Jean Marie Lambert

Cambodge (2002)

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VOYAGE AU CAMBODGE
Du 22/11/2002 au 28/11/2002.

 

Vendredi 22/11/2002 départ par avion de Vientiane (Laos) pour Phnom Penh (Cambodge).

Avant de prendre l’avion en début d’après-midi, nous allons faire un petit tour au musée Lao de Vientiane : un invraisemblable bric à brac, un entassement de choses qui n’ont rien à voir les unes avec les autres, et beaucoup de photos et d’objet dénonçant le colonialisme…

Nous prenons un taxi pour nous rendre à l’aéroport, coût 3 dollars (à l’aller nous avons payé 5 dollars, mais il est vrai qu’on n’a pas vraiment le choix quand on arrive, d’autant qu’il n’y a pas de service de bus !).

Nous arrivons à l’aéroport vers 12 heures 15 et nous apprenons que l’avion est retardé (il s’agit de Vietnam Airline) : c’est peut de le dire car le départ est fixé à 18 heures 50 au lieu de 13 heures 50 ! Ce qui aura pour principale conséquence de nous faire arriver la nuit tombée à Phnom Penh.

Un groupe de coréens attend lui aussi l’avion, ils voyagent vraiment en groupe, serrés autour d’eux- mêmes. N’empêche qu’ils vont nous donner des grains de riz, des noix de cajou ( ? ).

Nous embarquons à 18 heures 30 et malheureusement j’ai laissé par mégarde mon couteau suisse dans mon bagage à main. Confiscation de l’objet illicite qui me sera rendu à l’arrivée.

A Phnom Penh, nous prenons un taxi qui a une conduite à gauche, alors que l’on roule à droite ! En fait, les rares voitures sont importées d’occasion soit de Malaisie ou de Thaïlande, pays où l’on roule à gauche. Les feux rouges (côté autos mais aussi côté piétons) sont munis de compteurs de secondes ce qui permet de savoir où on en est du décompte du temps.

La Guest House que nous visions est complète, nous descendons sur suggestion de notre chauffeur à l’Angkor Hôtel.

Samedi 23/11/2002 visite de Phnom Penh.

5D’abord, le marché et dégustation d’un jus de canne à sucre délicieux.

Commerce de pain de glace : les pains de glace sont débités au couteau, on leur fait une entaille, le vendeur passe une ficelle et on emporte le tout à pied ou en vélo.

Achat de 2 billets pour aller à Siam Rep en bateau et réservation d’un taxi pour nous conduire à l’embarcadère.

Les rues principales sont en bon état, par contre les rues adjacentes sont épouvantables !

Visite du Palais Royal et de la Pagode d’Argent, somptueux. On ne peux s’empêcher de faire le rapprochement avec la misère de la population (beaucoup d’enfants pieds nus et dépenaillés).

Il fait très chaud et Régine se place sous les jets d’eau qui arrosent les parterres de fleurs. A la sortie, et pendant que Régine fait les boutiques, je m’assoie prés d’une mère et de sa petite fille. Elle m’offre une olive (affreusement salée !), je la prends en photo et lui donne un crayon bille. Sur ces entrefaites, Régine arrive et la petite fille éclate de rire en la voyant : c’est tout l’effet que procurent les taches de rousseur !

2Nous nous promenons le long de la rive (Tonlé Sap) par endroit nauséabonde et constatons qu’elle fait office, en pleine ville, à deux pas du Palais Royal, de décharge publique. C’est effarant de voir le nombre de sacs plastique.

Nous passons devant une place où se produisent des artistes de variétés (la TV locale filme) : le chanteur entonne « j’entends siffler le train… ». Ça rajeunit !

Nous croisons sur la croisette, un éléphant qui visiblement rentre chez lui, accompagné de son cornac.

Dimanche 24/11/2002 départ pour Siam Rep.

Le bateau est rapide et confortable, néanmoins c’est un bateau malais réformé pour cause de vétusté ! D’une façon générale, le Laos et le Cambodge servent de dépotoir pour le matériel dont ne veulent plus les Thaïlandais et les Malais…

Je décide de changer mon mode de transport pour la suite : à l’origine, j’avais pensé faire le trajet Siam Rep Bangkok en bus, mais cela me ferait arriver à la nuit tombante. Mieux vaut prendre l’avion, cela me permettra de grappiller quelques instants supplémentaires avec Régine ! A l’arrivée à Phnom (débarcadère de Siam Rep), c’est vraiment le bordel ! Une foule d’entremetteurs rabatteurs qui proposent des Guests Houses ou des hôtels…Nous avisons un taxi qui nous est proposé par un rabatteur qui apparemment travaille pour la Guest House que nous avions repérée. Une fois dans le taxi, le chauffeur veut absolument nous conduire ailleurs qu’à la Green Guest House !

Bien entendu, il nous demande où nous séjournions à Phnom Penh et combien nous avons payé la chambre…renseignement que je me refuse à lui donner…Bref, il en a conclu que notre standing ne collait pas avec une Guest House !

Enfin, nous voilà installés là où nous le voulions. Mais il y a un petit bémol : la chambre que nous occupons n’est libre que cette nuit…sauf si ceux qui ont réservé ne font pas signe avant 15 heures ! Le suspens insupportable ( !) va durer, mais nous aurons la chambre ! La Guest House est située dans un beau jardin, des hamacs et des chaises longues sont à disposition de la clientèle. C’est un havre de paix et nous avons bien besoin de nous reposer avant d’affronter le site d’Angkor. Nous achetons mon billet d’avion Siam Rep Bangkok (heureusement il y a de la place dans l’avion de Régine), notre pass de 4 jours pour visiter le site et nous réservons pour finir 2 motos pour nous piloter…Il fait très chaud !

Lundi 25/11/2002 Visite du site d’Angkor.

La moto bike c’est sympa : il fait frais grâce au vent de la course ! Nous allons rencontrer globalement peu de touristes (tant mieux) et beaucoup de Japonais.

De l’escalade, encore de l’escalade et nous allons rentrer tout moulus à la Guest House… Dîner dans un restaurant de rue à Siam Rep. Vu deux jeunes garçons de dix douze ans, en mauvais état, faméliques, aux yeux de chien battu et qui mendiaient.

Mardi 26/11/2002 Visite du site.

Attention : l’utilisation de l’air conditionné dans notre chambre nous coûterait 5 dollars us de plus par jour ! (La chambre avec ventilateur nous revient à 10 dollars…) hé bien ! On s’abstiendra !

Toujours de l’escalade de temple sous les regards sarcastiques des singes. Je suis tellement fatigué que je marche plus par habitude que par conviction. La pluie, diluvienne, arrive en fin de journée.

Mercredi 27/11/2002 Visite du site.

Vu deux petites filles à vélo et comme celle qui tient le guidon est trop petite pour s’asseoir sur la selle, elle s’assoie sur la fourche et pédale comme elle peut, sa sœur et le petit frère, plus jeunes, sont assis, eux, sur le porte- bagage !

Les partis politiques Cambodgiens sont partout en ville et à la campagne et sont loin d’occuper les bâtiments les plus inconfortables.

Vu un transport de cochon par bicyclette : l’animal est enserré dans une sorte de filet rigide fait de tiges de bambou et repose sur le porte bagage, sur le dos et les pattes à l’air.

Les Cambodgiens apprennent tous l’anglais avec frénésie : celui qui a la chance de suivre des cours payants démultiplie ce qu’il a appris auprès d’autres, c’est comme cela que ça fonctionne à la guest house, et le soir je passe les voir (histoire de montrer que je cause moi aussi anglais !).Dans un pays aussi pauvre, on est surpris de voir le nombre de téléphones mobiles.

En fin de matinée, nous libérons nos taxis mob’ et nous nous mettons à l’ombre dans le jardin pour nous reposer avant de partir déjeuner.

Ah ce déjeuner ! Nous sommes paisiblement installés au marché dans un restaurant de rue, côte à côte comme nous le faisons souvent, quand soudain, nous sentons une présence derrière nous et nous nous retournons…

Silencieux et raides comme des I, deux garçons et une fille de 5 ans à 8 ans, avec des sacs plastiques à la main attendent que nous ayons fini notre repas pour s’emparer des restes.

Impossible de continuer à manger dans des conditions pareilles. Le pis, c’est qu’ils vont incliner la tête en signe de remerciement.

Nous croisons un certain nombre de manchots et d’unijambistes : ce sont les conséquences vivantes des mines antipersonnelles. Bien évidemment, leur seule activité est la mendicité.

Nous rencontrons un petit garçon qui pleure à chaudes larmes : il a le genoux en sang, une blessure pas jolie jolie et qui date de quelques jours. Régine le désinfecte et lui met un beau morceau de sparadrap et il s’en va tout content !

Nous partons visiter un centre d’accueil pour enfants des rues (il y a 40 places et fort peu de filles 7 sur 40) : c’est une ONG financée par les Suisses et les Français, sa majesté de Phnom Penh daignant cotiser ! Ceci étant, le roi est vénéré dans tout le pays.

9Le soir venant, nous partons dîner dans un restaurant et nous remarquons des traits caractéristiques des serveurs Cambodgiens : dés que vous êtes assis, l’un vous presse de choisir une boisson, l’autre vous tend le menu et attend derrière vous que vous passiez commande sans plus tarder…bref, c’est le stress permanent, d’autant plus qu’on a à peine le temps de finir son assiette qu’elle est partie en cuisine ! Autre étonnement:il est pratiquement impossible de se faire servir ce qu’on a commandé ! En fait, nous en avons déduit que les serveurs ne savent pas lire leur propre langue et comme nous ne savons pas parler le Cambodgien, eh bien ! On va nous apporter ce qui est le plus approchant !

Dernier repas, avec nouilles ou riz (de toute façons les nouilles sont fabriquées avec du riz).

Jeudi 28/11/2002 Dernier jour à Siam Rep.

12Le propriétaire de la guest house nous prend en photo:c’est la première fois que je le vois travailler, si l’on peut dire !

15Sur les portes de la banque, il est affiché qu’il est interdit d’entrer avec une grenade, avec un couteau ou avec un pistolet, le tout en images expressives.

Nous passons la journée à traînasser (enfin !).

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