depuis 5 ans, Monsieur, qui y travaille, s’y plaît beaucoup. Elle s’y ennuie depuis 5 ans.

Nous visitons un supermarket : le dépôt des sacs à dos est obligatoire. Nous achetons de l’eau, des bonbons (à distribuer, pas à manger), et trois gâteaux blancs pour notre petit déjeuner du matin.

Le dîner se passe fort bien, la carte est en anglais (approximatif !) et nous dépensons 109 yuans à nous trois soit 10 euros par tête, ce qui est beaucoup !

Un problème au moment de le commande : lorsque Marie commande une soupe, la serveuse nous amène trois bols de soupe.

Ce problème de commande va nous poursuivre tout au long de notre périple : il semble que les Chinois ne puissent pas comprendre qu’à trois il puisse y avoir trois repas différents…nous sommes censés manger tous les trois la même chose, d’où des plâtrées…

Nous sortons une carte de la ville pour nous repérer par rapport aux tours de la Cloche et du Tambour que nous souhaitons visiter : aussitôt, un cycliste s’arrête pour nous demander si nous avons besoin d’aide, puis ce sera un commerçant…

C’est dire que contrairement à une idée toute faite qui était mienne, je le confesse, le Chinois est attentif aux étrangers…

Bref, nous prenons un taxi qui stationne devant l’hôtel : mais le chauffeur ne comprend pas où nous voulons aller ! Il fait appel à son dernier client, lequel ne comprend pas non plus mais qui a l’idée de téléphoner avec son portable à un ami qui parle anglais…Mais difficile d’expliquer par téléphone ce que nous voulons…Heureusement, notre Pékinois si aimable revient vers nous : il a compris où nous voulions aller…Nous voilà sauvés !

Le taxi va nous y conduire pour 10 yuans (ce qui est le montant de la prise en charge, laquelle est variable selon les villes, par exemple, c’est 6 yuans à Xi An).

Nous nous promenons donc dans le quartier des deux tours : il fait nuit, il est tard (22 heures passées), mais les boutiques de coiffeur sont encore ouvertes.

Nous retournons à l’hôtel, je vérifie auprès de la réception : pas d’appel téléphonique…

C’est à 23 heures 15, alors que je glisse doucement dans les bras de Morphée, que Pierre va appeler…Il n’a aucune possibilité à nous offrir, ni pour demain, ni pour après demain…Il me dit que ce sont les vacances et que tout est surbooké…Me suggère de prendre un taxi et m’indique un ordre de prix : 1.000 yuans pour la journée.

Vendredi 28/09/2007. Beijing.

Nous décidons de prendre notre petit déjeuner au bout de la rue perpendiculaire à notre hôtel dans un café qui loue des vélos : pour tout dire, c’est un café où nous pouvons prendre des petits déjeuners à la continentale…

Le patron de ce café (l’Alley Café) a tout compris : il offre une nourriture occidentale, loue des vélos, met à disposition l’Internet gratuit pour ses clients, est en cheville avec une agence de voyage…avec laquelle nous allons faire affaire : l’histoire est bouclée en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire…Demain matin rendez vous à l’hôtel pour un départ à 7 heures, destination : les tombeaux Qing et Simataï. Le tout pour 1.800 yuans, chauffeur et guide anglophone inclus.

Aujourd’hui, c’est la journée vélo ! Mais avant de partir à la conquête des couloirs à vélo (nombreux, larges, bien aménagés – il faut dire que les Chinois viennent du vélo pour aller vers l’automobile, mouvement inverse du nôtre qui revenons de l’auto vers le vélo-), nous décidons de nous promener dans le parc de la Colline de Charbon (il est interdit de fumer dans le parc !).

20gmBeaucoup de monde dans ce parc et surtout des gens qui font leur gymnastique quotidienne au son d’un lecteur de K7.

Il règne une atmosphère de paix et de joie, loin des encombrements de la ville toute proche et de sa grisaille.

Si je dois choisir une image de Pékin et de ses rues, ce sera celle de cette jeune femme, d’une trentaine d’années, belle, heureuse, dansant avec son bébé qu’elle tient à bout de bras…

21gmLa visite du parc se poursuit et nous escaladons la colline principale (108 mètres, s’il vous plaît !). Là, Marie va poser pour l’éternité, déguisée en impératrice : tout est bien si ce n’était les chaussures…

Puis, nous prenons nos vélos et partons au gré de notre humeur et du parcours suggéré par Lonely Planet…Facile de rouler en vélo dans les rues de Pékin : les pistes cyclables sont nombreuses et bien protégées ou bien respectées).

Visite de Hutongs (ruelles anciennes aux constructions basses, parfois rénovées, le plus souvent délabrées, insupportables quant aux conditions d’hygiène élémentaires…), achat d’une pâtisserie à un marchand ambulant, visite du temple du ciel, flânerie le long d’un lac…et nous reviendrons à notre hôtel la nuit tombée (bien sûr, les vélos de Pékin n’ont ni phare ni catadioptre mais les autres usagers de la route sont très attentifs aux vélos, même de nuit…).

Samedi 29/09/2007. Les tombeaux Qing et Simataï, où notre première rencontre avec la Grande Muraille !

Départ de l’hôtel à 7 heures du matin…le retour se fera à 19 heures 20 !

Notre guide est une toute jeune femme, parlant un bon anglais. Normalement, elle ne travaille pas le samedi.

Fille de paysans, elle aide financièrement ses parents qui ne pourraient pas s’en sortir sans elle, car ils ont dû emprunter pour qu’elle puisse faire ses études à l’université (anglais et civilisation américaine).

Nous commençons par la visite des tombeaux Qing.

Et là, j’ai une grande surprise : je fais connaissance avec les toilettes à la Chinoise !

Une fois visité le tombeau de l’impératrice Cixi (haut lieu touristique), diligenté par une envie pressante, je me précipite vers les toilettes : l’endroit est très propre mais…il y a 5/6 trous alignés les uns à coté des autres, de 50 cm en 50 cm, creusés à même la terre, aucune cloison entre ceux ci, et un local est accroupi sur l’un de ces trous, pantalon baissé, regard absent, en pleine défécation ! C’est tout de même un spectacle étonnant !

Précision : de tout notre voyage, ce fut la seule toilette « communautaire » que j’aie rencontrée.

Déjeuner dans un restaurant, cher déjeuner (210 yuans à trois), celui de l’agence dont une des spécialités est le poulet aux champignons. Très vite, émergent de la cassolette les deux pattes maigres et griffues du volatile…

Puis visite du site de Simataï : c’est une porte d’accès, assez civilisée (téléphérique) à la Grande Muraille. Mais comme nous avons passablement traîné en route, nous n’aurons qu’un quart d’heure de circulation sur la Grande Muraille !

Retour à Beijing, toujours beaucoup de circulation.

Nous réservons auprès du bagagiste de l’hôtel un taxi pour demain matin (notre avion décolle à 7 heures 20). Le bagagiste demande 250 yuans, nous refusons et finissons par transiger à 200 yuans. C’est du vol (si je puis dire, car il s’agit de prendre l’avion !) et nous le savons, mais comme nous devons partir à 5 heures du matin, nous ne nous voyons pas chercher un taxi à une heure aussi matinale.

Dimanche 30/09/2007. Beijing Dunhuang.

Nous sommes dans le hall de l’hôtel à 5 heures du matin. Nous récupérons nos cautions sauf Jean qui se voit retenir 13 yuans pour utilisation de la bouilloire mise à disposition dans chaque chambre (à moins qu’il ne s’agisse d’un ou deux sachets de thé).

Le taxi nous emmène rapidement à l’aéroport (à cette heure, pas beaucoup de circulation).

Comme nous voyageons (une fois n’est pas coutume !) en première classe, nous passons les contrôles de police dans une filière spécialement aménagée, loin des autres passagers…

Puis nous attendons, non dans la salle d’enregistrement, mais dans un lounge (salle d’allure tout à fait soviétique) réservée à la 1° classe, où nous pouvons déjeuner (café, thé Lipton, œufs, plats locaux…) et même utiliser Internet.

Vient l’heure de l’embarquement : nous sommes conduits directement à l’avion par un minibus à 4 passagers dont nous 3.

Il n’y a que 8 places en première dans cet avion, comble par ailleurs : présence de groupes, comme le Chinese Culture Club, et d’américains portant fièrement le pins d’Harvard.

Rien ne nous permet de déceler la présence de l’armée populaire chinoise (ou alors ce serait vraiment des anciens combattants…), comme le prétendait l’agence de voyage…

Arrivée sous une pluie légère.

La ville est neuve et tirée au cordeau.

Notre hôtel est majestueux mais tout à fait dans le style soviétique (en tout cas, pour ce qui concerne le hall d’accueil, immense et froid).

La pluie, la pluie : c’est ce qui explique que les grottes (nous sommes venus de Beijing exprès pour les visiter) soient fermées au public.

Reste à espérer une accalmie pour demain !

Donc, nous avons à tuer le temps (celui d’une après midi)…

Déjeuner (très long, mais ce n’est pas grave, 52 yuans à 3), rencontre d’un couple de Français, 66 ans chacun, qui se balade en Chine depuis déjà quelques semaines et qui nous font part de leurs expériences.

Visite du musée, poussiéreux…Une seule salle en chinois/anglais, les autres exclusivement en chinois.

Visite du marché, bien pourvu en produits de toute sorte.

C’est l’heure de la sortie de l’école (nous sommes dimanche 17 heures…) et les gamins, cartable au dos, rentrent chez eux avec leur tabouret de plastique à la main…

Court retour à l’hôtel, la pluie a enfin cessé (qu’en sera-t-il demain ?).

Jean se fait cirer les chaussures et bien sûr, contestation au moment de payer (nous avons eu le tort, et ce ne sera pas la dernière fois) de ne pas demander au préalable le coût du service…

Dîner dans le marché dans une petite boutique très propre où l’on mange à la vue des passants (certains nous font des petits signes amicaux de la main).

Balade dans la rue avant de rentrer à l’hôtel, Marie va se faire masser les pieds (pour 70 yuans), il est neuf heures quand elle y entre, et dix quand elle en sort, soit une ½ heure par pied !

Lundi 01/10/2007. Dunhuang et ses grottes !

Le tapis de l’ascenseur est changé tous les jours et il est « daté » : ce qui permet de savoir immédiatement quel jour on est…

Miracle ! Il ne pleut pas!

Donc, ce matin, visite des grottes de Mogao.

Nous nous y rendons en taxi, il nous reprendra vers midi.

Nous rencontrons sur place un charmant jeune couple de Français, kinés tous les deux et qui ont tout quitté (c’est-à-dire tout vendu) pour s’offrir un voyage autour du monde, d’un an ou plus si affinité…Ils partent du principe (pas faux!) qu’ils devront travailler jusqu’à 75 ans avant de pouvoir partir à la retraite, donc autant profiter maintenant de ce temps de jeunesse (ils ont 26 et 21 ans) pour voyager.

Cela fait près de 9 mois qu’ils circulent (ils s’arrêtent de temps en temps pour exercer leur métier et se remplir les poches avant de repartir). Et elle a bien besoin de fromage, de pain frais et de vin (du Médoc de préférence !).

Nous allons être 5 pour faire la visite des grottes avec une guide francophone, tout à fait intelligible. La visite ne peut se faire qu’avec un guide et les photos sont interdites.

De retour à Dunhuang, nous déjeunons de délicieux raviolis, rue Shichang Xiang.

Puis taxi à nouveau, pour les grottes aux mille Bouddhas. Visite décevante, car peu de grottes ouvertes sauf à accepter de payer directement au gardien un surcoût déraisonnable à nos yeux.

Il nous demande 200 yuans et nous n’avons pas le réflexe de discuter de la somme (nous ne sommes sur le territoire que depuis peu…).

Sur le chemin du retour, nous demandons au chauffeur de nous arrêter dans la vieille ville de Dunhuang (reconstituée), c’est un décor de cinéma et il a d’ailleurs servi comme tel !

Nous filons voir la dune (120 yuans de droit d’entrée, c’est trop cher pour voir une dune de sable reconvertie en parc d’attractions avec ULM, chameaux, petit train…).

41gmNous décidons d’aller boire un verre à une guest house toute proche. Le patron nous accueille chaleureusement et va nous offrir une grappe de raisin sans pépin à la peau très fine (délicieuse).

43gmPuis, à 18 heures 30, nous retrouvons notre taxi pour un retour en ville.

Notre dîner va être un désastre au point de vue prix : nous le prenons dans le marché de nuit et nous nous faisons plumer en beauté, mais comme nous n’avons pas demandé avant de nous asseoir les prix, nous payons la somme pharamineuse (toutes choses étant égales par ailleurs) de 150 yuans pour trois fois rien !

Achat d’un sachet d’abricots séchés (avec leur amande, c’est très bon) pour 30 yuans (la vendeuse en voulait 40).

42gmAu lieu de me rendre la monnaie sur le billet de 50 yuans que je lui donne, elle me tend un deuxième paquet…

Je décide d’ailler faire un tour du côté de la maison du pied et je m’y fait masser.

Instruit par l’expérience de notre dîner, je discute du prix demandé et accepte à 60 yuans.

J’entre dans une petite salle à quatre fauteuils, genre fauteuil première classe avion, où je me retrouve seul avec 008, ma masseuse, toute jeune, aux joues bien roses, mais pas frêle pour un sou ! Il y a même la télé, mais je ne demande pas à ce qu’elle soit allumée.

En fait, il n’y a pas que les pieds qui sont en cause dans cette histoire : il y aussi les doigts des mains, les bras, les mollets, le cou et le dos.

Bref, une heure qui fait du bien !

Mardi 02/10/2007. Départ pour Xi An.

Aéroport provincial.

Dans les toilettes hommes, au dessus de chaque urinoir, un tableautin coquin…

Un Chinois m’offre du raisin, je lui offre à mon tour un de mes abricots achetés la veille.

Vol sans histoire dans un avion qui n’est pas plein.

Arrivée à Xi An, nous avisons la délicieuse employée de l’office du tourisme pour qu’elle nous traduise en chinois l’adresse de l’Ibis où nous avons réservé nos chambres. Elle nous conseille vivement le bus (25 yuans par personne) pour nous rendre au centre ville plutôt que le taxi (150 à 200 yuans). Après, nous dit elle, vous n’aurez qu’à prendre un taxi pour vous rendre à l’hôtel (10 yuans).

Aussitôt dit, aussitôt fait…

Le seul inconvénient dans l’histoire, c’est que les coffres des taxis sont en général assez petits, encombrés qu’ils sont de leur bouteille de gaz. La valise de Jean restera donc exposée au vu et au su de tout le monde jusqu’à notre arrivée à l’hôtel : nous sommes accueillis par la photo du couple Dubrule et Pélisson….A noter que de tous les hôtels de notre périple, ce sera le seul à nous offrir un Internet gratuit et une chaîne de TV française !

Il fait beau et chaud à Xi An.

Les Chinois adorent les enfants !

Il est vrai qu’ils en ont peu : un enfant par famille si le premier né est un garçon, deux si l’aînée est une fille (merci pour les filles !). Au-delà de deux, une allocation familiale à l’envers : je veux dire une taxe par enfant en surnuméraire !

Pas de poussettes dans les rues, c’est très rare : les enfants sont portés dans les bras.

Comme partout en Asie, le port de la culotte fendue est la norme : ce qui vaut de voir des fesses bleuies par le froid !

 

Nous sortons visiter le quartier musulman : un monde fou dans les rues.

Visite de la mosquée et d’une maison ancienne.

Sur les trottoirs et parfaitement visibles, des appareils distributeurs de préservatifs mais aussi de boissons.

Nous dînons chez le spécialiste des raviolis : restaurant à 3 étages et dont le prix des plats varie en fonction de l’étage et donc du confort qu’il procure ! Le troisième étage est le plus cher, il faut dire que c’est là que se situent les salons particuliers et que les tables sont munies de nappes…Addition élevée, mais bon repas : 100 yuans par personne.

Retour à notre hôtel par des rues illuminées comme à Broadway ! Ecran plasma grande taille, contour des immeubles travaillés aux tubes néons, publicités lumineuses…Bref, quelque chose qui ressemble à un gaspillage énergétique à grande échelle !

Mercredi 03/102007. Xi An.

C’est la journée de l’armée enterrée.

Mais pour y arriver…il faut le vouloir !

Le bus public (le 306) se prend place de la gare : il y a là une foule immense de Chinois qui, curieusement, ont eu la même idée que nous…

Heureusement, les bus se succèdent à la queue leu leu, si bien que l’attente ne sera pas hors norme, 20 minutes seulement.

Notre bus est un bus à impériale, pourri (vitres étoilées, siéges rafistolés) mais sympa.

51gmJe suis assis à côté de deux jeunes filles avec qui je vais pouvoir discuter un peu car elles font des études d’anglais en faculté.

Arrivés sur le site, nous nous égarons un peu : il faut dire que les Chinois transforment tous leurs sites touristiques en parc Disneyland avec d’innombrables boutiques.

Il y a toujours un site marchand avant de pouvoir accéder au site historique !

La visite du premier pavillon se fait dans une cohue invraisemblable, après il y a moins de monde, ou alors on s’habitue !

Les Chinois et la photo !

Pas de monument sans Chinois planté devant en train d’être photographié par un ami, un parent ou un tiers, avec les doigts de la main droite en « V », ce qui est un signe de bonheur et de joie…Et ça défile ! C’est pourquoi, toute photo d’une pièce remarquable, sans Chinois posant dessus ou à côté, est un exploit photographique…

A tel point qu’on se demande s’ils viennent visiter un site ou se faire photographier devant le site.

J’ai même vu un local muni d’un trépied : il dispose son appareil sur le trépied, met le retardateur et se prend ainsi en image devant la fontaine ou la statue !

Par ailleurs sur tous les sites d’importance, on peut, sous réserve de payer, se déguiser en empereur de l’Empire du Milieu et poser sur un trône de carton pâte ou carrément monter dans un char reconstitution d’époque…

A la sortie du site, Marie achète, après négociations acharnées, des figurines pour 1 dollar, Jean aura les mêmes pour 5 yuans, un peu plus loin…

Nous déjeunons dans un restaurant dont la clientèle est exclusivement chinoise.

Nous nous faisons expliquer les prix, mais au moment de payer, surprise, nous en avons pour 150 yuans ce qui est manifestement beaucoup trop ! Marie va monter au créneau car nous soupçonnons assez vite que le mal vient de la bouteille d’eau facturée 50 yuans alors qu’elle ne coûte que 2 (d’après nos voisins de table !).

Bref, Marie va l’emporter et la serveuse nous rendre 48 yuans, non, mais !

Retour à la ville en bus mais il va y avoir un arrêt de 20 minutes devant un passage à niveau fermé…Les trains Chinois de marchandises sont d’une longueur !

Comme nous allons un jour ou l’autre avoir à prendre le train, nous profitons de notre retour sur le parking de la gare pour voir comment les choses se passent : en fait on ne peut pas pénétrer dans la gare sans billet : ceux-ci s’achètent donc à des guichets à l’extérieur du bâtiment. Et les bagages sont systématiquement contrôlés comme dans un aéroport.

Nous rentrons en tuk tuk, mais notre conducteur ne sait pas trop où se situe notre hôtel (c’est pourtant simple, c’est toujours tout droit…). Il est vrai qu’il souffre aussi d’un défaut de vision, mais les lunettes sont chères…

Dîner dans une excellente auberge dans le quartier musulman : d’ailleurs, il y a la queue bien au-delà du trottoir !

Nous sommes en rang par deux, mais notre tour viendra vite, on nous invite à monter au deuxième (le rez-de-chaussée n’existe pas, on est tout de suite au premier).

Une jeune femme, qui est juste à la table à côté de la nôtre, se propose de nous aider.

Curieusement, notre table est recouverte de 7 à 8 nappes de plastique transparent : tout compte fait, cela n’est pas si bête, car une fois desservie, il suffit de prendre la nappe par les 4 coins et de la jeter ! Rien à nettoyer et la table est prête pour les convives suivants !

Retour à notre hôtel après une balade dans les ruelles avoisinant le restaurant : nous découvrons des SDF abrités par de vagues porches.

Jeudi 04/10/2007. Xi An.

Visite du musée d’histoire du Shaanxi. Beaucoup de monde, mais il suffit de se mettre dans la file…

Taxi pour aller à la grande Pagode de l’Oie Sauvage.

A la sortie, féerie » de eaux avec grande cascade, jets d’eaux multiples avec musique diffusée par des blocs de hauts parleurs.

Enormement de monde.

Et comme partout, les marchands du temple sont installés autour de la pagode.

Je fais une photo d’un couple pas tout jeune, nous arrivons à nous comprendre suffisamment pour qu’ils me mettent leur adresse sur un bout de papier : je leur enverrai la photo, une fois à Paris. Elle veut absolument me donner de l’argent !

Puis visite du temple des Huit Immortels (culte taoïste): personne, havre de paix et de silence.

Dans l’un des pavillons, nous arrivons à un moment de l’office : 5 à 6 officiants et un petit orchestre dont une violoncelliste exécutent un air quelque peu rengaine….

Vendredi 05/10/2007. Xi An.

Tôt ce matin, tour des remparts à pied : il s’agit de voir la gymnastique matinale des Chinois.

Pour ma part, je fais un tour (rapide parce que ça fait mal !) pieds nus sur un pavement de pierres biseautées…Il parait que c’est très bon pour la plante des pieds !

Puis nous filons au musée de la forêt des stèles.

Deux salles sont vraiment intéressantes : celle où l’on voit comment on confectionne des estampes à partir des pierres gravées et celle qui regroupe des monuments funéraires.

Dernière visite prévue : celle des tombes impériales Qian Ling.

En principe, c’est la ligne 2 de bus qui nous y emmène.

Place de la gare, un galonné nous pilote à travers les bus et nous fait monter dans un bus 2. Mais, hélas, ce bus ne va pas aux tombes mais à la pagode de Famen : c’est ce dont nous nous apercevons au moment de payer.

Donc, nous en descendons et montons dans le bon bus. Mais au bout d’une vingtaine de minutes, on vient nous chercher et on nous explique que ce bus ne part pas…

Bref, nouvelle descente de bus…et nouveau bus, qui lui, nous déposera effectivement aux tombes Qian.

La route est assez banale, je veux dire que les paysages sont sans grand intérêt. A noter que les fruits des arbres, comme les pommiers, sont chacun emballé d’un étui en plastique, probablement pour éviter la pollution atmosphérique et les attaques des nuisibles.

Vu deux cimetières, anciens et peu entretenus (les Chinois pratiquent la crémation : nous sommes nombreux vous savez !).

Visite du site.

75gmPuis nous sollicitons un transporteur (un faux taxi, en fait) pour aller au tombeau du prince Zhanghuai.

Il est tout content, car il va gagner quelque chose comme 50 yuans…Il nous ramène sur le site d’origine et nous arrivons à temps pour prendre le dernier bus et nous rentrons à Xi An.

Restaurant dans Xi An : pour la première fois, on nous demande de payer d’avance les plats commandés ! Il ne semble pas que ce soit la même règle pour les locaux…

Samedi 06/10/2007.Départ vers le Hua Shan.

Il pleut.

Visite du marché de Tanshi Jie, heureusement, marché couvert !

Vu la confection des nouilles : l’officiant tient une planche sur laquelle il a disposé la pâte sous forme de gros pain long et avec un couteau, il le détaille en nouilles qu’il projette dans une casserole d’eau bouillante.

Déjeuner dans le restaurant spécialisé dans les raviolis.

Il pleut et à l’entrée une jeune personne nous tend un sac plastique dans lequel nous devons mettre soit nos parapluies, soit nos vêtements de pluie…

Nous nous contentons du premier étage (c’est-à-dire le rez-de-chaussée), sorte de vaste hall aux allures de cantines, table de bois sans nappe. Mais on y mange aussi bien que dans les étages supérieurs et pour beaucoup moins cher.

76gmRetour à l’hôtel pour récupérer nos bagages. La pluie a enfin cessé.

Trajet en bus : vidéo hurlante avec films violents.

Nous arrivons sur le site vers 17 heures. L’hôtel est sinistre : le personnel ne parle pas un mot d’anglais.

Il se met à pleuvoir très fort…

Dîner dans le restaurant de l’hôtel : salle immense et de style stalinien, trois tables occupées. Ceci étant, nous avons très bien dîné.

Des parents rencontrés dans un couloir de l’hôtel poussent leurs enfants à parler anglais avec nous, mais les échanges sont très limités (d’où venez vous, la chine est elle belle?).

Dimanche 07/10/2007. Hua Shan.

78gmPetit déjeuner dans la salle de restaurant de l’hôtel. Pas de pain, pas de café, mais bon, on fait avec !

77gmIl fait un temps correct ce qui est indispensable pour monter à l’assaut du Mont Hua Shan.

Nous commençons par visiter le temple de la Fontaine de Jade, culte taoïste.

Nous ne sommes pas les seuls visiteurs et certains d’entre eux allument des pétards pour éloigner les mauvais esprits.

Nous partons à la recherche d’un moyen de transport pour demain, car nous devons nous rendre à Luoyang.

Le bus ?

Certains nous font comprendre qu’il n’y a pas de bus pour Luoyang, qu’il nous faut retourner à Xi An pour en repartir vers Luoyang.

Un local nous emmène à ce qui serait l’arrêt de bus pour Luoyang, en fait ce qu’il souhaite, c’est nous faire visiter le magasin qui jouxte l’arrêt supposé.

En tout cas, là, nous trouvons un employé qui nous fait comprendre, avec un anglais plus que basique, que le départ serait à 8 heures du matin. Impossible de savoir s’il y a des départs plus tardifs…

Nous achetons des gants de montée pour 1 yuan la paire (le sentier de montée est bordé de chaînes qui facilite le passage).

Puis nous prenons un taxi pour nous rendre au point de départ des bus qui nous conduiront au téléphérique…C’est un peu compliqué, mais ça fonctionne !

Donc taxi pour 10 yuans, bus pour 20 yuans, 100 yuans pour pouvoir entrer dans le parc, plus le coût du téléphérique !

82gm7 minutes de rude montée en téléphérique (de conception chinoise mais entretenu par une société autrichienne), dans la brume…Certes, c’est mieux que la pluie, mais pendant tout notre trek nous aurons un plafond bien bas !

Il y a du monde sur ce mont (montagne sacrée du taoïsme, de 1.600 à 2.000 mètres) : mais pratiquement pas d’occidentaux.

Il faut suivre les chemins tracés pour aller du pic du nord à la crête du dragon aux pics de l’ouest, du sud et de l’est….

A dire franc, au bout d’un certain temps, Marie et moi déclarons forfait, et Jean va poursuivre tout seul le trek.

Les gamins, mais aussi des adultes, portent au cou une médaille « preuve » de l’ascension.

On voit aussi des cadenas et des rubans rouges accrochés aux chaînes, près des temples et qui sont autant de vœux et de signes de foi.

86gmLes réductions !

Elles sont en fonction de la taille et non de l’âge pour les enfants !

Ainsi, gratuité générale jusqu’à 1,10 mètre (encore que parfois, ce soit 1,20 mètre…);

Demi tarif entre 1,10 mètre et 1,40 mètre;

Pas de réduction pour les plus de 1,40 mètre…

Alors comment faire pour justifier d’une taille ? Très simple : devant les guichets d’achat des billets, il y a piquets gradués : de 1,10 mètre à 1,40 mètre…

Pour les personnes de plus de 65 ans, demi tarif (mais pas partout, en tout cas pour les étrangers).

 

Essai des toilettes du pic du nord : il n’y a plus d’urinoir en service, mais un gros bidon en plastique qui sert de réceptacle et dont on peut penser qu’il est vidé de temps en temps…

Retour vers la plaine, et re téléphérique re bus re taxi (un drôle : il veut 20 yuans, alors qu’à l’aller nous avons payé 10 !).

Arrivés à l’hôtel, nous essayons de faire comprendre aux hôtesses d’accueil que nous voulons aller par bus à Luoyang.

Très difficile, malgré l’utilisation d’un guide de conversation…

Heureusement, un groupe de touristes Chinois arrive et leur guide parle l’anglais…

Elle va donc faire l’interface avec l’accueil…Première chose, il n’y a pas de bus pour Luoyang, mais un train.

Nous avons donc un horaire de train et son numéro…Elle nous dit d’arriver à l’avance à la gare, de nous méfier des pickpockets et que nous en avons pour 15 minutes en taxi.

Ajoutons qu’elle est tout de même étonnée de nous voir circuler en Chine sans connaître un mot de mandarin !

Nous dînons à l’hôtel (le service se termine à 20 heures) : nous y retrouvons le groupe de Chinois et leur guide.

Il y a un anniversaire ! Et un immense gâteau, bien crémeux !

A la fin de notre repas (très bon, pour 24 yuans à trois), la guide va nous apporter trois parts de ce gâteau (pas mauvais du tout!) et trois délicieux kakis.

Lundi 08/10/2007. Départ vers Luoyang.

Notre première expérience du train !

Donc les tickets se prennent dans un guichet à l’extérieur de la gare, tout se passe bien, grâce en soit rendue aux talents de Marie, et du guide de conversation édité par le Routard (absolument indispensable)!

Le trajet nous coûte 42 yuans par personne.

Ensuite, nous entrons dans la gare, après avoir passé aux rayons X nos bagages.

Nous sommes dans le hall de la gare, les trains sont affichés très clairement sur un panneau lumineux.

On ne peut pas se rendre sur les quais tant que le train n’est pas annoncé comme étant tout proche de la gare.

Au moment dit, une employée vise les tickets et ouvre le portillon qui va nous donner accès au dédale de corridors et de souterrains, sans lesquels une gare ne serait pas digne de son nom !

Très aisé de trouver notre train, c’est toujours bien indiqué et puis nous ne sommes pas les seuls passagers…

Le numéro du wagon est bien indiqué au moyen d’un petit panneau amovible (le « chef » du wagon le dispose dès que le train s’arrête en gare et le retire dés le départ du train).

Le repérage de nos places est facile, nous sommes dans du « mou » (première classe).

Il n’y a pas de compartiment dans la rame, mais nous avons de la musique (douce).

Le responsable du wagon va nous demander un passeport dont il va recopier les données dans un grand cahier.

Il y a du personnel qui passe constamment le balai dans la rame.

Beaucoup de passagers dorment, jouent aux cartes, mangent (des vendeuses passent dans les wagons à fréquence régulière).

Nous sommes prévenus de notre arrivés à Luoyang (ce n’est pas trop difficile de nous repérer, nous sommes les seuls occidentaux), la préposée du wagon va ouvrir la porte, passer un rapide coup de chiffon sur les rampes d’accès et nous inviter à sortir.

Nous logeons non loin de la gare : donc nous décidons de nous rendre à notre hôtel à pied.

Pour la première fois que nous sommes en Chine, nous longeons des boutiques « salles de jeux » avec les tables adéquates et des « sex shop » où sont vendues toutes sortes d’objet au vu et su de tous les passants…D’ailleurs les veneurs et les vendeuses ont leurs enfants dans leurs boutiques

Où est passé Mao ?

Installation à l’hôtel : avec les difficultés habituelles à se faire comprendre !

Nous arrivons cependant à négocier le prix de nos chambres qui passent de 188 yuans affichés à 130 yuans. Le paiement se fait d’avance, la caution est de 100 yuans. Tout ça, pour les hôteliers s’appelle « déposit »…

Nous partons visiter le musée de la ville : de très belles poteries mais vraiment mal mises en valeur derrière des vitres sales…

D’une façon générale, et où que ce soit en Chine, sauf à Beijing, les conservateurs ne paraissent pas à la pointe de ce que l’on appelle la muséologie…

Visite des jardins impériaux, puis marché de nuit : désert…Peut être est ce fermé le lundi ?

Toujours est il que nous dînons sur le pouce, de crêpes fourrées aux légumes et de brochette de calamar.

Mardi 09/10/2007. Luoyang.

L’hôtel se révèle parfaitement sinistre : il est froid, lugubre, la moquette est tâchée, le petit déjeuner est servi dans une immense salle vide, il n’y a pas de thé mais on consent à nous donner de l’eau chaude !

Ce matin, je décide d’aller faire du change à la banque of China. Dans la file à côté de la mienne, un occidental me dit que c’est vraiment difficile car personne ne parle l’anglais.

Puis nous partons visiter les grottes (grottes de Longmen) : elles sont superbes et par chance, il y a peu de monde.

Nous y sommes allés par bus public : facile à utiliser, peu cher….

On paye en montant dans le bus : il faut glisser dans la fente d’une petite boite la somme de 1,50 yuan, quel que soit le trajet que l’on fait.

Le chauffeur veille à ce que chacun verse la somme en question, il n’y a pas de délivrance de ticket ni de monnaie possible : la monnaie, si nécessaire, est rendue sous la forme d’un petit ticket qui servira à compléter le prix du trajet la fois suivante.

Notre bus est hors d’âge mais cependant il accepte les cartes magnétiques d’abonnement aux transports urbains.

Une fois les grottes visitées, nous prenons un déjeuner sommaire sous forme d’une crêpe fourrée et d’une patate douce, puis nous allons prendre un café qui deviendra un café de légende : pensez donc que faute d’en avoir demandé le prix avant, il nous est facturé 60 yuans. Prix tout a fait prohibitif et d’ailleurs les autres consommateurs se marrent !

Nous cherchons un taxi pour nous emmener au temple du Cheval Blanc. Celui que nous trouvons veut se faire payer 80 yuans sur la base d’un forfait, nous exigeons qu’il mette en route son compteur, nous en aurons pour 64 yuans…Bonne pioche !

Nous revenons en bus vers le centre de la ville et nous rencontrons une charmante Cantonaise, parlant un très bon anglais (normal, elle travaille pour une compagnie américaine).

Comme nous, elle est surprise de ne pas voir de cinéma en ville et elle nous confirme que le café est très peu cher…

Mercredi 10/10/2007.Luoyang/Shaolin/Luoyang.

Bus pour Shaolin. Comme c’est à l’extérieur de la ville, le mode d’achat des billets n’est pas le même que pour les bus intra muros : il est semblable à celui des trains et une employée va nous l’expliquer.

Achat du billet dans une petite guérite à l’entré&e de la gare routière, passage des bagages aux rayons x, remise d’un ticket qui certifie que les bagages ont bien fait l’objet d’un examen radio et on monte dans la bus. C’est un bus rapide avec très peu d’arrêts.

Pour la première fois depuis notre arrivée, nous traversons la campagne chinoise et c’est très instructif ! On a vraiment l’impression de se retrouver dans un tableau de Bruegel !

Des lignées de paysans armés d’instruments aratoires aussi divers que dérisoires : des binettes, des pelles, des instruments pour sarcler, des femmes semant à la volée, des chevaux pour tracter des charrues primitives et j’ai même vu des cas de traction humaine…Très peu de motoculteurs et quelque rares tracteurs !

Mon voisin, placé contre la vitre, voyant mon intérêt pour la chose agreste va aimablement me céder sa place.

109gmVisite de Shaolin, un peu décevante pour ce qui est de l’école d’arts martiaux mais très intéressante pour ce qui est de la forêt des pagodes. Quant au temple principal, il a été brûlé en 1928 et détruit après sa reconstruction, par les gardes rouges dans les années 70.

Nous cherchons un bus pour le retour : le mieux serait de se poster au bord de la route et d’attendre.

Mais un local nous fait signe : son bus va partir pour Luoyang incessamment sous peu et il nous invite à monter dedans, ce que nous faisons, et il nous fait payer 60 yuans.

En fait, ce bus ne démarre pas et au bout d’un certain temps, il nous fait descendre pour nous diriger vers un bus qui arrive juste de la ville voisine et qui va à Luoyang…

Les deux chauffeurs s’arrangent entre eux et nous ne payons pas une seconde fois…

Bref, 60 yuans à trois c’est sûrement beaucoup trop et nous nous sommes fait arnaquer en beauté !

Retour sans problème, à ceci près que nous ne nous apercevons pas que le terminus du bus est tout proche de notre hôtel, nous prenons donc un taxi, ravi, qui va faire les 200 mètres qui nous séparent de notre hôtel et empocher la prise en charge de 5 yuans…

Nous décidons d’aller dîner au restaurant dit « banquet de l’eau » (un restaurant de soupes), ce qui est un énorme sacrifice pour moi qui déteste la soupe…

Nous prenons le bus n°5, pas de lumière dans le bus, ce qui lui donne un air sinistre, mais la conductrice est super sympa, elle n’arrête pas de caqueter avec les passagers (ils sont peu nombreux : nous sommes 5/6, pas plus) et comme elle a dépassé l’arrêt où nous devions descendre, elle arrête son bus pour nous faire descendre.

Au sortir du restaurant (délicieux, je dois dire !), Marie achète des collants pour faire sa gym à 22 yuans, et pas moyen de négocier le prix…

Jeudi 11/10/2007.Luoyang/Kaifeng.

Nous prenons notre petit déjeuner dans la chambre, le petit déjeuner de l’hôtel est vraiment trop nul ! Avec la bouilloire mise à disposition dans chaque chambre, avec du thé en sachet et du café en poudre (il faut penser à prendre tout ça avant de partir en Chine, car c’est très difficile à trouver ici !), et quelques provisions achetées la veille dans un supermarché, nous nous faisons un petit déjeuner du tonnerre !

Avant de partir à Kaifeng, nous allons visiter le musée des tombes anciennes.

C’est le bus 83 qui nous y mène : la conductrice est très sympa et si nous payons, c’est bien parce que nous le voulons !

Visite du musée : moyennant quelques 5 yuans par personne, un gardien nous emmène dans une petite salle où il y a deux vasques métalliques remplies d’eau. Le jeu consiste à se mouiller les mains et à frotter les anses : normalement, on crée des sons et des petits jets d’eau parsèment la surface de l’eau !

Notre visite terminée, nous nous rendons à l’arrêt du bus pour un retour en ville : à ce moment là, passe un « local » en voiture qui nous propose de nous emmener centre ville pour 5 yuans : c’est sûrement une bonne affaire pour lui, mais aussi pour nous !

Après un rapide déjeuner, nous filons vers la station de bus, destination Kaifeng (129 yuans pour nous 3).

Nous avons une demi-heure d’attente, le bus est moderne et nous avons beaucoup de place pour les jambes.

Arrivés à Kaifeng, nous prenons un taxi pour nous rendre à l’hôtel : la « taxiwoman » est drôle, curieuse de tout : elle nous accompagnera de la réception de l’hôtel jusqu’au bâtiment où se trouvent nos chambres. Ceci étant, comme les taxis fonctionnent au gaz liquide, le réservoir occupe une grande partie du coffre arrière, si bien que seule ma valise peut prendre place dans le coffre.

Nous négocions le prix de notre chambre : affichée à 260 yuans, le prix s’affaisse à 200 yuans.

Comme nous devons prendre le train samedi prochain pour Taiyuan, nous décidons d’aller faire un tour à la gare pour réserver nos billets.

Comme nous sommes prudents, nous avons fait écrire en chinois par une employée de l’hôtel, notre destination : il ne nous reste plus qu’à présenter le petit bout de papier au comptoir de vente des billets.

Mais malheur de malheur, l’employée nous fait comprendre qu’il n’y a pas de train pour cette destination…et un « local » qui parle un peu anglais nous confirme les dires de l’employée…

Tout ça c’est curieux, car en préparant de Paris notre itinéraire, j’avais bien repéré la possibilité de prendre un train…

Bref, accompagnés de notre mentor (qui va perdre beaucoup de temps à nous aider) nous traversons la place pour nous rendre à la gare routière : peut être y a-t-il un bus à défaut d’un train !

Oui, il y a bien un bus, mais avec changement au milieu de la nuit, car nous passons d’une province à l’autre!

Tout à coup, Jean a une illumination (heureusement !) : il s’est trompé de ville et il a confondu Taiyuan avec la ville de Tai’An, ce qui change tout !

Retour donc au guichet de la gare…toujours avec notre mentor : pour samedi, il y a bien des places assises sur ce train de nuit (le seul possible) mais pas de couchettes.

Faute de mieux, nous optons pour les places assises, même si cela n’est pas marrant de passer une nuit assis (en fait, 12 heures de train) et comme on le verra par la suite, c’est bien pire que pas marrant !

Après avoir pris congé de notre mentor à qui nous donnons quelques clémentines achetées à l’étal d’un marchand de 4 saisons, nous prenons un taxi pour manger dans le quartier du marché de nuit. Excellent repas de raviolis.

Il fait nuit noire, et sous une pluie battante nous prenons un tuk tuk électrique pour retourner à l’hôtel.

Là, je demande s’ils assurent un service de laundry…L’employée qui ne sait pas trop quoi répondre ou qui n’a pas envie de répondre, va me dire que les machines à laver sont en panne !

C’est étonnant de voir comment les questions les plus élémentaires déclenchent chez nos interlocuteurs un mur d’incompréhension qui vaut bien toutes les murailles de Chine !

Vendredi 12/10/2007. Kaifeng.

L’anglais tel qu’on le cause et qu’on l’écrit !

C’est un aspect tout à fait étonnant pour un touriste : la langue anglaise et les Chinois !

Les panneaux sont souvent traduits en anglais, mais Shakespeare doit se retourner dans sa tombe !

Tantôt, les mots sont attachés les uns aux autres, faisant du tout une bouillie illisible : on aura ainsi « thetableisred », tantôt des mots dont le sens ne correspond en aucune façon à ce qui veut être exprimé, rendent la compréhension proche de l’exploit (ainsi : « do not stroke the works » dans les musées, signifie qu’il ne faut pas toucher aux objets exposés…).

Je donne ce matin mon linge à laver mais comme la femme de chambre ne comprend pas ce que je veux exactement, elle me passe au téléphone une personne de l’hôtel parlant l’anglais, bref, j’arrive à me faire comprendre : je donne mon linge ce matin et je le récupère ce soir…

Nous partons visiter le temple du Grand Ministre puis nous faisons du change à la Banque of China….C’est assez drôle, car l’employé nous demande une photocopie du passeport, mais il n’a pas de machine à photocopier à disposition…Comment faire ? Un employé vient à la rescousse : il nous suffit de traverser la rue et la photocopie est faite (gratuitement, ce qui ne sera pas toujours le cas !).

Sur le comptoir, une paire de lunettes attachée par une ficelle, à disposition des clients, ce qui en dit long sur les problèmes de vision des personnes âgées…

Visite de la maison de la Guilde, malheureusement aucune explication en anglais…

Dîner de raviolis (ça devient une habitude !) dans un bon restaurant mais avec une scène sur laquelle se produisent des chanteurs (ouille les oreilles !), des acrobates, des illusionnistes…, puis petite balade sur le marché de nuit.

Vu un samovar en forme de dragon qui crache la vapeur par sa gueule et en plus en alternatif !

Samedi 13/10/2007. Kaifeng et la nuit la plus longue !

La journée va se dérouler tranquillement au rythme des balades : le temple de Yanqing, puis le parc de Longting où l’on prépare la fête des chrysanthèmes (il y a des milliers de pots).

Déjeuner dans un restaurant où nous finissons par dénicher quelqu’un qui parle un peu anglais…

Visite de la pagode de Fer et de la pagode Fan.

Comme il nous reste du temps (départ théorique du train à 20 heures 39), nous faisons un arrêt boutique de mode (Marie va craquer devant une veste), un arrêt pâtisserie avant le dîner dans un restaurant qui jouxte l’hôtel.

Nous partons à la gare vers les 19 heurs 45/20 heures.

Un monde fou dans le vaste hall ! Plein de voyageurs avec d’énormes ballots…La clientèle est pour l’essentiel masculine.

Notre train est affiché comme étant en retard…

Ce n’est déjà pas rien que de franchir la barrière d’entrée vers les quais, mais le plus dur reste à venir !

Comment monter dans le wagon, alors que l’on est pressé de toutes parts…J’ai même eu peur que la poignée de ma valise ne cède sous la pression des corps…

Marie réussit à monter la première, puis c’est le tour de Jean, enfin j’y arrive, bon, nous sommes tous les trois dans le train, en sueur, dans le bon wagon, reste à trouver nos places assises : une vraie bataille !

Tout le monde crie et s’invective, se marche sur les pieds, les contrôleurs se mettent aussi de la partie…C’est une véritable foire d’empoigne…Je n’ai jamais vu ça (même en Inde !).

En fait, tout le problème vient de ce que la compagnie vend des billets dits « debout », ce qui veut dire que le couloir central (il n’y a pas de compartiment) est encombré de gens d’abord debout, ensuite couchés dès qu’ils le peuvent, ce qui interdit tout déplacement de voyageurs dans le compartiment…

Franchement, cette expérience a été, pour nous trois, très enrichissante mais aussi épuisante physiquement et mentalement : elle nous a montré à quel point on pouvait mépriser la personne humaine…Il est de plus évident qu’aucun incident passager (type malaise, coup de folie…) ne peut être traité et en cas d’accident, il y a forcément beaucoup de morts (encore que les trains roulent très lentement)…

Bref, nous réussissons à nous installer le moins mal possible, mais le nombre de ballots et de bagages est tel qu’on en retrouve partout y compris sur les tablettes qui prennent appui sur les fenêtres.

Le train finit par s’ébranler, vers 21 heures…dans un climat de suffocation générale (un jeune Chinois assis à même le sol est littéralement hagard et n’a visiblement plus la force de boire la bouteille d’eau qu’il a à la main)…Les photos que Marie réussit à prendre sont, bien sûr, prises à la sauvette !

Et dire qu’il va falloir tenir jusqu’à demain matin !!!

Tout ce beau monde va cherche la position « idéale » pour dormir : certains sont juchés au sommet de ballots invraisemblables, d’autres essaient de s’allonger par terre (mais il n’y a pas de place pour tout le monde).

A côté de moi, assis par terre un homme dont la chemise est sans bouton, comme sa veste d’ailleurs…Non loin de là, un pétomane…

Bref, un de ces folklores !

Ceci étant, une fois installés, les passagers sont sympas : ils s’amusent de nous voir là (inutile de préciser que nous sommes les seuls occidentaux !), et s’intéressent de près à notre manuel de conversation franco chinois…

Nous essayons de somnoler quand, sur le coup de trois heures du matin, un miracle !

Les contrôleurs (en fait une contrôleuse et un collègue masculin) entrent en scène : ils viennent viser les billets et la « chef » paraît vivement étonnée de nous voir ici !

Comme elle ne parle pas anglais…elle va utiliser le langage des signes qui lui, est universel !

Elle rapproche ses deux mains, les place le long de son oreille, je dis oui, et c’est parti !

Elle prend son portable et téléphone au wagon couchette : il y a de la place ! Elle me fait comprendre qu’il va falloir payer (ce qui me parait normal !)…

Malheureusement, il n’y a que deux couchettes disponibles…

Donc, elles reviennent de droit à Marie et Jean.

Marie et Jean dégagent leurs affaires et aidés par un contrôleur vont à l’extrémité du wagon.

Moi, je m’installe assis, comme je peux et un peu mieux qu’avant …

Au bout d’un quart d’heure, appel de Jean et de Marie qui sont toujours au bout du wagon : on a trouvé une troisième couchette !

Je prends donc mes affaires et aidé du contrôleur, je rejoins Marie et Jean.

En fait, nous comprenons vite que nous attendons un arrêt dans une gare : il est en effet impossible de traverser des wagons compte tenu des passagers assis ou couchés sur le sol.

Et de fait, le train s’arrête en gare : à ce moment-là, nous descendons à grands pas de notre wagon (toujours aidés par un contrôleur), et courons le long du train, sur un quai obscur, uniquement peuplé de longues silhouettes en capotes, celles des contrôleurs et responsables de wagon, (200 mètres peut être…) pour remonter dans le wagon couchette salvateur !

Bref, notre transfert, entre le moment où il a été décidé; et le moment où nous nous étendons sur nos couchettes de deuxième classe, s’est fait entre 3 heures et 4 heures du matin…

Inutile de dire que nous sommes vraiment soulagés !

Ce passage, vers le confort qui nous paraît à ce stade absolu (encore qu’il fasse un peu froid !), va nous coûter 120 yuans en sus de nos billets (140 yuans) et le contrôleur, qui nous a tant aidés, refuse énergiquement le pourboire que j’étais prêt à lui donner.

Apparemment, la couchette du milieu (il y a 6 couchettes dans un compartiment), coûte 3 yuans de plus que les autres.

D’un point de vue matériel, en échange de notre billet, la responsable du wagon nous remet un jeton de plastique.

Lorsque nous serons à proximité de notre gare d’arrivée, la préposée nous remettra notre ticket en échange du jeton. C’est très pratique comme système car, comme cela, nous savons que notre arrêt est le prochain.

Arrive le matin : il fait beau et frais et nous avons pu dormir (un peu !).

Dimanche 14/10/2007. Taiyuan/Pingyao.

Arrivés en gare de Taiyuan, il nous reste à trouver un moyen de transport pour Pingyao.

Deux possibilités : le train (encore !) ou le bus…

Il y a un bureau de renseignement à l’extérieur de la gare : pas de train avant 12 heures 22…

Et comme il est 10 heures 30, nous décidons d’aller à la gare routière pour voir si…

Bien nous a pris, car il y a un bus qui part à 11 heures…

Nous arrivons donc à 13 heures à Pingyao et là, nous sommes pris d’assaut par des rabatteurs de tout poil !

Il faut dire qu’il n’y a pas de taxi à proprement parler (les véhicules automobiles sont interdits) et que les hôtels sont nombreux.

Nous nous mettons d’accord sur un prix (le transport se fait par véhicule électrique sans compteur, bien entendu !), mais à l’arrivée, le prix change : nous restons fermes sur le contrat initial !

Nous rejoignons notre hôtel, charmante vieille maison typique …La chambre, chauffée, très agréable avec un vaste lit nous sera facturée 200 yuans au lieu de 298 comme affiché.

Nous faisons connaissance de 4 sympathiques Hollandais, à la retraite, et qui voyagent en Chine par eux-mêmes, mais pas tout à fait comme nous : ils ne passent que 10 jours en chine et ne voient que les sites majeurs (en 10 jours !).

La ville est petite, elle fait décor d’opérette…

Balade dans la ville, je suis mort de fatigue (voir la nuit précédente !).

Lundi 15/10/2007. Pingyao/Taiyuan.

La nuit fut bonne dans un lit pour trois personnes (au moins !) : l’oreiller est fourré en balles d’une graminée quelconque.

Nous louons des vélos, et en avant !

Visite de la ville, d’une église de culte catholique (eh, oui !) et du temple de Confucius.

Après le déjeuner, nous prenons un taxi pour Taiyuan (350 yuans) : cela nous permettra de nous arrêter en chemin à Qiao (lieu du tournage du film « épouse et concubines »).

Pour une fois, la route est assez médiocre : beaucoup de nids de poule.

Nous nous faisons déposer à la gare de Taiyuan et nous cherchons un train pour Shijiazhuang (je ne le répéterai pas deux fois !).

D’abord le guichet des renseignements pour les horaires et ensuite le guichet pour prendre les billets : le personnel est tout à fait prévenant, il va même jusqu’à nous faire passer en tête de file…Ceci étant, pas de place dans le train avant 14 heures demain…

Donc, nous allons à la gare routière, et là, nous trouvons une personne parlant anglais (ça aide !) et nous prenons nos trois places pour un départ demain à 6 heures 30…pour une arrivée vers les 15 heures.

Il nous reste peu de temps, juste de quoi visiter le marché de nuit, et de dîner. Une particularité du restaurant : la bière nous est servie dans des verres en forme de bottes…

Dans la rue, une jeune femme me donne un marron chaud !

Les horaires des bus comme des trains !

Il est parfaitement possible de connaître les horaires de départ, mais par contre nous n’avons jamais réussi à connaître les heures, même approximatives, d’arrivée : c’est une notion qui est totalement absente de l’esprit des Chinois…On peut le comprendre dans la mesure où les retards sont très fréquents !

Mardi 16/10/2007.Taiyuan/Shijiazhuang.

Je ne sais pas ce qui s’est passé : j’ai peut être entendu mon réveil et je me suis rendormi, ou bien il ne s’est pas déclenché, mais heureusement que Jean a frappé à ma porte, à 6 heures…

Nous avons de la chance : notre hôtel est tout proche de la gare routière.

Bref, nous arrivons dans les temps, et même avec 5/10 minutes d’avance !

Pendant le trajet, diffusion des films habituels dans ces moments là : violence et débilité, et en prime, un son à vous casser les oreilles, mais les autochtones adorent ! Alors !

Très peu de voitures particulières sur ce trajet mais des files ininterrompues de camions…

Nous allons nous arrêter sur la route pendant une bonne heure (nous ne saurons pas pourquoi, mais c’est visiblement un arrêt parfaitement répertorié car nous sommes assaillis par des vendeurs de boissons et de nourriture).

Bref, 6 heures de bus pour 140/150 Km…

Arrivés en ville, nous nous précipitons vers la gare de chemin de fer pour prendre des billets pour Datong : il n’ y a qu’un train par jour et il est de nuit…Pas de couchette, seulement des places assises, catégorie « dure »…Nous savons à quoi nous attendre !

Visite du temple (superbe) du Grand Bouddha à Zhengding : pour y arriver, un bus puis un minibus…

Le mariage !

C’est visiblement toute une affaire : dans chaque ville beaucoup de magasins spécialisés, sur de grandes surfaces, dans les robes et costumes de mariage, mais aussi dans les photos de mariage.

Ces photos se font en plein air dans des lieux symboliques et romantiques (of course !), mais souvent la mariée enfile sa robe par-dessus sa tenue de ville (jeans, bien sûr et chaussures de tennis…). Elle est souvent d’un blanc gris sale (pas la mariée, mais la robe…).

Quant au jeune homme, son costume est la plupart du temps trop grand et légèrement fripé…Mais bon, si le cœur y est !

Mercredi 17/10/2007. Shijiazhuang/Datong.

Pas de chance, les musées de la ville (seules choses à voir) sont fermés pour au moins un an !

C’est une charmante Chinoise parlant anglais que nous avons rencontrée dans la rue qui nous l’explique …

Faisant bon cœur contre mauvaise fortune, nous décidons une grande balade dans le parc principal de la ville : et là, comme ailleurs, nous retrouvons les habitants en train de faire de la musique, de la gymnastique et de danser : Marie va d’ailleurs évoluer sur la piste, invitée par un local.

Nous retournons ensuite à Zhengding : toujours le même système, bus puis minibus.

Retour en ville, gare ferroviaire, et nous voilà assis dans le train à 15 heures 45.

La montée dans le train a été très facile cette fois et c’est sûrement dû au fait que le train se forme ici.

Nous chassons les usurpateurs qui occupaient déjà notre siége (toujours le même système de voyageurs debout, mais bon, il y en a moins que la dernière fois et surtout ils n’ont pas de gros ballots).

Je demande à mon voisin à quelle heure nous arrivons à Datong, il me dit minuit. Jean fait la même demande à son voisin, la réponse est 22 heures….comme quoi !

L’arrêt suivant va voir une montée massive de voyageurs debout : le couloir est occupé autant que lors d’une grève de la RATP, c’est dire !

Les banquettes 3 places sont occupées par 4 personnes, mais bon, tout se passe dans la bonne humeur !

Ce qui est amusant, c’est que le train passe de gare en gare sans s’arrêter, mais le chef de la station se tient raide comme un piquet sous une guérite, le regard droit devant…

Pour le dîner, nous achetons des nouilles lyophilisées et nos 3 voisines, charmantes, vont s’occuper de nous : mettre l’eau chaude, touiller…

Ma voisine est d’autant plus charmante qu’elle est persuadée que je suis un jeune de 45 ans !

A notre grande surprise, nous nous arrêtons à Beijing…

Arrivée en gare de Datong à 1 heure 30 du matin !

Il suffit de voir comment sont habillés les personnels de la gare pour comprendre qu’il fait bigrement froid ! Manteaux longs matelassés, gants, bottes fourrées…

1 heure 30 du matin, et pas d’hôtel ! Car celui que nous avions repéré, tout à côté de la gare, est plein, pas de place, y compris pour ce couple de Polonais qui pourtant avait réservé…

Bref, nous laissons la garde des bagages à Marie, et avec Jean, nous allons en face (il faut quand même traverser une vaste place venteuse), là nous réveillons le personnel de garde, heureusement, il y a de la place…et nous réussissons à négocier pour le prix de 180 yuans deux chambres d’un niveau supérieur.

A 2 heures 30 du matin, nous sommes installés dans nos chambres (pas chauffées !).

Chine et glaviot !

Parlons en : les crachats sont interdits depuis 2004, et amende à qui contrevient !

Cela n’empêche pas les anciens et même aussi les jeunes de poursuivre la tradition…

Ceci étant, honnêtement, je n’ai pas vu plus de mollards ici qu’à Paris !

Non, la grande différence, c’est le bruitage : il y a ici, incontestablement, une science du lâcher de mollard qui n’existe pas chez nous et qui s’appuie sur le savoir-faire des générations passées…

D’abord une profonde raclure, qui vient du plus profond de la gorge, puis un tourbillon intérieur à la bouche, et enfin une éjection aussi lointaine que possible (un véritable lancer de poids !).

Jeudi 18/10/2007. Datong.

Il fait vraiment frais à Datong!

Il nous faut préparer la suite de notre voyage : nous passons au CITS, bureau dans la gare ferroviaire, là, nous réservons un billet de train 1° classe (eh, oui !) pour Beijing.

A notre grande surprise, la location ne peut se faire en première qu’avec couchette (notre train « part » à 8 heures 30 du matin !).

Nous partons visiter les grottes de Yungang, trajet par bus public avec un changement….

Les conditions sont idéales : beau temps, même si frisquet (possibilité de louer des houppelandes sur place, c’est dire !), peu de monde…

Je retrouve le couple de Polonais de la veille : finalement, l’hôtel a fini par leur trouver une chambre…

202gmRetour dans la ville, visite du monastère puis du mur de céramique.

A partir de 17 heures 30, heure de disparition du soleil, ça pince vraiment !

Vendredi 19/10/2007. Datong.

Nous retournons au CITS pour réserver une chambre dans un hôtel de Chengde et surtout pour prendre un taxi qui doit nous emmener d’abord à la pagode de bois (Muta) dans la ville de Yingxian puis au monastère suspendu de Xuankong.

Il fait froid, il y a du vent, mais aussi du soleil.

Le trajet se fait dans un paysage semi désertique mais les deux sites sont tout à fait spectaculaires !

Nous déjeunons sur le site du monastère : Jean découvre un morceau de porcelaine mélangé à ses aliments, la serveuse nous donnera un paquet de cacahouètes en guise de dédommagement…

Les Jeux Olympiques !

Alors là, difficile de les louper : partout, y compris dans des lieux cultuels, il est fait allusion aux jeux olympiques, en général, sous forme de décoration florale ou arbustive…

Nul ne peut ignorer Beijing 2008 !

Nous sommes de retour à Datong vers 16 heures : on a l’impression qu’il fait moins froid en ville que lors de nos visites.

La nuit tombe vite et la ville de Datong s’illumine : c’en est même excessif !

Des néons de couleur bleue et rouge cernent les arêtes de la gare (bâtiment moderne parfaitement sans saveur), l’hôpital ressemble à un casino sous ses guirlandes de lumières colorées…

C’est une folle dépense que nous avons observée dans toutes les villes que nous avons visitées.

A côté de ça, il faut que nous prêtions nos lunettes aux chauffeurs de taxi pour qu’ils puissent lire l’adresse du restaurant du soir !

Samedi 20/10/2007. Datong/Beijing/Chengde.

Il est 8 heures 35 du matin quand nous nous installons dans notre compartiment sleeping car (!), après voir donné nos billets au préposé en échange d’une carte.

Il nous rendra nos billets peu avant notre arrivée en gare de Beijing.

Normalement, le trajet dure 4/5 heures, mais là aussi, impossible de connaître l’heure d’arrivée !

Nous sommes donc dans notre compartiment à 4 couchettes, avec moquette au sol, fleurs en plastiques dans un vase, doubles rideaux festonnés, thermos d’eau chaude sur la tablette, portemanteaux…

A disposition : le Quotidien du Rail et des tongs…

On est vraiment isolés du monde extérieur car lorsqu’on tire la porte, il n’y a aucune surface vitrée donnant vers le couloir.

Nous pensons que les chemins de fer Chinois doivent avoir un problème de capacité de transport car il n’y a aucune raison d’être logé dans ce type de wagon en début de matinée !

Nous partons déjeuner au wagon restaurant (tant qu’à faire, autant assumer pleinement notre statut de première classe !).

A l’arrivée, nous trouvons facilement un taxi qui nous conduit à la gare routière où nous devons prendre un bus pour Chengde.

Mais là, ça se corse…En effet, la gare est en pleine rénovation : en réalité, il y a 4 ou 5 gares qui se succèdent sur plusieurs centaines de mètres, et personne ne sait exactement quelle est la gare pour Chengde !

Nous finissons au bout du bout par trouver la gare d’où partent les bus pour Chengde…mais tous nous affirment qu’il n’y pas de bus pour cette ville ! Que faire ?

Nous décidons de multiplier nos chances par deux : Marie va garder les bagages, Jean et moi, nous nous séparons à la recherche du renseignement qui nous permettrait de nous tirer de ce mauvais pas…

Et de fait, le miracle va se produire : bonne pioche pour Jean, qui finit par trouver une chinoise parlant un peu anglais, coup de chance pour moi qui dégotte un aimable vieillard assis dans un bureau de renseignement dans la première des gares que nous avions longée…

Bref, Jean et moi, arrivons chacun de notre côté, accompagnés de nos sauveurs, au même endroit : là où il faut prendre, non un bus, ce serait trop facile, mais une voiture taxi qui va nous conduire au ring 3 (un périphérique) d’où nous pourrons prendre le bus pour Chengde…

Nous achetons nos billets dans un bureau tout à fait sordide, (nous n’aurions jamais pensé à entrer là !) mais équipé d’un bel ordinateur à écran plat…

Nous montons dans la voiture qui nous dépose à l’arrêt du bus, en plein périphérique…

Il est 15 heures 50, et le bus part à 16 heures…

Il est 20 heures 30 quand nous arrivons enfin à Chengde, à 200 Km de Beijing, soit un parcours effectué à la moyenne de 45 Km/h, dans le bruit assourdissant des vidéos !

Un taxi nous emmène dans l’hôtel réservé par le CITS de Datong. Bel hôtel, certes, mais nos chambres ne sont pas chauffées et il fait bigrement froid !

Il y a bien l’air conditionné, mais la commande est rédigée uniquement en caractères chinois…il faudra que je me déplace deux fois à la réception pour obtenir que quelqu’un vienne régler la clim’…

Dimanche 21/10/2007.Chengde.

Le matin, visite du parc du Palais Impérial et du Palais d’Été. Comme dans tous les parcs que nous aurons visités, des gens font de la musique, de la gymnastique, de la danse…

Puis, l’après midi location de vélos et la petite compagnie part, cheveux au vent, visiter deux temples situés en dehors de la ville, respectivement de culte Tibétain et Mongol.

Nous rendons nos vélos (la nuit commence à tomber) et j’en profite pour demander le prix d’un vélo électrique : 2.400 yuans, pour un scooter, il faut compter 1.000 yuans de plus.

A comparer à un salaire moyen de 2.000 yuans/mois, si je considère comme crédible ce montant donné par une française qui vit près de Shanghai.

Nous dînons d’un plat de poisson aigre/doux (une merveille !) dans un bon petit restaurant et comme il s’agit de poisson, il nous prend l’envie de boire une bouteille de vin blanc…

D’abord, la serveuse nous apporte une bouteille, mais elle est chaude ! Jean explique que le vin blanc se sert froid…et qu’il faudrait entourer la bouteille de glace…

La serveuse finit par comprendre (tout cela intrigue beaucoup le personnel !) et apporte un seau à glace.

Puis vient la cérémonie de l’ouverture de la bouteille : le tire bouchon de notre serveuse fait pitié à voir, elle s’escrime tant qu’elle le peut, mais sans grand résultat ! Je sors alors mon couteau suisse et Jean lui montre l’art et la manière d’ouvrir une bouteille !

Nous sommes dans les derniers clients (il est déjà 20 heures 30, ce qui est tard pour dîner) et les serveuses nettoie les tables et aussi les sols, mais sans balais serpillières : elles sont à quatre pattes et frottent le sol…

Après le dîner, nous nous baladons un peu dans la ville et sur une petite place, des gens dansent au son d’un tambour, d’une flûte (ou quelque chose qui ressemble à une flûte),d’une cymbale…c’est apparemment, le solde d’une fête…

Lundi 22/10/2007.Chengde/Beijing.

Nous décidons de faire le trajet en bus : pour cela nous nous rendons à la gare routière par taxi.

Pas de problème pour prendre les billets (nous sommes bien rodés maintenant !).

C’est un minibus, pas très confortable avec un écran vidéo menaçant, mais les choses en resteront là car le circuit vidéo est hors d’usage, heureusement !

Vu à Chengde :

Une Porsche Cayenne, une Jaguar, une Audi 4×4, une Buick, une Mercedes etc, etc…

Le départ se fait à 9 heures 30 mais, à notre grande surprise, le minibus retourne en ville, fait un arrêt prolongé pour partir à 10 heures vers notre destination finale !

Des vendeurs en profitent pour proposer des boissons ou de la presse…

En route, nous allons prendre deux françaises qui vont âprement discuter du prix du transport.

Chose curieuse, nous nous sommes arrêtés pour prendre de l’essence et les passagers en ont profité pour descendre et marcher un peu, à la remontée, il manque une passagère…mais personne ne s’en soucie même pas son voisin avec qui elle voyage…

A 11 heures 45, contrôle de police : les passagers sont invités à remettre leurs papiers à l’aide chauffeur, sauf nous.

Le minibus repart, l’aide chauffeur redistribue les papiers d’identité, s’arrête peu après, et reprend la jeune femme qui nous manquait…

Arrivés à Beijing, nous avons une vive discussion avec un chauffeur de taxi qui demande 150 yuans pour nous conduire à notre hôtel !

Jean trouve une solution beaucoup plus économique : un « faux » taxi est d’accord pour nous emmener à destination pour 70 yuans.

Nous arrivons à notre hôtel, il est 16 heures 30, de porte à porte nous avons mis 7 heures 30 pour faire les 200 Km…

Là, notre hôtel nous demande une caution de 600 yuans (c’était 500 en début de mois !). Nous refusons et nous mettons d’accord sur 500, ce qui est déjà beaucoup trop !

Nous allons ensuite réserver un moyen de transport (avec guide) pour la journée de demain : nous voulons revoir la Grand Muraille et voir les tombeaux Ming.

Ensuite, nous prenons un taxi pour aller à la Mosquée.

Le trajet est long, il nous coûte 32 yuans (un record !), la circulation est très difficile car les rues sont très encombrées.

Comme nous sommes dans le quartier musulman, nous décidons de dîner dans un des restaurants du coin.

Le menu est entièrement en chinois, mais par chance notre voisine de table s’exprime en anglais…Elle commandera pour nous.

Elle va même pousser la gentillesse jusqu’à nous faire goûter les plats qui sont sur sa table.

Elle nous demande si nous sommes musulmans et à notre réponse négative, elle s’étonne de nous voir là, car, nous dit elle, il n’y a que des musulmans dans ce restaurant (au demeurant fort bon).

Elle nous donne en fin de repas l’adresse du meilleur restaurant de Beijing pour déguster du canard laqué.

Retour à notre hôtel par le métro (ça nous manquait de prendre le métro !).

Nous rejoignons la station la plus proche : l’air est frais, il est 20 heures, il y a toujours des gens qui dansent ou font de la gym sur les trottoirs.

Présence de petits chiens…ce qui est significatif d’un certain niveau de vie.

Le métro est très facile à prendre, très propre, tout neuf et tout est sous titré en anglais. Dans les rames (il n’y a qu’une rame), les stations sont annoncées en chinois bien sûr, mais aussi en anglais.

Dans certaines rames, un écran plasma indique au voyageur le prochain arrêt.

Inévitable : la naine, accompagnée d’un grand garçon qui chante, et fait la manche…

Mardi 23/10/2007. La Grande Muraille.

Notre guide, une femme de 35 ans, y va pour la première fois (en tout cas à l’endroit où nous souhaitons aller).

Si bien qu’elle va arrêter notre van au bon endroit à Huanghua, mais ne saura pas nous dire comment aborder la Grande Muraille, c’est-à-dire par où passer pour monter dessus !

Nous finirons par trouver une échelle sur laquelle il faut grimper pour accéder la dite muraille.

Balade sur la muraille, avec une vue magnifique et des escaliers en veux tu en voilà !

Avantages de ce bon endroit : personne, presque personne et une muraille bien entretenue.

Inconvénient : une vieille femme menaçante armée d’une serpette qui va nous barrer le chemin du retour en exigeant un droit de passage…

Puis nous partons visiter les tombeaux Ming, mais avant, nous allons déjeuner sur le parking avec de casse-croûte que nous avait préparés l’agence.

Grâce au plan du site nous remarquons qu’il existe une « voie sacrée » à quelque distance de là : nous demandons à y être conduits : ça n’est pas prévu dans le programme, nous aurons à payer notre entrée.

Notre guide tente de nous emmener dans une boutique de souvenir (argent), nous refusons.

Retour à Beijing, pendant que Marie va chez le coiffeur, nous essayons de téléphoner à Air France pour confirmer notre départ, mais même avec une carte de téléphone, nous n’y parvenons pas : tantôt nous avons un fax (téléphone du Lonely Planet), tantôt le vide sidéral (téléphone du GDR, qui s’avérera être le bon !).

En résumé, ça n’est pas facile de téléphoner en Chine d’une cabine publique même si les instructions figurent en anglais.

Bref, nous passons par la réception de l’hôtel…

Pour notre dîner du soir, nous prenons un taxi : le chauffeur bénéficie comme pour beaucoup de ses confrères d’une protection rapprochée : il est quasiment enfermé dans une cage, ceci, nous fait il comprendre, pour éviter les coups de couteaux et les tentatives de strangulation…

Nous dînons donc au Quanjude Roast Duck Restaurant (une institution !).

Beaucoup de monde, nous n’avons pas réservé, une demi-heure d’attente…Mais, c’est bon !

A la sortie (il est 20 heures 30), nous constatons que le restaurant où nous venons de dîner est fermé à tout nouvel arrivant !

Avant de rentrer sur nos terres, petite balade dans le quartier : les magasins de luxe se succèdent dans la voie piétonne sur-éclairée avec écrans plasma géants… (Prada, Gucci, Cartier, Vuitton).

Nous débouchons sur le marché de nuit (Donghuamen Night Market), bien propret, où l’on dîne de tout, comme ces spectaculaires brochettes de scorpions…

En matière d’exotisme, nous nous contenterons d’une huître chaude, trop aillée à mon goût…

Retour à l’hôtel par le métro.

Mercredi 24/10/2007. Dernier jour à Beijing.

Petit déjeuner à l’hôtel : il n’ y a que des touristes.

Départ pour le temple des Lamas, puis métro pour rejoindre la Cité Interdite : notre première visite, en fin de mois de septembre, nous avait laissés sur notre faim.

Les préparatifs pour les jeux olympiques s’accélèrent : sur la place Tienanmen ont été installés des arbrisseaux auxquels on a donné la forme de sportifs, on s’y croirait…

Une fois la visite de la Cité terminée, je passe au parc Beihai, avec son immense stupa.

261gmLe dîner se fera dans un bon petit restaurant (le Sichuan).

Heureusement, parmi les dîneurs, il y a un Chinois suisse/allemand : il va nous aider à faire le choix des ingrédients, car nous avons décidé de manger une fondue. C’est quand même bien pratique l’allemand à Beijing (merci à Jean, notre interprète!).

A noter que dans le bureau du directeur, il y a encore une photo de Mao (on ne trouve plus guère de Mao en dehors des échoppes d’antiquaires, à l’exception du portrait immense, affiché place Tienanmen et le petit livre rouge est encore proposé dans les bazars avec un large sourire !).

Jeudi 25/10/2007. Le retour à Paris.

Un taxi pour l’aéroport : l’autoroute à trois voies est divisée de telle manière que deux voies ont une vitesse limitée à 100 Km/h et la troisième à 120 Km/h.

Arrivés à l’aéroport, nous faisons du change à l’envers, et nous avons fortement l’impression que le caissier s’est trompé en notre faveur !

Parait qu’il y a une grève d’Air France à Paris; nous, on croit qu’il s’agit d’une grève du personnel au sol, non, il s’agit, nous le saurons plus tard, d’une grève des personnels commerciaux navigants (traduire, les hôtesses).

Pour l’heure, l’enregistrement est quelque peu perturbé : j’en profite pour discuter avec une jeune Française qui travaille en Chine. Elle me confirme que les prix sont tout à fait déraisonnables à Beijing, que c’est pratiquement aussi cher qu’à Paris. Elle se demande comment font les gens pour consommer autant…

Retour à Paris : à l’arrivée, 79 kilos, versus 81,4 !

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